- OpenAI lève 122 Md$. Le dernier tour de table de l'éditeur de ChatGPT est finalement plus important que prévu. Alors qu'il était estimé à 110 Md$ en février dernier, OpenAI a officiellement annoncé son montant et il représente au final à 122 Md$. La valorisation de l'entreprise atteint désormais 852 Md$. « OpenAI a été la plateforme technologique la plus rapide à atteindre les 10 millions d'utilisateurs, puis les 100 millions, et sera bientôt la plus rapide à atteindre le milliard d'utilisateurs actifs hebdomadaires », explique le fournisseur. Les répartitions exactes entre les investisseurs ayant mis au pot n'ont pas été précisées, mais les trois plus importants sont Amazon (50 Md$), Softbank (30 Md$) et Nvidia (30 Md$). « On a également noté une participation importante d'un large éventail d'institutions internationales, parmi lesquelles Altimeter, Appaloosa LP, ARK Invest, des fonds affiliés à BlackRock, Blackstone, Coatue, D1 Capital Partners, Dragoneer, Fidelity Management & Research Company, Goanna Capital, Insight Partners, The Paragon Group, Sands Capital, Sequoia Capital, Sound Ventures, Temasek, Thrive Capital, UC Investments (bureau du directeur des investissements de l'Université de Californie) et Winslow Capital. » Selon le Wall Street Journal, OpenAI prépare maintenant son entrée en bourse pour fin 2026.

500 000 qubits suffiraient à briser le Bitcoin assure Google. Des chercheurs de la firme de Mountain View ont publié une note affirmant qu'un ordinateur quantique doté de 500 000 qubits suffirait pour casser le chiffrement secp256k1 de type ECC (Elliptic curve cryptography) - utilisé par le Bitcoin et d’autres cryptoactifs - et ce, en quelques minutes. Ce seuil est vingt fois inférieur aux estimations précédentes, qui tablaient sur environ 10 millions de qubits. Si de tels supercomputers ne seront pas disponibles avant plusieurs années - le processeur quantique Willow du fournisseur, un des plus avancés à ce jour, ne compte que 105 qubits -, la menace se rapproche. La firme a développé un algorithme spécifique pour l'attaque, mais ne l'a pas rendu public, publiant à la place ce qu'on appelle une preuve à divulgation nulle de connaissance. Cette preuve permet aux chercheurs externes de vérifier l'algorithme sans en découvrir le fonctionnement. La société appelle la communauté des cryptoactifs à migrer sans tarder vers des algorithmes de chiffrement post-quantiques.

L'Etat rachète 404 M€ l'activité HPC d'Atos. La SSII française en difficulté (recul d'1,8 Md€ des revenus en 2025 par rapport à 2024 et baisse de 9 % du chiffre d'affaires au dernier trimestre 2025 sur un an) a finalisé la cession de son activité de calcul haute performance à l'Etat, une entité stratégique pour la défense et la nucléaire en France. Le montant de la transaction s'élève à 404 M€ dont 104 M€ de compléments de prix conditionnels, indique un communiqué. Il s'agit de montants légèrement revus à la baisse par rapport à l'estimation précédente, respectivement évaluée à 410 M€ et 110 M€. L’activité Advanced computing d'Atos comprend surtout la division calcul haute performance (HPC) mais aussi quantique, ainsi que business computing et intelligence artificielle. Elle a généré un chiffre d'affaires d'environ 700 M€ en 2025 et faisait partie de la branche produits et systèmes Eviden de la SSII. « La transaction a été structurée de manière à assurer la pleine continuité des services pour les clients et les employés de Bull. L'État français est désormais l'unique actionnaire de Bull, réaffirmant ainsi son engagement à préserver et développer des capacités souveraines en matière de calcul haute performance et d'intelligence artificielle », fait savoir Atos. Au cœur des actifs de l'ancienne activité Advanced computing reprise par l'Etat, on retrouve bien entendu les systèmes et la marque Bull qui a renait de ses cendres en début d'année.