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L'ART consulte sur les fréquences BLR

La rédaction

Après le retrait de plusieurs opérateurs et les multiples concentrations opérées sur le secteur de la boucle locale radio, l'Autorité de Régulation des Télécoms lance une consultation publique sur les conditions d'utilisation et les modalités de réattribution des fréquences non utilisées (entre 50 et 75 % des fréquences allouées à l'origine). La consultation souhaite notamment faire un état des besoins des différents acteurs en matière de fréquence et pose plusieurs questions sur l'élargissement du rôle de la BLR. L'ART s'interroge notamment sur l'intérêt d'utiliser la technologie pour desservir des équipements d'opérateurs GSM en point/multipoint, en lieu et place des habituels faisceaux hertziens ou liaisons louées. Elle pose aussi la question de l'accord d'une exclusivité d'utilisation à certains opérateurs.

Comme d'habitude avec ce genre de consultation, l'ART ne semble guère encline à poser les questions qui fâchent. Par exemple, faut-il ouvrir l'usage des technologies BLR aux collectivités locales ou territoriales, notamment pour la desserte des zones à faible densité de population ? Comment garantir que les fréquences réallouées seront cette fois utilisées par leurs détenteurs conformément à leurs engagements initiaux ?

Le cas de LDCom, unique opérateur national de BLR, est à ce sujet révélateur. Détenteur de l'essentiel des ressources BLR attribuées en France, l'opérateur est loin d'avoir tenu les engagements pris par les sociétés qu'il a absorbées.

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