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Virtualisation

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(24/05/2012 16:57:06)

Brocade étend OpenFlow aux routeurs NetIron et MLX

Brocade a ajouté la prise en charge du protocole et des API OpenFlow à ses routeurs 100Gbps NetIron et MLX.L'équipementier étend ainsi sa stratégie SDN (Software Defined Networking) qui permet à un contrôleur externe de diriger toute l'infrastructure de commutation et/ou de routage. Il donne la possibilité de programmer et de configurer le logiciel au niveau de chaque élément du réseau sans intervention manuelle.

« L'ajout d'OpenFlow aux lignes de produits NetIron et MLX va apporter aux clients une mise en oeuvre du SDN aussi bien sur des réseaux Ethernet 100 gigabits que 10 gigabits », a expliqué Brocade. OpenFlow, dont le protocole est en cours de standardisation par l'Open Networking Foundation, dispose d'un contrôle par programmation des infrastructures réseaux pour en faciliter le développement et le déploiement.

Juniper, concurrent de Brocade, supporte également l'OpenFlow. Quand à Cisco, il a mis en place une stratégie SDN diversifiée. Celle-ci repose d'une part sur le support d'OpenFlow. Cisco a ensuite investi dans la startup Insiemi, qu'elle pourrait finir par acheter. Enfin, l'équipementier a développé une architecture appelée Open Programmable Environnement for Networking, ou Cisco OPEN. De son côté, HP dispose de plusieurs commutateurs et d'outils d'orchestration compatibles OpenFlow, et IBM, qui a démontré l'interopérabilité d'OpenFlow, a récemment annoncé un partenariat avec NEC. En ce qui concerne Arista, il a établi des partenariats et dispose d'une architecture qui supporte toutes les API standards disponibles aujourd'hui.

Le choix d'un modèle hybride

Brocade a précisé qu'elle supporterait OpenFlow en mode « hybride », ce qui signifie que le contrôleur OpenFlow va interagir avec le régulateur des routeurs MLX et NetIron pour permettre aux clients de déployer simultanément un trafic sur les couches 2/3 avec OpenFlow. Les opérateurs pourront ainsi intégrer OpenFlow dans les réseaux existants et réserver le SDN à des flux spécifiques, le reste du trafic étant géré de manière habituelle.

La stratégie du constructeur en matière de SDN repose sur la technologie fabric Ethernet VCS existante de Brocade, laquelle, selon le constructeur, peut améliorer l'évolutivité et faciliter le SDN à travers la VM-Awareness, offre une topologie de résilience active/active et permet d'optimiser les environnements virtualisés. « Ces caractéristiques peuvent favoriser la flexibilité du contrôleur SDN », a déclaré Brocade. Le support de technologies de virtualisation de réseau comme NVGRE (Network Virtualization using Generic Routing Encapsulation) et VXLAN (Virtual eXtensible Local Area Network) permettent aux infrastructures « à la demande » de réguler les environnements multi-tenants.

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« C'est tout à fait adapté aux capacités et au potentiel du SDN », a estimé l'entreprise. A part OpenFlow pour les couches 2/3, Brocade pense que son environnement de programmation OpenScript pour les couches 4/7 peut aussi faciliter la personnalisation du service et son activation.

Un travail sur l'interopérabilité

La stratégie SDN de Brocade consiste également à fournir des interfaces d'orchestration pour les plates-formes d'administration cloud, comme CloudStack, Microsoft System Center, OpenStack et VMware vCenter/vCloud Director. Brocade propose également d'autres produits pour réaliser du déploiement SDN, comme les commutateurs de la série VDX pour datacenters et ceux de la série ADX pour la distribution d'applications.

L'équipementier a récemment ouvert un laboratoire OpenFlow au Japon pour démontrer l'interopérabilité de ses produits SDN avec ceux de ses partenaires. Le constructeur collabore notamment avec NEC pour commercialiser Openflow, vendre de la virtualisation de réseau basée sur SDN, des systèmes de gestion d'infrastructure de datacenter, des systèmes d'organisation du trafic et de gestion des flux WAN. Brocade et NEC ont créé des laboratoires communs sur des sites professionnels régionaux pour tester et montrer comment leurs produits peuvent fonctionner ensemble.

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(24/05/2012 16:12:21)

VMware veut acquérir Wanova, spécialiste de la gestion des postes de travail

VMware veut racheter Wanova. L'éditeur va utiliser le logiciel de Wanova qui centralise et simplifie la gestion des images sur les postes de travail physiques et virtuels. La combinaison de l'offre View et le produit de management basé sur le cloud, Mirage, va permettre d'accroître les bénéfices dans la gestion centralisée des images, explique Scott Davis, directeur technique de l'activité End User Computing chez VMware, dans un message sur un blog. La différence soulignée par le dirigeant entre les deux solutions sont que les images de View sont exécutées sur un serveur du datacenter et utilisent à distance un protocole graphique pour l'interface utilisateur, alors que les images de Mirage sont mises en cache localement pour une exécution  sur le client.

