Erreur n°1 : Confondre concurrence globale et concurrence digitale

La concurrence est rude. Il existe plus de 2 milliards de sites Web et potentiellement des centaines, voire des milliers de sites au sein de votre niche. Avant l’ère digitale, il était relativement simple de se positionner vis-à-vis de ses concurrents : ils étaient connus et leur présence physique au sein de points de vente facilitait la tâche. Aujourd’hui, la concurrence est à la fois sectorielle, intersectorielle, et peut venir d’un pure player digital positionné sur un secteur d’activité voisin, capable de marcher sur vos plate-bandes. Beaucoup d’entreprises oublient ce changement de paradigme : un acteur peu connu sur le territoire français, ne possédant pas ou peu de présence physique, peut être extrêmement compétitif sur votre segment de marché grâce à ses investissement SEO. D’où l’importance de s’appuyer sur des outils de positionnement qui classent les sites les plus visités. Ils permettent d’analyser la popularité des différents acteurs dans votre secteur de prédilection.

Erreur n°2 : Ne cibler que des mots-clés à fort volume

Le problème des mots clés à fort volume est qu’ils sont extrêmement concurrentiels. Se positionner sur des requêtes de ce type est soit une mission impossible, soit une stratégie impliquant des budgets colossaux en référencement payant. Connaissez-vous la notion de longue-traîne ? Approche essentielle pour remonter dans les SERP, la longue traîne consiste à exploiter des combinaisons de mots clés générant moins de volume de recherche mais permettant de se démarquer de la concurrence, tout en visant un trafic plus qualifié. Par exemple, se positionner sur les termes « vélo électrique femme gard » permettra de toucher des visiteurs dont les centres d’intérêt sont précis. Les chances de conversion seront donc plus importants que sur la requête « vélo électrique ». Par ailleurs, si ces mots clés de longue-traîne génèrent moins de visites, le fait d’exploiter un large champ sémantique par combinaisons de différents termes connexes permet de générer un trafic intéressant.

Erreur n°3 : Penser au moteur de recherche avant de penser aux prospects

L’ère des backlinks massifs payés à bas prix et autres stratégies visant à satisfaire les moteurs de recherche est révolue depuis longtemps. Les algorithmes ont évolué pour privilégier la qualité du contenu, gage de satisfaction de l’utilisateur. Il faut bien garder à l’esprit que le SEO est avant tout une question éditoriale, ce qui nécessite de penser comme un éditeur qui doit satisfaire un lectorat. Toutes les informations contenues dans les sites jugés non pertinents par Google finissent par être déclassées. La bonne stratégie consiste donc à définir un calendrier éditorial avec des sujets pertinents susceptibles d’attirer l’attention de vos prospects. Pour y parvenir, n’hésitez pas à étudier les sites concurrents afin d’analyser les sujets abordés. Votre contenu ne doit pas nécessairement être à 100% sur le même sujet que votre produit mais pertinent pour votre audience cible et les mots-clés que vous souhaitez promouvoir.

Erreur n°4 : Négliger les fluctuations des algorithmes des moteurs de recherche

Panda, pingouin, colibri, pigeon, phantom… Derrière ces appellations se cachent les principales mises à jour de l’algorithme Google depuis 2011. Qu’il s’agisse de valoriser la pertinence du contenu avec Google Panda, de pénaliser les backlinks de mauvaise qualité avec Pingouin ou de mettre l’accent sur la géolocalisation avec Pigeon, ces différentes mises à jour ont eu un fort impact dans l’univers du référencement. De plus en plus fréquentes ces dernières années, parfois subtiles ou affectant des éléments techniques on-page et off-page, ces modifications ne sont pas toujours évidentes à suivre. D’où l’intérêt de s’équiper d’un outil permettant d’analyser les fluctuations du moteur de recherche et de s’adapter en permanence.

Erreur n°5 : Ne pas faire de suivi de positionnement

Il est important de suivre les mots-clés dont vous faites la promotion pour comprendre la progression de votre classement ainsi que pour identifier les erreurs qui pourraient survenir. Vous devez à la fois suivre l’activité dans votre secteur mais également chez vos concurrents afin de cerner leurs forces et leurs faiblesses. Une plateforme telle que Similarweb vous donne accès à toutes les mesures dont vous aurez besoin pour comprendre l’écosystème qui vous entoure. Considérez le référencement comme un marathon plutôt qu’un sprint !  Vous avez construit un plan SEO stratégique, vous devez ensuite l’entretenir. Cela signifie mesurer et suivre en permanence votre contenu, identifier ses forces et ses faiblesses, et créer des articles régulièrement.

Erreur n°6 : Faire intervenir les équipes SEO en aval des projets

Qu’il s’agisse des équipes en charge des interfaces (UI et UX design) ou des content managers, il est primordial d’associer dès le départ l’ensemble des parties prenantes au projet SEO. Sans quoi vous risquez de vous retrouver dans des situations très regrettables : impossibilité d’injecter les optimisations SEO en cas d’absence des balises meta dans le code, template mal adapté, ou pire, un manque d’adéquation entre les objectifs de positionnement SEO et les contenus à publier. N’oubliez pas que pour attirer le lecteur et améliorer votre positionnement sur une requête, vous devez commencer par définir les mots clés les plus pertinents et créer votre stratégie de contenu à partir de cette étude.