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Bouygues Télécoms s'essouffle en même temps que le marché français du mobile
Selon les derniers chiffres publiés par l'ART dans son observatoire trimestriel des mobiles, la progression du nombre d'abonnés au mobile en France a considérablement ralenti en 2002. Sur l'ensemble de l'année, le parc d'abonnés à ainsi progressé de 1,6 millions contre un gain de 7,3 millions en 2001. Ce ralentissement coïncide avec l'arrivé à maturité du marché, mais aussi avec la spectaculaire baisse des efforts de recrutement des opérateurs.
Désormais concentrés sur la rentabilité, ceux-ci n'ont que peu investi pour attirer des clients supplémentaires en 2002. Du côté des opérateurs, l'année a été marquée par le décollage de la marque Orange qui a permis à France Télécom de s'approcher de la barre symbolique des 50 % de parts de marché. SFR, qui avait mal commencé l'année, a tiré parti du second semestre pour reprendre le chemin de la croissance.
Le grand perdant de l'année est Bouygues Télécoms. Le troisième opérateur français n'a cessé de perdre des abonnés au cours des 9 premiers mois de l'exercice et il n'a réussi a enrayé le phénomène qu'au dernier trimestre, fort de l'effet i-mode et de la période des fêtes. Des gains qui n'ont pas suffit à enrayer le recul de Bouygues Télécom en terme de parts de marché. Au 31 décembre 20002, l'opérateur ne détient plus que 15,1 % du marché hexagonal contre 17,9 % douze mois plus tôt.