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(24/05/2013 17:21:53)

RecapIT : Citrix cible mobilité et cloud, Yahoo boulimique, Twitter doublement authentifié

Les deux mots incontournables de cette semaine sont sans conteste cloud et mobilité. L'un et l'autre ont tendance d'ailleurs à s'imbriquer. Ainsi à l'occasion de l'évènement Synergy 2013 qui s'est tenu à Los Angeles, Mark Templeton le CEO de Citrix a indiqué le cap des prochaines années, le cloud et le mobile. Cela passe par des partenariats comme avec Nvidia pour accélérer le développement du VDI grâce à la virtualisation GPU. Autre annonce sur le cloud, l'officialisation par Dell de l'abandon de son projet de cloud public basé sur OpenStack et l'arrêt de la vente de l'offre cloud de VMware. Ce dernier vient de lancer son offre de cloud hybride basé sur la virtualisation réseau. Le monde de l'analyse de données s'intéresse aussi au cloud. SaS veut simplifier le déploiement des applications dans le cloud. IBM a ajouté des capacités d'analyse en temps réel à SmartCloud. Enfin Salesforce organisait son show à Paris et a montré que le spécialiste du SaaS souhaitait devenir le front office des entreprises.

Yahoo en pleine crise de croissance


Sur le plan financier, le buzz a été réalisé par Yahoo qui a annoncé le rachat du média social Tumblr pour 1,1 milliard de dollars. La firme de Sunnyvale est atteinte d'une boulimie d'acquisitions dont la plus récente est PlayerScale, une start-up qui propose des solutions de développement pour des jeux multi-plateformes. Le groupe a aussi annoncé la refonte de Flickr, son site de partage de photo avec la mise à disposition de 1 To de stockage pour les abonnés. Certains ont vu dans cette annonce les prémisses d'un plan cloud pour Yahoo. HP a présenté des résultats trimestriels impactés par la baisse des ventes de serveurs et de PC. La filiale française cherche d'autres leviers de croissance notamment auprès des PME-PMI avec un programme dédié pour ce marché. Du côté d'Apple, on notera l'audition de Tim Cook par le Sénat américain à propos de l'optimisation fiscale de la firme de Cupertino.

La bataille de la 4G est engagée


Pour faire fonctionner des services cloud, un bon réseau est indispensable. En mobilité, les opérateurs défendent l'arrivée de la 4G comme une pré-requis au développement des futurs usages. Bouygues Telecom Entreprise mise beaucoup sur le lancement de son offre au mois d'octobre. Alors que SFR affiche ses ambitions en matière de couverture. La 4G sera également un moyen de faire payer un peu plus cher l'abonné, qui a vu sa facture moyenne diminuer avec l'arrivée de Free Mobile, dixit l'ARCEP. La mobilité est aussi un axe de stratégie chez les fabricants de puces. AMD a dévoilé ses dernières puces pour ce marché et Intel a créé une division pour les futurs terminaux. Le fondeur de Santa Clara a récompensé une jeune étudiante qui a trouvé un moyen pour recharger une batterie de smartphone en moins de 30 secondes. Les équipements récents ont le vent en poupe comme le montre les 10 millions de Galaxy S4 vendus en quelques mois. Un smartphone réussi mais loin d'être révolutionnaire.


Twitter succombe à la double authentification


Twitter a marqué l'actualité sur la sécurité en lançant progressivement un système de double authentification. Google annonce un passage à des certificats SSL chiffrés en 2048 bits. Pour autant, les failles et les intrusions continuent, 22 millions d'identifiants Yahoo auraient été volés au Japon. Des vulnérabilités ont été découvertes dans les moteurs de jeux parmi les plus populaires. Trend Micro a dévoilé une opération de cyberespionnage. Des soupçons de surveillance des communications Skype par Microsoft ont vu le jour. Enfin en France, la CNIL et la DGCCRF enquêtent sur le développement de l'IP tracking sur certains sites de e-commerce.

(...)

(24/05/2013 15:50:38)

Google renforce la sécurité SSL avec des clés 2048 bits

Après avoir imposé le chiffrement de ses services suite à ses déboires avec le gouvernement chinois, Google prévoit de renforcer la sécurité de ses certificats SSL (Secure Sockets Layer). Ces certificats sont utilisés pour chiffrer les échanges et vérifier l'intégrité des différents intervenants. Sa force réside dans la longueur de la clé privée utilisée comme signature des certificats.

