Vous l'aurez compris, les APIs sont fondamentales pour enrichir le catalogue d'offres de l'entreprise en fédérant toute l'information (interne et externe) disponible. Elles ouvrent alors de nouvelles perspectives de monétisation pouvant entraîner des changements majeurs de business model. Pour réussir cela il faut surtout prendre conscience du nouveau modèle de collaboration apporté par les APIs : elles doivent fournir à l'IT, aux lignes métiers et aux partenaires un cadre clair favorisant l'expérimentation tout en réduisant les risques d'échec.

L’automatisation pour accélérer le time to market

Ainsi, comme le mentionne Laurent Broudoux, Cloud-native AppDev Solution Architect chez Red Hat, un programme d’API réclame une approche globale. Certaines organisations ont parfois omis de revoir leur méthode de conception et l’orchestration minutieuse des phases de réalisation se focalisant uniquement sur l’infrastructure. « Une API Gateway, qui constitue le premier point d’entrée, ne peut pas être l’unique réponse dans l’APIsation du Système d’Information d’une entreprise. Il est important de repenser le processus en prenant en compte la gestion globale du cycle de vie des API, c’est dans ce contexte que l’automatisation joue un rôle essentiel », souligne Laurent Broudoux. Sans cette approche centrée sur la totalité du cycle de vie, il sera impossible de mettre en place ce nouveau cadre de collaboration IT - Métier - Partenaire et d’atteindre la vélocité attendue.

L’automatisation permet de supprimer les opérations manuelles - comme par exemple la déclaration répétitive d’une nouvelle API dans un portail - mais aussi de fluidifier les transitions entre acteurs IT, Métiers et Partenaires. Elle apporte une véritable réduction du time to market : « Il est très fréquent de rencontrer des clients ayant un processus de livraison sur cinq à six semaines, que l’on va réduire à deux semaines rien qu’avec de l’automatisation, puis simplement à quelques jours avec une optimisation de processus », affirme Laurent Broudoux.

Agilité et standardisation dans la réussite d’un programme API

Pour capitaliser sur les fonctions IT existantes, un programme d’APIsation du SI ne doit pas imposer une révolution Big Bang. « Les entreprises disposent d’un patrimoine applicatif construit sur plusieurs années et donc très diversifié. Les solutions autour des API  doivent donc s’adapter à cette hétérogénéité de nature et de localisation - dans le cloud ou on-premises. Il est important de respecter cela en apportant de l’agilité et de la flexibilité », reconnaît Laurent Broudoux.

En parallèle, la standardisation joue un rôle essentiel dans le déploiement de ce type de projet car il est primordial d’assurer l’interopérabilité à grande échelle des API. L’Open Source aide dans cette standardisation ; à ce titre, il existe un standard appelé OpenAPI, anciennement connu sous le nom de Swagger, permettant de créer des spécifications simples pour une documentation exhaustive. Cette spécification OpenAPI garantit la pérennité et la réversibilité aux entreprises utilisatrices.

L’Open Source aide à construire un écosystème

Qui dit Open Source, dit communautés - et les contributeurs de ces communautés apportent un savoir-faire et des compétences dont ne disposent pas forcément certains fournisseurs en interne pour compléter leurs offres. « Plus généralement, dans cette vision des API Management, un solide écosystème permet de disposer d’une gestion de bout en bout du cycle de vie de l’API en prenant en compte toutes les étapes depuis d’idée jusqu’à la production en passant par les simulations, les développements et les tests. », précise Laurent Broudoux.

C’est donc dans ce contexte que s’inscrit la stratégie de Red Hat : être un acteur différenciant. Red Hat propose donc des offres complètes, modulaires et ouvertes. Complètes car le portfolio couvre le cycle de vie des API, modulaires car elles n’imposent pas un environnement mais s’adaptent à l’existant, et ouvertes car l’open source constitue l’ADN de Red Hat.