- Des puces photoniques Samsung attendues en 2028. Samsung Electronics a dévoilé sa feuille de route pour démarrer la production de puces photonique - surnommée Dream Chip - pour les équipements réseau lors de la conférence OFC (Optical Fiber Communication Conference) 2026, à Los Angeles. Le géant coréen prévoit de sécuriser ses plateformes technologiques de base d'ici 2027, avant de lancer la production de masse en 2028. Ces puces, qui transmettent les données par la lumière plutôt que par des signaux électriques, offrent des vitesses bien supérieures aux interconnexions cuivre actuelles. L'intégration à grande échelle avec les semi-conducteurs d'IA devrait débuter en 2028. Sa stratégie repose sur une offre combinant mémoire HBM, fonderie, packaging avancé et photonique, un ensemble qu'aucun autre acteur, dont TSMC, ne propose sous un même toit. Parmi les concurrents actuels pour ce type de puces citons Broadcom, Nvidia, Cisco, Huawei, et ST Micro avec AWS. Le marché des PIC (circuits intégrés photoniques) est estimé à 15,25 Md$ en 2025 et suit une trajectoire exponentielle, tirée par les besoins en interconnexions IA à haute densité.
- Mistral emprunte 720 M€ pour son datacenter IA. La société a annoncé avoir contracté un prêt de 720 M€ auprès d’un pool bancaire composé de Bpifrance, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, HSBC, La Banque Postale, MUFG and Natixis CIB. Cet emprunt doit servir à financer la construction et le déploiement de son datacenter IA à Bruyères le Châtel dans l’Essonne. Ce dernier comprendra 13 800 puces GB300 de Nvidia et affiche une puissance énergétique de 44 MW. Le projet est porté par le français Eclairion et le britannique Fluidstack (rappelons que ce dernier vient de se désengager d’un programme de datacenter IA dans le nord de la France pour un montant de 10 Md€).
- Le SIA du ministère de l'Intérieur piraté. En octobre dernier, on apprenait le vol de données personnelles de 250 000 adhérents de la Fédération française de tir, incluant des numéros de licence, des informations d'état civil, d'adresses postales et numéros de téléphonie. Cette fois des pirates ont pris pour cible une proie bien plus importante : le ministère de l'Intérieur. Ce dernier a ainsi confirmé à nos confrères du Parisien avoir récemment détecté un accès malveillant à son système d'information sur les armes (SIA) ayant entrainé l'extraction de données commerciales dont certaines susceptibles de contenir des données personnelles de propriétaires d'armes et des d'autres relatives à leurs transactions. Cette compromission a été faite via une attaque supply chain via la compromission de l'accès d'une entreprise utilisatrice de ce SIA. Un signalement a été effectué près la procureure de la République de Paris et la Cnil prévenue. Le ministère a indiqué mettre en place dorénavant la double authentification.