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Telecom Italia fait de la France sa tête de pont européenne pour le haut-débit
Comme annoncé il y a 15 jours par Marco Tronchetti Provera, son PDG, Telecom Italia a finalement confirmé son retour sur le marché français. L'opérateur italien s'est retiré du marché français en 2002 après avoir accumulé les pertes. Il a tout d'abord cédé sa participation dans le holding de contrôle de Bouygues Télécom (fin mars 2002), avant d'abandonner ses ambitions sur le fixe en fusionnant sa filiale 9Telecom avec LDCom (dont il détient environ 7 % du capital).
Aujourd'hui désendetté et de nouveau bénéficiaire, Telecom Italia veut reprendre le chemin de la croissance. Pour cela, l'opérateur mise sur le développement de ses activités Internet à l'international, et en particulier en France. Selon son dirigeant français, Riccardo Ruggiero (notre photo), Telecom Italia va investir entre 300 et 400 M¤ dans l'Hexagone d'ici 2005, dont environ 2/3 en équipements réseau - l'opérateur à choisi Alcatel comme fournisseur. Son ambition est de proposer des services de téléphonie et d'accès à Internet haut-débit dégroupés sous la marque de son FAI, Alice.
Alice va en fait transposer l'offre existant aujourd'hui en Italie en France. Une première formule, originale, permet de bénéficier d'une connexion Internet ADSL 128/64 Kbit/s sans abonnement, facturée à la consommation (1,5 ¤ par heure). Les autres formules Internet sont plus classiques, à l'exception des débits promis qui vont de 640 à 1200 Kbit/s (contre 512 et 1024 pour la plupart des concurrents).
Alice va aussi commercialiser des offres mixtes voix et données avec notamment un forfait téléphone illimité et Internet à 1200 Kbit/s pour un peu moins de 60 ¤ par mois. Des offres PME sont aussi en préparation et devraient voir le jour au début 2004.
Seul point noir pour l'instant, les offres Alice ne sont disponibles que sur Paris, Nice, Lyon et Marseille, en attendant le déploiement du réseau dégroupé de l'opérateur prévu pour 2004. Telecom Italia prévoit ainsi d'activer un réseau optique de près de 3000 kilomètres et de se connecter à environ 150 centraux France Télécom d'ici le début 2004 et à 250 supplémentaires d'ici la fin 2004.