Tous experts de la sauvegarde ?

Le patrimoine informationnel d’une entreprise est stocké au cœur du système d’information, sur site et dans le Cloud, comme le sont maintenant (et par exemple) la plupart des messageries. Or, aussi connu et de confiance soit-il, un prestataire de services Cloud est soumis comme tout à chacun aux cyberattaques. On ne saurait d’ailleurs trop rappeler combien les grands groupes sont une cible privilégiée des tentatives d’extorsion et des amateurs de sensations fortes. Une entreprise reste responsable de son information et doit savoir résister à des attaques informatiques, à des erreurs humaines, à la perte accidentelle liée à une corruption. C’est pourquoi on ne peut considérer avoir mis toutes les mesures de sécurité en place tant qu’on ne s’est pas penché sérieusement sur la question de la sauvegarde de ses données, où qu’elles soient. Pourtant la gestion de la sauvegarde est une mission critique et complexe, qui a le don de faire reculer les sociétés ayant une conscience aiguë des difficultés auxquelles elles vont devoir faire face SDBlog – 20200226V2 - BaaS pour y parvenir. Métier d’expert, la sauvegarde de données fait appel à des démarches d’achats et de maintien en conditions opérationnelles lourdes et répétitives. Elle entraine des évolutions régulières de l’infrastructure de stockage au fur et à mesure de la croissance de l’entreprise et donc de son volume de données.

Le BaaS dans tous les cas de figure

Le Backup as a Service (BaaS) représente un soulagement pour les équipes en interne, apprécié autant dans les petites et moyennes entreprises que dans les grandes, qui préfèrent, quoiqu’il arrive, en confier la gestion à un spécialiste tout en maîtrisant le coût du service. En opérant une sauvegarde quotidienne externe de l’ensemble des données, le BaaS permet de faire face à la perte accidentelle d’un patrimoine informationnel, de le restaurer à tout moment en profitant d’un historique sur plusieurs mois ou plus, ce qu’un Plan de reprise d’activité ne permet pas. Généralement d’ailleurs entendu comme la première étape d’un PRA ou d’un PCA, le Backup as a Service lui est surtout très complémentaire. Au demeurant, le BaaS se montre aussi adapté à toutes les activités qui n’exigent pas de reprise immédiate. Dans cette hypothèse, l’entreprise trouvera à se satisfaire d’une restauration sur des serveurs externes de l’ensemble de ses données, d’une relance des applications et de ses services sur des datacenters tiers, à moindre coût. Mais c’est déjà aller au-delà de la sauvegarde, dont le grand intérêt est de conserver et de retrouver son information dans le temps.

Le dimensionnement sur mesure

C’est à ce stade que les solutions de backup ne se montrent pas nécessairement toutes à la hauteur. Le dimensionnement d’une solution BaaS est une opération spécifique à chaque entreprise ayant qualifié son besoin, en particulier sur la question du temps de rétention. De quelques mois à plusieurs années, les possibilités de revenir en arrière sont légion, si et seulement si la solution de backup le propose. Une rétention idéale est liée à la criticité des applications, au cycle de vie des développements. Spécifiques à chaque environnement, des délais de rétention figés n’ont pas à s’imposer à l’entreprise. Le BaaS doit en outre pouvoir gérer sans difficulté la multidestination. En fonction des choix et des exigences de l’entreprise, celle-ci peut souhaiter disposer d’une seconde copie chez un fournisseur de Cloud tiers ou l’héberger chez elle, afin de restaurer les données le plus vite possible. Enfin, le sur-mesure exprime toute sa pertinence pour disposer d’une vision unifiée de son patrimoine informationnel sauvegardé. Face à des solutions plus contraignantes, les entreprises sont conduites à multiplier les prestataires ou les outils, et aboutissent à une stratégie de sauvegarde fragmentée, forcément plus complexe à gérer compte tenu des multiples interlocuteurs. Ce peut être un choix pour certains, déjà amplement satisfaits des quelques solutions adoptées pour des périmètres particuliers. Mais pour la grande majorité des entreprises qui souhaitent globaliser leur sauvegarde, une solution unifiée au travers d’un unique prestataire est beaucoup plus adaptée. C’est aussi le meilleur moyen de rester autonome en cas de besoin de restauration rapide hors jour ouvré et hors astreinte quel que soit l’environnement concerné. Au-delà des exigences de sur-mesure du Backup as a Service, il y aurait encore beaucoup à dire sur les technologies mises en œuvre, offrant une déduplication à la source capable de répondre aux besoins de territoires mal desservis en réseaux télécoms. Ou encore sur les mesures de sécurité mises en œuvre pour garantir une entière confidentialité des données sauvegardées. Désormais aussi modulable que nécessaire aux entreprises, le Backup as a Service se montre aussi très performant.

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François PIQUET-PELLORCE, Responsable des ventes cloud et services managés, Stordata