Des clefs de moins de 1024 bits sont désormais considérées comme faibles et la firme de Mountain View qui utilisait habituellement ce niveau de chiffrement va passer à 2048 bits, écrit Stephen McHenry, directeur de l'ingéniérie sécurité chez Google dans un billet de blog. « Nous allons commencer le basculement vers les certificats en 2048 bits à partir du 1er août, afin de faire un déploiement prudent et total avant la fin de l'année ». Il ajoute « nous allons aussi modifier le certificat racine qui signe tous nos certificats SSL, car il comprend une clé en 1024 bits ».

Le responsable a indiqué que la plupart des logiciels clients ne seront pas impactés par le changement, mais les logiciels embarqués dans certains téléphones, imprimantes, décodeurs, consoles de jeux et appareils photo pourraient avoir des problèmes. Stephen McHenry explique que les terminaux qui se connectent à Google en SSL devront prendre en charge la validation normale de la chaîne de certificats, mais aussi mettre à jour un vaste ensemble de certificats racines et supporter le SAN (Subject Alternative Names), qui permet à un certificat SSL de valider plusieurs hôtes.

Encore des faiblesses dans le SSL


L'évolution de Google est prudente, mais le SSL recèle quelques points faibles. Des centaines d'organisations à travers le monde peuvent délivrer des certificats SSL qui sont attachés à une autorité dite de certificat. Ces organismes intermédiaires ont été ciblés par des pirates avec des certificats volés ou frauduleux. Google a été victime d'une telle attaque en 2011 via l'autorité de certification Diginotar. Les pirates ont généré au moins 500 certificats SSL frauduleux.

En 2009, le chercheur en sécurité Moxie Marlinspike  a créé un outil du nom de SSLstrip qui permet à un attaquant d'intercepter et de couper une connexion SSL. Celui-ci peut alors espionner toutes les données que l'utilisateur envoie vers un faux site.

(...)

(23/05/2013 14:22:26)

Lexsi recherche 20 spécialistes en sécurité

Le 5 juin prochain, Lexsi, spécialiste en sécurité informatique et gestion des risques, organisera une soirée de recrutement qui aura lieu à partir de 18H30 dans un bar à vins situé à Paris. En optant pour cet évènement, le groupe entend recruter une vingtaine de collaborateurs en Ile-de-France et en région. Les profils recherchés sont des consultants en sécurité informatique et en management des risques (Lille et Paris), des auditeurs et des consultants techniques juniors et confirmés (Lille) et également des auditeurs en sécurité des SI (IDF). L'entreprise recherche en parallèle des pentesters confirmés (IDF/Lyon), des ingénieurs en sécurité et veille technologique,  des ingénieurs réseau et sécurité et des responsables avant-vente CERT (Computer Emergency Response Team).

Des offres pour les stagiaires

Des postes de consultants techniques, de développeurs back office et d'analystes en cybercriminalité sont en outre ouverts aux stagiaires. Les candidatures de préselection sont à adresser avant le 31 mai à l'adresse afterwork@lexsi.com. Le lieu du rendez-vous sera communiqué ultérieurement aux candidats sélectionnés

Créé en 1999, Lexsi est implanté à Paris, Lyon, Lille, Singapour et Montréal. Ce cabinet français est partenaire de plus de 600 clients dans les secteurs de la banque, de la finance ou encore de l'industrie.

(...)

(23/05/2013 11:41:39)

Twitter va lancer progressivement la double authentification

Twitter a indiqué sur son blog qu'il lançait un système de double authentification. Il s'agit « d'une seconde vérification pour être sûrs qu'il s'agit bien de vous », a expliqué le réseau social à ses utilisateurs. « Vous aurez besoin d'une adresse e-mail et d'un numéro de téléphone valides. Après un rapide test pour voir si votre téléphone peut recevoir des messages de Twitter, vous pouvez vous lancer », a précisé Jim O'Leary, en charge des produits de sécurité chez Twitter.

Cette solution de sécurité enverra un message sur le téléphone de l'abonné avec un code de vérification à 6 chiffres pour se connecter, en plus du mot de passe traditionnel. « Bien sûr, même avec cette option de sécurité activée, il est important que les abonnés utilisent un mot de passe sûr et qu'ils suivent le reste de nos recommandations pour que leur compte reste sécurisé », a ajouté M. O'Leary.

