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Le spam aggrave son cas

La rédaction

En décembre 2005, un utilisateur professionnel recevait en moyenne 56 mails par jour (mails valides et mails invalides). En décembre 2006, le nombre de mails moyen par utilisateur par jour est de 92, conclut une étude menée auprès de 650 entreprises par Secuserve, spécialiste de la sécurisation des emails. Ce phénomène est principalement dû à deux facteurs : d'une part, un doublement du nombre de Spams sur l'année 2006 : en décembre 2006, 95% des messages échangés en France sont des spams (contre 80% un an plus tôt). D'autre part, on observe une augmentation du nombre d'échanges et d'utilisateurs de la messagerie. Selon Secuserve, 30% des SPAMs sont propagés par des «PC zombies », à l'insu du propriétaire de ces derniers, qui la plupart du temps sont des particuliers mal protégés. L'explosion des accès haut-débit et la faiblesse des moyens de sécurité déployés par les opérateurs classiques expliquent ce phénomène. La typologie des spams a également évolué, notamment avec le phénomène des spams-images. Quasiment inexistants au début de l'année 2006, ils représentent près de 25% des spams à fin Décembre 2006. Ces nouveaux types de SPAMS sont des messages contenant une image dans lequel est imbriqué du texte avec des fonds et caractères variables, ce qui rend très difficile leur détection par des moyens classiques. Par exemple, des extraits de romans ou de textes sont aléatoirement insérés en début et/ou fin de message, afin d'éviter leur blocage par signature ou par analyse de contenu. Cette « innovation » est uniquement guidée par les enjeux économiques sous-jacents. En effet, Secuserve observe que 50% des spams-images sont à caractère financier : également appelé « spam stock », ils incitent le destinataire à investir dans une action cotée sur des petits marchés.

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