L’affaire entre Broadcom et Tesco a pris une autre tournure, explique nos confrères de The Register. En effet, la chaîne britannique de supermarchés a annoncé le remplacement de VMware par des solutions alternatives. Pour mémoire, en janvier 2021 la société britannique a acquis des licences perpétuelles pour vSphere et certains produits de Cloud Foundation, ainsi que des abonnements à la plateforme Tanzu. Par ailleurs, elle avait conclu un accord de support et de mises à niveau des logiciels jusqu’en 2026 avec une option de prolongation pour quatre années supplémentaires. Des discussions avant que Broadcom ne rachète VMware et décide de mettre fin aux licences perpétuelles. La société dirigée pas Hock Tan a refusé de prolonger le support VMware pour Tesco. Ce dernier l’a attaquée en justice pour rupture de contrat en septembre 2025.
Dans les derniers documents examinés par The Register, Tesco a décidé d’abandonner VMware et les produits mainframe de Broadcom (hérités suite au rachat de CA Technologies) pour migrer vers des solutions alternatives. L’entreprise ne donne pas de détails sur les options choisies. Par ailleurs, elle a fait appel à un prestataire tiers pour le support des environnements VMware, dont là aussi le nom n’est pas mentionné.
Une migration au plutôt à la fin 2027
Tesco souligne qu’il a été contraint « d’engager des coûts importants pour acquérir des solutions alternatives aux fonctionnalités réduites et de migrer vers ces logiciels d'une manière et dans un délai qui engendrent des risques considérables pour son activité ». Et ces risques sont bien réels, car l’entreprise se sert du mainframe pour commander les produits de ses magasins et gérer la paie. Elle s’inquiète par ailleurs de la sécurité et la protection des données, car la solution de virtualisation choisie n’est pas compatible avec les outils Veeam et Zerto qu’elle utilise.
En matière de timing, Tesco espère se passer de VMware d’ici fin 2027. L’entreprise souligne néanmoins que cet objectif est le plus proche possible et nécessitera un travail exceptionnellement rapide. Elle reste pragmatique en précisant que « le calendrier de cette migration a créé et continue de créer des risques opérationnels et commerciaux, engendrant des coûts et des perturbations importants et continus pour l'entreprise ». Des arguments à faire valoir devant la justice lors d’un procès qui se tiendra entre le 1er novembre 2027 et le 25 février 2028.