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HSBC dope sa lutte contre le blanchiment au machine learning

HSBC utilise de l'apprentissage machine basée sur la Cloud Platform de Google couplée à Big Query pour analyser en temps réel les cas potentiels de fraude fiscale. Le contrôle des clés de chiffrement d'ici fin août persuade le groupe bancaire britannique qu'un environnement cloud est aussi sécurisé qu'en local.

La rédaction

La banque mondiale HSBC a mis en place ses premiers projets de machine learning avec Google Cloud Platform (GCP) et cherche désormais à accélérer le portage des applications et des charges de données sur l'infrastructure cloud du fournisseur, une fois que Google aura mis en place des contrôles de chiffrement plus fins en août. HSBC, loin d'être la seule banque à lancer des projets d'apprentissage machine, est un client clé dans la stratégie de Google de courtiser le secteur financier. Le CIO du groupe bancaire, Darryl West, est même intervenu à l'événement Next 2017 de Google Cloud. En termes de capacité, HSBC indique qu'il devrait avoir près de 100 Po de données stockées sur GCP d'ici la fin de l'année.

Les deux premiers cas d'utilisation de l'apprentissage machine que la banque a mis en production se concentrent autour du contrôle des flux de liquidités pays par pays et de la lutte contre le blanchiment d'argent. Darryl West est une nouvelle fois revenu sur la scène de Next la semaine dernière. Il a indiqué que l'algorithme de reporting utilisé dans le premier cas donnait à HSBC une vision des flux de liquidités pays par pays et minutes par minutes, lui apportant ainsi un très fort gain de productivité.

Les environnements cloud, plus sûrs qu'on premise

Pour lutter contre le blanchiment, le groupe s'est équipé d'un data warehouse cloud BigQuery pour obtenir des analyses en temps réel. Un modèle de machine learning assure le pointage des cas potentiels de fraude grâce aux données de séries chronologiques. L'identification est ainsi plus rapide et précise. La banque est particulièrement centrée sur ces questions après une affaire de blanchiment d'argent au Mexique en 2012 dans laquelle elle avait payé une amende record de 2 milliards de dollars pour éviter des poursuites des Etats-Unis.Aujourd'hui, la banque cible en premier lieux d'autres travaux, notamment la ré-architecture de certaines applications de base de Google Cloud avec ses propres outils de gestion. Sans entrer dans les détails, Darryl West a indiqué avoir « un projet de partenariat avec Google pour la prochaine génération de ces applications. Elles seront cloud native dès la première utilisation. »

Des discussions sont également en cours pour renforcer les solutions de contrôle et de sécurité « dont nous avons besoin pour pouvoir commencer à mettre les autres projets en production » ajoute le CIO de HSBC. Là où le bât blesse, c'est dans le besoin de contrôler les clés de chiffrement, ce que Google devrait fournir au groupe d'ici fin août indique HSBC. M. West ajoute que l'image d'un environnement cloud plus risqués qu'on premise n'est plus valable. « Les contrôles et tests que nous avons effectués nous ont donné la certitude que la pile que nous utilisons et l'environnement dans lequel elle fonctionne sont les plus sécurisés et scalables possible. Selon moi, elle l'est même davantage que si elle était hébergée localement. [...] Et nous continuons à travailler avec les régulateurs pour les en convaincre ».

AWS et Azure également utilisées

HSBC est client des trois grands fournisseurs de solutions cloud : AWS, Azure et CGP évidemment. Le CIO du groupe bancaire insiste sur le fait que cette approche multi-cloud vise à apaiser les régulateurs. « Le problème le plus pratique est que nous avons besoin d'une stratégie alternative faisant office d'atténuateur de risques. Car je ne pense pas que les régulateurs seraient à l'aise avec l'idée que nous n'ayons qu'un seul fournisseur pour tout. C'est donc seulement pour cela que nous continuons nos discussions avec les autres » tout en précisant que la majorité de leurs applications de data warehouse et big data, si ce n'est toutes, seront réalisées avec Google Cloud.

Les ingénieurs de HSBC doivent ainsi être compétents sur les trois plateformes. « Nous leur avons dit que nous allions utiliser AWS, Azure et GCP dans des domaines différents et que nous allions les former aux trois solutions. Cela les rendra plus intéressants sur le marché du travail et ils savent qu'ils vont faire un travail intéressant » indique Darryl West, très optimiste.

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