Cette authentification semble être une bonne chose, mais « tout dépend de la manière dont Twitter va le déployer », a estimé James Gabberty, professeur de systèmes d'informations à la Pace University.

Changement régulier de mot de passe


Utiliser un moyen de communication séparé, comme un téléphone portable dans ce cas, est « en général très sûr », a-t-il encore noté. Mais il est préférable que l'abonnement du téléphone et le fournisseur d'accès à internet dépendent de deux compagnies différentes, avec « des architectures différentes ». Il ajoute « si ce sont deux compagnies différentes alors c'est extrêmement sûr et cela donne un maximum d'assurances que le message reçu n'a pas été compromis », a-t-il ajouté. Il pointe néanmoins du doigt le problème du changement régulier des mots de passe et d'autres faiblesses en matière de sécurité.

Les comptes de grands groupes de presse comme le Financial Times, Associated Press ou l'un de ceux de l'Agence France-Presse, ont récemment été piratés. Un faux tweet publié fin avril sur le compte de l'agence AP annonçant un attentat à la Maison Blanche avait ainsi provoqué une forte réaction à la Bourse de New York, même si les choses étaient par la suite rentrées dans l'ordre. Un groupe baptisé Syrian Electronic Army ("Armée électronique syrienne", SEA), visiblement affilié au régime de Bachar al-Assad, a revendiqué ces piratages des comptes de l'AFP, d'AP et d'autres médias.

Le site satirique américain The Onion, lui aussi victime de la SEA début mai, a donné des précisions sur l'attaque dont il a été victime, décrivant comment certains de ses employés avaient reçu des courriels piégés pour que les pirates récupèrent leurs mots de passe.

Twitter, qui est devenu un acteur majeur des réseaux sociaux, a régulièrement vu sa sécurité pointée du doigt ces derniers mois. Le site avait ainsi rapporté en février avoir été touché par une attaque informatique « sophistiquée » au cours de laquelle les mots de passe de 250 000 utilisateurs avaient été dérobés.

 

(...)

(23/05/2013 10:13:28)

Les communications Skype surveillées par Microsoft ?

Les utilisateurs de Skype devront peut-être reconsidérer la confiance qu'ils accordent au système de communication VoIP. En effet, selon Ars Technica, Microsoft analyserait de façon régulière le contenu des messages Skype pour des raisons de sécurité, à la recherche de fraudes éventuelles. Le site de Ken « Caesar » Fischer s'inquiète de ce que l'éditeur fait de ces informations, s'il les conserve indéfiniment ou s'il les détruit.

La question a déjà été soulevée la semaine dernière par le blog allemand spécialisé dans la sécurité Heise Security. « Skype effectue un balayage automatique des messages instantanés pour identifier les messages indésirables et repérer les adresses de sites web préalablement repérés comme sites de spam, sites frauduleux, ou liens de phishing », a expliqué dans un communiqué envoyé par courriel le porte-parole du service de VoIP, James Blamey. Cependant, H Security affirme que Microsoft laisse passer les pages en HTTP simple, pourtant plus risquées et ne scanne que les pages HTTPS généralement liées à des sites web sécurisés et non à des sites de spam.

La découverte faite par Ars Technica et par le chercheur en sécurité indépendant Ashkan Soltani pose la question de la confidentialité des communications sur Skype. C'est une bombe potentielle pour Microsoft qui mène une campagne « Scroogled » très active contre Google pour dénoncer ses méthodes en matière de confidentialité des données, notamment l'analyse du contenu des messages Gmail pour envoyer des publicités ciblées aux lecteurs de mails, ou la collecte de données utilisateurs lors du téléchargement d'applications sur le Play Store

Beaucoup d'interrogations

« Ces récentes découvertes signifient que les utilisateurs de Skype ne peuvent plus raisonnablement compter sur la confidentialité de leurs conversations Skype et de leurs appels », a déclaré Ashkan Soltani. « On pense que le message écrit à un destinataire n'est visible que de lui seul, mais ce n'est pas le cas », a-t-il déclaré à nos confrères de PC World. « On comprend que Microsoft peut en surveiller une partie ». En outre, on ne sait pas ce que la firme américaine fait des données recueillies. On ignore également à quel moment sont récupérées ces données, directement dans le client Skype ou pendant leur transit.

