Dans le climat ambiant de volonté de protection des données, la société Privately lance une application permettant aux internautes qui le souhaite de gérer les photos qu'ils publient sur Facebook et Twitter. Disponible pour Android et bientôt (probablement lundi prochain) pour iOS, cette application offre aux utilisateurs la possibilité de poster du contenu sur Facebook et Twitter tout en restant maître de ces publications.

Concrètement, lorsque l'internaute prend une photo et souhaite la partager, il peut la flouter ou la publier en la «glissant dans une enveloppe», comme le précise Pascal Bauermeister, lead architect chez Privately: «Ces photos sont alors inexploitables pour Facebook, alors même que maintenant toute photo postée sur Facebook peut être utilisée pour sa communication publicitaire.» Cette photo ne sera accessible qu'aux personnes destinataires de la publication. Ils pourront y accéder en cliquant dessus et seront redirigés vers un site. Sur mobile, le post peut aussi être vu directement via l'application Privately si les destinataires sont aussi équipés de l'application.

Un oubli programmable

En outre, une durée de publication du post peut être ajoutée, selon que l'internaute souhaite le laisser accessible un jour, une semaine, un mois ou une durée déterminée. Au terme de cette période, les données s'effacent automatiquement. Une sorte de droit à l'oubli automatique. «Mais si il se rend compte qu'il n'aurait pas dû publier ce contenu, il peut aussi le supprimer à tout moment.» Une API sera prochainement disponible, pour équiper toutes applications sociales et permettre à leurs utilisateurs de basculer en mode privé.

Si cette application est disponible gratuitement, c'est parce que Privately veut présenter sa technologie. Il faut dire qu'à l'origine, Privately a développé une plateforme de stockage des données privées destinée à être vendue aux opérateurs de télécommunications pour sécuriser les données de leurs clients. La société basée au parc de l'innovation de l'EPFL est d'ores-et-déjà en contact avec des opérateurs en Suisse, en Europe et en Asie. Elle avait lancé il y a environ une année ce service en mode cloud. La société est une spin-off de Kudelski, qui en détient encore 30% des parts.

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