Bull renait de ses cendres. Cédée pour 410 M€ à l'Etat par Atos en juin dernier, la filiale Advanced Computing comprend notamment les supercalculateurs de Bull. Mais alors que cette marque n'était plus que l'ombre d'elle même, cantonnée à des appellations de produits, elle s'apprête à revenir sur le devant de la scène. « À l’ère de l’IA et du calcul avancé, il est temps de façonner un monde numérique plus responsable, guidé par la durabilité, la souveraineté et des résultats concrets », assure la nouvelle entreprise. Bull est pour l'instant toujours opérée au sein du groupe Atos et de sa branche Eviden mais sera définitivement cédée à l'Etat français lors de la finalisation de sa vente prévue dans le courant de cette année. La société, créée à l'origine en 1931, revendique plus de 1 500 brevets et compte parmi ses produits des supercalculateurs comme BullSequana XH3500 et les serveurs scale up BullSequana SH.

-Qualcomm et AMD intéressés par la mémoire Socamm. Selon un article du quotidien coréen Hankyung, les deux fournisseurs pourraient bientôt adopter ce type de mémoire dans leurs produits IA. Elle offre une bande passante deux fois supérieurs à celles des modules Rdimm DDR5 standards dans les serveurs tout en consommant moins d’énergie. Les modules Socamm 2 sont plus petits qu’une barrette DDR5 classique, car ils sont extrêmement denses et s’appuient sur une technologie d’empilement de couches de mémoire sur une seule puce. AMD pourrait l’intégrer aux systèmes combinant les accélérateurs Instinct MI et les CPU Epyc en complément des mémoires HBM. Du côté de Qualcomm, la mémoire pourrait trouver sa place avec les accélérateurs d'inférence AI200 et AI250.

- Bons résultats pour IBM. La société a publié les résultats financiers pour son dernier trimestre 2025 et l'ensemble de l'exercice écoulé. Et ils sont plutôt bons : 19,7 Md$ sur les trois derniers mois, au-delà des 19,23 Md$ attendus par le marché, et 67,5 Md$ pour 2025 en progression de 8 %. « Nous avons dépassé tous nos objectifs en matière de croissance du chiffre d'affaires, de rentabilité et de flux de trésorerie disponible que nous avions fixés lors de notre journée investisseurs [en février dernier] », a déclaré le CEO d'IBM Arvind Krishna, aux manettes de la société depuis près de 5 ans. La croissance a été généralisée au dernier trimestre : logiciels de données (+22 %), automatisation (+18 %), cloud hybride porté par RedHat (10 %). Pour cette dernière activité, la croissance a été moins forte qu'au précédent trimestre (+14%) à cause du shutdown aux Etats-Unis. La division infrastructures a progressé de 21 % à 5,1 Md$ avec une croissance significative des ventes de mainframe z17 (+67%) dépassant les performances initiales de la génération z16 précédente selon IBM.