« La pente est glissante », a déclaré le chercheur. « S'ils surveillent les URL directement dans la fenêtre de chat, on peut se demander s'ils ne surveillent pas aussi autre chose ? Peuvent-ils par exemple enregistrer toutes les conversations ? Et si c'est le cas, Microsoft pourrait très bien être contraint par un gouvernement d'activer le contrôle d'un utilisateur soupçonné d'actes répréhensibles », a-t-il ajouté, précisant que « jusqu'à présent, nous n'avons pas la preuve que Microsoft ait cette capacité, mais c'est ce que suggère cette découverte ».

Plaidoyer pour respecter le caractère privé des conversations

Plus tôt cette année, plusieurs groupes de défense des droits civiques, comme l'Electronic Frontier Foundation et Reporters Sans Frontières, se sont interrogés sur la confidentialité de Skype. « Beaucoup d'utilisateurs font confiance à Skype pour passer des communications sécurisées - que ce soit des militants opérant sous des régimes autoritaires, des journalistes qui communiquent avec des sources sensibles, ou des utilisateurs qui souhaitent parler en privé, et en toute confiance, avec leurs associés, leur famille ou leurs amis », ont-ils écrit dans une lettre ouvert envoyée à Skype et aux responsables de Microsoft.

Ils ajoutent, « il est regrettable que ces utilisateurs, et ceux qui les conseillent sur les meilleures pratiques en matière de sécurité, aient à s'inquiéter du flou permanent et des engagements confus à propos de la confidentialité des conversations Skype et, en particulier, de l'accès possible des gouvernements et autres tierces parties aux données des utilisateurs et au contenu de leurs communications ». Cette dernière révélation sur Skype ne va pas aider à éclaircir la question de la confidentialité et de la sécurité du système.

 

(...)

(23/05/2013 09:18:45)

L'IP Tracking dans le collimateur de la CNIL et la DGCCRF

Si un cyber-consommateur se renseigne en ligne sur un voyage puis revient sur le même site un peu plus tard pour approfondir sa prise de renseignement, il est potentiellement un prospect très chaud. Le voyagiste a alors intérêt à pousser l'internaute à acheter chez lui au plus vite au lieu de poursuivre sa quête. Et, pour ce faire, le plus simple est de faire monter les prix proposés au fur et à mesure des visites. Le repérage de l'internaute se fait notamment en stockant son adresse IP. Cette pratique, nommée IP Tracking, est-elle légale ?

L'eurodéputée socialiste Françoise Castex a saisi la CNIL de la question. En retour, la présidente de l'autorité administrative indépendante, Isabelle Falque-Pierrotin, a répondu que la CNIL se saisissait bien de la question et lançait une enquête sur la réalité et les modalités de la pratique par les sites opérant en France. De plus, elle indique que la CNIL a lancé une collaboration avec la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) sur ce sujet.

Trois points juridiques sont soulevés, deux relevant de la compétence de la CNIL, un de celle de la DGCCRF.Concernant cette dernière, l'IP Tracking tomberait sous le coup des articles L120-1 et suivants du Code de la Consommation. La pratique, pour reprendre les termes de la loi, altérerait de manière substantielle le comportement du consommateur raisonnablement attentif et avisé.

L'IP Tracking serait surtout une double infraction à la loi Informatique et Libertés. D'une part, il y aurait collecte déloyale d'une donnée personnelle, en l'occurrence l'adresse IP, dont le caractère personnel ne fait ici que peu de doute puisque c'est bien l'identification d'un individu qui est recherchée par le responsable du traitement. D'autre part, l'un des principes fondamentaux de la loi de 1978 est l'interdiction absolue de tout processus automatique ayant pour objet de donner ou de retirer un droit à un individu. Or faire bénéficier ou non d'un bon tarif est indubitablement un processus attribuant ou retirant un droit.

(...)

