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Retour au modèle technocratique pour l'Icann

La rédaction

L'Icann - organisme en charge de la régulation des noms de domaine - vient d'achever sa réforme en reprenant largement les propositions formulées par l'une de ses commissions au début de l'été. Le tout sans peur apparente d'être confronté à la grogne des utilisateurs d'Internet, notamment professionnels. En France, le Cigref s'est régulièrement fait l'écho du mécontentement de ses affiliés.

L'Icann seconde mouture, comme son conseil d'administration aime à l'appeler, entérine donc la création de quatre commissions consultatives et d'une Country-Code Name Supporting Organization (CCNSO), censée représenter les gestionnaires de noms de domaines nationaux de premier niveau (les ccTLD) en lieu et place de la Protocol Supporting Organisation.

De fait, les techniciens qu'elle regroupait, représentants de l'ETSI, de l'UTI et du W3C, sont parqués dans un Technical Liaison Group (TLG) sans droit de vote.

Des suffixes TLD supplémentaires

Première décision de l'Icann 2 : la création de suffixes supplémentaires - pour des noms de domaine (TLD) sponsorisés - qui viendront compléter les .museum et autres .coop. Ces suffixes pourraient être au nombre de trois mais aucune information n'a filtré quand à la date précise de leur création.

Lors du forum public de l'Icann du 14 décembre, l'Iata a plaidé pour la création d'un .travel, la World Health Organization pour celle d'un .health et Nokia pour celle d'un .mobile. Il y a deux ans, 191 suffixes avaient été proposés pour sept retenus.

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