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Les services Web sujets à la division
La chasse aux développeurs des potentiellement rémunérateurs services Web gagne en intensité. BEA et IBM se livrent une guerre de communiqué sur le front des performances tandis qu'Oracle en appelle à l'union, le tout sur fond d'activité morose.
BEA affirme que son outil WebLogic Workshop permet de concevoir des services Web simples en cinq fois moins d'étape que WebSphere Studio Application Developer d'IBM. Réponse immédiate de Scott Hebner, en charge du marketing WebSphere chez Big Blue, qui juge l'étude de BEA "boiteuse et totalement subjective". Selon lui, BEA cherche surtout à remonter la pente après un exercice 2001 et un premier semestre 2002 difficiles (CA en chute de 16% à 225,8 M$ au 2e trimestre 2002). N'empêche, interrogé par Infoworld Frank Cohen, PDG d'une société de tests spécialisée dans les services Web, affirme que l'outil de BEA permet "un gain substantiel de productivité et est surtout particulièrement visuel". Il conseille cependant aux utilisateurs de l'environnement WebSphere d'IBM de préférer la plate-forme services Web de ce dernier pour une question de cohérence. On semble donc loin du consensus sur les spécifications souhaité par Don Deutsch, responsable architecture d'Oracle. Celui-ci préconise la création - sous l'égide du W3C - d'un groupe de travail afin d'agencer l'ensemble des spécifications services Web destinées aux échanges interentreprises développées jusqu'alors de manière anarchique. Oracle craint notamment que la multitude des cadres existants conduise les entreprises à retarder l'adoption des services Web en attendant qu'un modèle standard s'impose.