(22/05/2013 13:17:56)

Des failles critiques dans les moteurs de jeux populaires

Luigi Auriemma et Donato Ferrante, deux chercheurs du cabinet de conseil en sécurité ReVuln, basé à Malte, ont identifié de sérieuses vulnérabilités dans les moteurs de plusieurs jeux FPS (first-person shooter) populaires qui pourraient permettre à un attaquant de compromettre les serveurs en ligne de ces jeux et les ordinateurs des joueurs qui y accèdent. Ils ont ainsi repéré des problèmes de corruption de mémoire et de débordement de buffer (buffer-overflow) sur « CryEngine 3 », « Unreal Engine 3 », « Hydrogen Engine » et « id Tech 4 ». Ces derniers sont des moteurs utilisés dans des jeux vidéo comme « Quake 4 », « Crysis 2 », « Homefront », « Brink », « Monday Night Combat », « Enemy Territory : Quake Wars », « Sanctum », « Breach », « Nexuiz » et bien d'autres encore. Selon les chercheurs maltais, ces vulnérabilités peuvent être mises à profit pour exécuter du code à distance ou mener des attaques par déni de service (DDoS) contre les serveurs de jeux et contre les logiciels clients qui s'y connectent (game clients).

Luigi Auriemma et Donato Ferrante ont présenté eux-mêmes leurs conclusions vendredi lors de la conférence sur la sécurité NoSuchCon qui s'est tenue à Paris (15-17 mai) et ils ont montré dans une vidéo des attaques proof-of-concept contre les serveurs des jeux en ligne Crysis 2 et Quake 4. Ils ont également livré plus de détails sur ces vulnérabilités dans un document de recherche publié lundi. « Ces dernières vulnérabilités n'ont pas encore été signalées aux éditeurs des jeux concernés et n'ont pas été corrigées », ont prévenu les deux chercheurs mardi par courriel, conformément à la politique de ReVuln, qui n'alerte pas les vendeurs sur les vulnérabilités. Le cabinet vend ces informations à des sociétés tierces et des organismes gouvernementaux, abonnés à leur service.

Les failles exploitables sans interaction avec le joueur

« Parmi les vulnérabilités identifiées dans les moteurs de jeu décrites dans le document, certaines peuvent être exploitées pour attaquer les serveurs de jeu, tandis que d'autres, comme celles de CryEngine 3, peuvent être utilisées pour attaquer les logiciels clients », ont précisé les chercheurs. « Les attaques ne nécessitent aucune interaction avec l'utilisateur, ni aucune procédure supplémentaire ». Un attaquant pourrait, par exemple, mettre en place un serveur pirate pour l'un des jeux concernés et le lister sur un serveur maître - une base de données des serveurs de jeux disponibles interrogée par les clients. Cela lui permettrait de compromettre les ordinateurs de tout joueur qui se connecterait à son serveur pirate, en exploitant l'une des vulnérabilités d'exécution de code à distance identifiées dans le moteur de jeu. Selon les chercheurs, « dans certains cas, ces vulnérabilités peuvent être exploitées même quand les joueurs demandent plus d'informations sur le serveur pirate dans le menu multi joueurs du jeu client ».

Les attaquants peuvent également compromettre les serveurs ou les faire planter en leur envoyant des paquets malveillants à partir d'un client. Si un attaquant veut perturber une grande communauté de joueurs, il peut récupérer la liste des serveurs de jeux délivrés par un serveur maître et les faire planter à intervalles réguliers en exploitant l'une des failles de déni de service. Les serveurs de jeu sont souvent au coeur de batailles que se livrent différents clans de joueurs, ou sont la cible de tricheurs qui veulent augmenter artificiellement leur classement ou encore pour mettre les serveurs de jeux hôtes à l'épreuve. « En général, les sociétés de jeux sont plus concernées par les solutions anti fraudes que par la sécurité des jeux », ont déclaré les chercheurs au cours de leur intervention. « En d'autres termes, ils se préoccupent davantage des tricheurs que des personnes qui exploitent les vulnérabilités des systèmes de leurs utilisateurs ».

« Les vulnérabilités pourraient aussi être utilisées pour compromettre les ordinateurs de personnes ou d'organisations précises dans des attaques ciblées », ont ajouté les deux chercheurs. En effet, « les jeux en ligne n'attirent pas uniquement des enfants et des adolescents, mais des gens de tous âges et de tous milieux sociaux-professionnels», ont-ils déclaré, soulignant qu'on peut très bien trouver parmi les joueurs un technicien d'une centrale électrique, un personnage politique, ou un individu qui, dans son métier, a accès à des données sensibles. « Quand les gens jouent à des jeux, ils sont moins vigilants. Or les jeux sont vulnérables et ne protègent par leur ordinateur des attaquants. Souvent, les technologies d'atténuation des attaques de Windows comme le DEP (Data Execution Prevention) et l'ASLR (Address space layout randomization) ne sont même pas activées, ont-ils déclaré. (...)

