Le Défi H 2016 a distingué hier le projet T-Jack des étudiants de Polytech Grenoble (Prix du Défi H et Prix de l'innovation technologique) mais aussi SignBand de l'école Exia Cesi de Bordeaux (Prix Jeune pousse) et Dicodys de l'ECE Paris (Prix du public).

L'Image du jour

Le Défi H 2016 a distingué hier le projet T-Jack des étudiants de Polytech Grenoble (Prix du Défi H et Prix de l'innovation technologique) mais aussi ...

Cybersécurité : quels outils pour contrer les nouvelles menaces

Dernier Dossier

Cybersécurité : quels outils pour contrer les nouvelles menaces

Les événements récents autour du ransomware Locky et du vol massif de données du cabinet panaméen Mossack Fonseca dans l'affaire des « Panama Papers »...

Restez proche de l'actualité IT

NEWSLETTERS THEMATIQUES

Découvrez nos différentes newsletters adaptées à vos besoins d'actualités IT Pro : Mobilité, Réseaux, Stockages, ...

Abonnez-vous 
FERMER

LMI MARKET

Votre comparateur de prestataires IT : Comparez les devis, Evaluez les prestataires, Trouvez le juste prix!...

Accéder à ce service 

BLOG

Découvrez les contenus exclusifs publiés par les lecteurs du Monde Informatique avec la plateforme LMI Blog...

Accéder à ce service 

COMPARATEUR DE SALAIRE

Partagez votre situation salariale anonymement, consultez les statistiques depuis 2009 et faites vos propres analyses...

Accéder à ce service 

IT TOUR

LMI vous invite à sa Matinée-Débats dans votre région.
Inscrivez-vous

Accéder au site 
FERMER
0
Réagissez Imprimer Envoyer

Le numérique bouleverse la subordination et le droit du travail

Le DRH d'Orange, Bruno Mettling, a parlé des impacts des outils numériques sur le Code du travail, lors d'un pouint presse. Crédit: D.R

Le DRH d'Orange, Bruno Mettling, a parlé des impacts des outils numériques sur le Code du travail, lors d'un pouint presse. Crédit: D.R

Les outils digitaux ont transformé l'organisation du travail dans les entreprises. Leurs usages dans les entreprises va remettre en question le Code du Travail, sur les aspects de la relation entre l'employeur et le salarié, le lieu ainsi que  le temps de  travail, ont souligné Orange et l'Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises, lors d'un point presse.   

Les entreprises sont plus nombreuses à avoir mis en place une stratégie pour accompagner leur transformation numérique, ainsi que l'a souligné le cabinet Arctus dans son 4ème Observatoire des RH.  Pour Bruno Mettling, DRH d'Orange, cette prise de conscience constitue une bonne nouvelle. L'opérateur fait d'ailleurs partie de ces acteurs de l'industrie - comme Renault, Danone ou encore Saint-Gobain - qui mettent tout en oeuvre pour relever le défi de la digitalisation. « Les entreprises ont pris la mesure de l'importance de l'e-transformation, a souligné le directeur des ressources humaines d'Orange. « Toutefois, ce  qui me frappe, ce sont leurs difficultés face à la relation au temps », a-t-il fait remarquer. Pour le DRH,  une entreprise ne pourra pas bien anticiper sa mutation technologique si elle fonctionne selon une logique à court terme, mais dans le même temps, une e-transformation réalisée dans l'urgence ne permettra pas de prendre en compte l'aspect humain. Selon lui, des ajustements sont nécessaires avant la phase d'anticipation et des termes doivent être définis avant d'engager une digitalisation.

Un programme de formation et de sensibilisation

Bruno Mettling a également mis l'accent sur l'importance de la sensibilisation et de la formation aux outils innovants. Pour répondre aux nouveaux enjeux de la digitalisation, le groupe a lancé en octobre 2013  un programme en interne baptisé Digital Leadership afin de contribuer à la transformation et à une meilleure efficacité des modes de fonctionnement du groupe. La Digital Academy, volet formation de ce programme de grande ampleur, a été lancé l'an dernier par Orange. Il vise à apporter un socle commun de connaissances dans le domaine du digital à l'ensemble des 166 000 salariés de l'entreprise quel que soit leur métier et porte sur trois dimensions : la sensibilisation des collaborateurs aux enjeux de la digitalisation, la formation à l'utilisation des outils innovants du groupe (comme coopnet, un outil de conférence en ligne du Groupe) et enfin, l'appropriation et la mise en perspective des réseaux sociaux et de leur rôle. La formation est disponible sur tous les écrans (PC, mobile, tablette). L'évaluation du programme se fait sur le résultat (via des quizz) et non sur la participation.

Bruno Mettling  a ensuite livré sa vision des problématiques RH posées par le développement des outils numériques au travail. Pour lui, si le fondement de notre code du travail reste pertinent, des éléments tels que la relation entre l'employeur et le salarié, le lieu ainsi que le temps de travail sont remis en question par les outils numériques. En effet, l'utilisation professionnelle des smartphones dans les transports ou au domicile remet en cause la notion du temps et du lieu de travail. Le code  du travail tel qu'il est sera donc plus difficile à appliquer dans un univers teinté de numérique.

Signature d'un accord sur le droit à la déconnexion

Ce n'est donc pas vraiment un hasard si l'accord de branche Syntec du 1 avril 2014 sur la durée du travail, signé et négocié par la CFDT, la CGC, CINOV et la Fédération Syntec a inscrit un droit à la déconnexion pour près de 900 000 collaborateurs travaillant dans l'industrie numérique. Max Balensi, délégué général de Syntec a évoqué la coresponsabilité de déconnexion du salarié et de l'entreprise  dans un guide publié par l'Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises  (ORSE). « En pratique, il n'y pas d'obligation générale de déconnexion à la charge de l'employeur », a-il exposé. « Le salarié en forfait jours a l'obligation de déconnecter ses outils de communication à distance pendant son temps de repos, étant entendu qu'il s'agit d'un salarié autonome dans la gestion de son temps de travail et de son temps de repos. Le représentant de Syntec considère que c'est au salarié de couper son smartphone ou de ne pas consulter sa messagerie. L'employeur ne pourra pas le sanctionner ou le licencier pour avoir déconnecté des outils de communication. ».

En Allemagne, depuis décembre 2013, l'entreprise Daimler a autorisé la suppression automatique des mails arrivant pendant les vacances ou leur redirection vers un autre interlocuteur.  Enfin, l'Orse préconise  de formaliser des engagements par l'entreprise en réalisant une charte ou de supports pédagogique qui devront être négociés avec les partenaires sociaux.

Article de

Commenter cet article

commenter cet article en tant que membre LMI

CONNEXION

Commenter cet article en tant que visiteur






* Les liens HTML sont interdits dans les commentaires

Publicité
Publicité
Publicité