Le plan, annoncé l'an dernier, prévoit la fermeture d'au moins 800 datacenters, car le président Barak Obama estimait qu'ils faisaient « double emploi ». La Maison Blanche a déclaré cette semaine que 373 datacenters seront fermés à la fin 2012, en avance par rapport au plan initial. Le programme doit être normalement finalisé d'ici trois ans. Vivek Kundra, l'ancien DSI de la Maison Blanche, avait indiqué que ce programme de consolidation « permettra d'améliorer la sécurité des données du gouvernement et de rendre ces informations plus accessible pour le peuple américain ». Un des plus grands datacenter concerné par le programme  est une installation de 18 000 m², soit la taille de plus de trois terrains de football américain et qui appartient au Homeland Security (département de la sécurité intérieure) dans l'Alabama.

Le Royaume-Uni souhaite s'inspirer du succès de l'initiative américaine. Le gouvernement a expliqué que les 8 000 datacenters actifs pourraient être réduit à 12, permettant d'économiser jusqu'à 500 millions de livres. Mais le programme baptisé G-cloud semble avoir été mis en veilleuse. En France, la DISIC a commencé ce travail comme l'indiqué son directeur, Jérôme Filippini, « « Nous sommes passés de 1500 à une quarantaine de serveurs pour 4500 applications.

Une vigilance sur la consommation énergétique


En plus de la fermeture des datacenters, le gouvernement a demandé à chacun des ministères de produire une analyse détaillée de l'utilisation des centres de calculs  et afin de savoir comment réaliser des économies supplémentaires. En effet, de nombreuses installations ne sont utilisées qu'à 27% de leur capacité informatique et les contribuables paient la facture pour l'ensemble des infrastructures, des bâtiments et d'énergie. Sur ce dernier point, la consommation énergétique d'un datacenter est 200 fois celle de l'espace d'un bureau standard, précise la Maison Blanche dans un communiqué.

Entre 1998 et 2008, le nombre de datacenters du gouvernement américain est passé de 432 à plus de 2 000. Le gouvernement a constaté que « cette prolifération des infrastructures » avait créé des « systèmes et des applications redondants et inutiles », au moment où on demande au secteur privé de réduire son empreinte carbone.