A l’origine de ces développements en interne se trouve souvent une frustration vis-à-vis des solutions existantes, notamment l’ERP.  “C’est particulièrement notable dans les entreprises qui fonctionnent en projets. Leur ERP leur coûte des sommes importantes mais n’est pas adapté à la gestion de leur coeur d’activité” explique Jean Luc Ozoux, expert sectoriel au sein d’Hexagon.

Dans le secteur de la construction, par exemple, 63% des professionnels trouvent que leur ERP ne peut pas être facilement customisé pour répondre à leurs besoins.[1] La difficulté vient souvent du fait que l’ERP, conçu pour répondre aux enjeux du secteur manufacturier, peine à s’adapter aux exigences diverses des projets et des engagements vis-à-vis du client.

Le développement en interne, un pari à risque

Mais le développement en interne n’est pas sans risques ni sans coûts - et les deux sont souvent sous-estimés.

Le Standish Group, qui étudie chaque année plusieurs milliers de projets IT, note ainsi que les projets menés en interne en partant de zéro enregistre un taux de succès près de moitié inférieur à l’achat de solution.[2]

Projet...

Réussi

(jugé satisfaisant et budget & calendrier respectés)

Déficient

(Livré mais hors délais/ budget ou non satisfaisant)

Echoué

 

Développement en interne en partant de zéro

26%

54%

20%

Développement en interne en réutilisant des composants

37%

46%

17%

Achat de solution

44%

36%

20%

Premier facteur d’échec cité : les dépassements de budget et de calendrier.

Mais ceux-ci sont souvent la conséquence visible d’autres facteurs, tels que les latences de décision, la difficulté à s’accorder sur les fonctionnalités attendues ou encore le manque de compétences internes.

S’y ajoute l’espoir que le développement en interne pourra résoudre des problèmes à court-terme. Or c’est l’inverse qui se produit : pour développer son application en interne, l’entreprise va mobiliser ses ressources. Ses problèmes à court-terme auront donc tendance  à s’amplifier.

Attention aux coûts cachés et aux coûts induits

Vu comme une solution économique, le développement en interne sous-estime souvent bon nombre de coûts induits. Ainsi, à peine un projet sur deux tiendrait compte du support technique post-déploiement, et quatre sur cinq minoreraient le coût des tests. D’où l’importance d’une approche qui chiffre réllement le coût total ou Total Cost of Ownership (TCO) pour éviter de se laisser surprendre.

“Pour les entreprises orientées projet, un problème récurrent est également le sous-dimensionnement : l’application est initialement prévue pour un projet ou groupe de projet, sans prévoir de passer à l’échelle supérieure. Or maintenir plusieurs applications sur des périmètres restreints a un coût”, note Jean Luc Ozoux.

Une solution évolutive pour ne pas réinventer la roue

Pour éviter ces risques, la solution peut se trouver dans l’”hybride”: des solutions commerciales moins rigides que les ERP, facilement configurables et disposant d’un large choix de connecteurs pour s’intégrer rapidement à l’existant.

C’est par exemple le choix qu’a fait Burns & McDonnell. Le groupe d’architecture et de construction qui disposait d’une solution de gestion de projets développée en interne l’a abandonnée au profit d’EcoSys™ pour gagner en efficacité.

Parmi les raisons de ce choix, la possibilité de créer une connexion avec son ERP en l’espace de quelques heures. La solution d’Hexagon possède en effet des connecteurs avec les ERP qui dominent le marché - tels qu’Oracle, SAP ou IBM Maximo - et des fonctionnalités no-code permettant de se connecter rapidement à différentes sources de données.

“Pouvoir développer ce genre de fonctionnalités aussi rapidement démontre toute la flexibilité d’EcoSys. Nous avions besoin d’un système qui soit fortement configurable. S’il avait fallu développer en interne une fonctionnalité similaire, cela nous aurait pris des semaines, voire des mois,” note Patty Sullivan, chef de projets stratégiques.

Les disruptions liées à la pandémie ont prouvé le caractère judicieux de ce choix, en évitant à l’entreprise de devoir réinventer la roue ou de se retrouver sans support adapté au moment où ses équipes en avait le plus besoin. “Si nous n’avions pas abandonné notre ancien système, nous nous serions retrouvés incapables de gérer la dimension financière de nos projets”, confirme Patty Sullivan. “Et le jour où tout le monde a dû travailler depuis chez soi du jour au lendemain est le jour où le passage EcoSys a prouvé toute sa valeur - jusqu’au moindre centime.

[1] Construction management software: build it or buy it?, Construction Dive, 14 mars 2022

[2] Johnson, Jim & Mulder, Hans., Endless Modernization: How Infinite Flow Keeps Software Fresh, 2021