(22/05/2013 09:43:13)

La CNIL tance Total sur la sécurité des votes électroniques

Total Raffinage Marketing a organisé des élections professionnelles par voie électronique en septembre 2012. Saisie par un syndicat de salariés, la CNIL a mené une enquête sur place et a constaté de graves manquements en sécurité. L'autorité administrative a donc adressé un avertissement public à l'entreprise pour manquements en matière de sécurité et de confidentialité. Celui-ci vient d'être publié.

Total Raffinage Marketing avait choisi d'utiliser la solution Election Central de Election Europe. L'implémentation utilisée n'avait pas été expertisée par un expert indépendant. L'entreprise n'avait donc aucune garantie d'aucune sorte ni sur le bon fonctionnement du système de vote le jour du scrutin ni sur la sincérité des résultats qui ne pouvaient pas être contrôlés.

Par ailleurs, l'envoi des identifiants et des mots de passe du vote en ligne était réalisé sans sécurisation, par courrier simple ou par courrier électronique non-crypté. Enfin, le bulletin de vote lui-même n'était pas crypté.

La CNIL a rappelé que Total Raffinage Marketing était bien le seul responsable du traitement de données réalisé à l'occasion du scrutin. En aucun cas l'entreprise ne pouvait se défausser sur son prestataire. Il lui appartenait en effet de vérifier la fiabilité de ce dernier.

(...)

(21/05/2013 10:54:18)

Bit9 centralise les infos de FireEye et Palo Alto Networks sur les malwares

Bit9, FireEye et Palo Alto Networks, des sociétés spécialisées dans la sécurité se sont associées pour partager des informations concernant les attaques utilisant des failles zero day. FireEye et Palo Alto Network proposent au sein de leur pare-feu de nouvelle génération une technologie de sandboxing pour tester du code afin de détecter des signes de malveillance et si besoin le faire « exploser ».

Mais quand il s'agit de code d'attaque, « les deux éditeurs ne peuvent pas vous dire ce qu'il fait à la machine, s'il l'a atteint, s'il a été exécuté ou s'il a été arrêté », souligne Eric Schurr, directeur du marketing chez Bit9. Cela implique que les solutions de sécurité travaillent avec des listes blanches pour arrêter les malwares.

Une vigie en quête d'information


Bit9 va mettre à disposition son logiciel Connector pour donner aux clients de FireEye et Palo Alto Networks une meilleure vue de l'impact des menaces trouvées et placées dans les sandbox. L'idée derrière cette technologie de bac à sable est que les fichiers entrants peuvent être activés en toute sécurité ou de les faire « exploser » en provoquant une réponse des logiciels malveillants. C'est une façon de détecter des attaques zero day à travers une analyse non basée sur les signatures.

Cependant, cette technologie n'est pas une ligne de défense infaillible, car beaucoup de pirates trouvent le moyen de contourner cet élément de sécurité. Avec le Connector, Bit9 peut désormais recevoir des alertes sur du code suspect. Il pourra aussi récupérer des fichiers à inspecter et l'envoyer aux deux éditeurs pour les faire exploser, précise Eric Schurr. Le Connector est disponible dès maintenant.

(...)

(20/05/2013 16:39:23)

L'offensive anti Google continue avec la parodie d'une pub Chrome

Aux États-Unis, Microsoft poursuivrait sa campagne anti-Google à coup de spots publicitaires parodiques. Dernière cible en date, le navigateur Chrome qui a tendance à éclipser Internet Explorer chez les utilisateurs de Windows. En expliquant sur un air de Beethoven que Chrome flique les utilisateurs en récoltant un maximum d'informations sur leurs historiques de navigation, Microsoft explique de nouveau que les produits de la firme de Mountain View sont à éviter. Pour ce faire, une vidéo promotionnelle de Google pour Chrome a été détournée avant d'opportunément fuitée sur le web. Le message est simple, Google Chrome est partout et collecte sans relâche des données sur ses utilisateurs pour les monétiser. Précisons que l'usage de Chromium et de simples outils comme NoScript ou Ghostery permettent de bloquer les nombreuses API utilisées par Google et d'autres pour suivre et fliquer les utilisateurs.

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