Mirage peut être utilisé pour un certain nombre de tâches différentes, notamment en rendant plus facile la migration d'OS. Il peut ainsi transférer l'image de Windows 7 sur les clients et basculer sur l'image de XP sans que les responsables IT ne touchent aux postes de travail ou utilisent des éléments externes de démarrage (CD, clé USB, etc.). Le logiciel de Wanova peut être aussi mis en oeuvre pour sauvegarder entièrement un PC et puis restaurer les applications et les fichiers sur un autre terminal.

Une brique pour le portail Horizon


Pour VMware, Mirage et les technologies sous-jacentes doivent « construire un bloc capable de délivrer des applications Windows comme un service à travers le portail Horizon », souligne Scott Davis. Horizon est une plateforme de VMware pour l'ère post-PC, où les usagers sont autorisés à apporter leurs propres terminaux pour travailler. Horizon Application Manager unifie la gestion de l'ensemble des applications web et Windows en mode SaaS à travers un catalogue. Il les délivre ensuite aux utilisateurs sur le terminal de leur choix.

VMware n'a pas indiqué de date sur les résultats de cette acquisition, dont le montant n'a pas été non plus dévoilé.

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(24/05/2012 09:45:08)

EMC World : Virtualisation clef en mains avec VBlock et VSPEX

Avec sa plate-forme virtualisée intégrée VBlock, qui regroupe dans une seule armoire serveurs, stockage, réseau et logiciels, EMC a travaillé avec ses partenaires Cisco et VMWare - au sein de l'alliance VCE - , à la simplification du déploiement de clouds dans les entreprises. Les produits proposés dans le cadre de cette alliance regroupent des packages préintégrés, testés et validés, les offres de virtualisation, de gestion du réseau, d'infrastructure serveurs, de stockage, de sécurité et d'administration de systèmes des trois fournisseurs. À l'occasion de son salon EMC World, le constructeur étend sa gamme avec les VBlock série 700 qui bénéficient des dernières innovations matérielles, mais également de certaines mises à jour fonctionnelles. Basés sur les baies de stockage VMAX 10K pour le 700 LX et 20K pour le 700 MX, associées aux derniers serveurs UCS de Cisco (les switchs Nexus sont optionnels) et à vSphere 5 de VMware, ces VBlock relancent la course à la puissance alors que l'on attendait un VBlock exploitant le petit VNXe, le 3150. Selon Michael Capellas, président de VCE, le Vblock 700 LX supporte jusqu'à 2 000 machines virtuelles simultanées. Un chiffre qui peut toutefois varier en fonction des applications utilisées.

VCE propose également sur ses machines des technologies de protection des données - sauvegarde, réplication, reprise d'activité - adaptées aux environnements virtualisés. Les applications intégrées incluent les outils Avamar, Data Domain et RecoverPoint pour la sauvegarde, la réplication et la restauration des données et des machines virtuelles.

VSPEX, une solution pod mais avec plus de souplesse

Parallèlement à VBlock, EMC pousse également son initiative VSPEX qui propose un projet similaire à celui de VCE mais avec un plus grand nombre de partenaires. Dell, Cisco, HP et IBM pour les serveurs, Brocade et Cisco pour les switchs, EMC bien sûr pour le stockage et enfin VMWare, Microsoft et Citrix pour la partie virtualisation. L'idée est de redonner la main aux revendeurs qui pourront mieux accompagner des clients qui ne désiraient pas s'enferrer dans VCE. Brocade, par exemple, propose deux séries de switchs : les ICX et les VDX. C'est toujours une approche « pod », mais de type modulaire. VSPEX, définit une architecture de référence, un catalogue,  où les revendeurs - TechDataAzlan et Magirus en France - vont pouvoir composer une réponse à un client et même apposer leur tampon distributeur sur l'armoire.

Entre VBlock et des solutions disparates, EMC et ses partenaires veulent pousser la simplicité et la souplesse, mais avec des composants certifiés dans la matrice du constructeur de Boston. C'est une solution adaptée au marché des PME-PMI avec des baies de stockage VNX et VNXe et surtout moins cher que VBlock. Sur le salon EMC World, Brocade nous a expliqué que l'idée était également d'adresser des marchés spécifiques comme la santé avec des solutions dédiées à l'imagerie médicale pour l'archivage et le back-up. Avec cette offre, la principale cible d'EMC est bien sûr NetApp et ses FlexPod qui a adopté avec succès ces architectures pré-validées avec son partenaire Cisco.

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(23/05/2012 16:08:42)

VMware Forum : Accélérer l'adoption de la virtualisation en France

VMware a réuni quelques 1200 personnes lors de son Forum qui se déroulait au CNIT à la Défense. L'objectif était double pour l'éditeur, mobiliser ses partenaires lors d'une première journée et convaincre des bienfaits de la virtualisation lors de la seconde journée. En effet, le marché français est un peu à la traîne par rapport à d'autres pays européens en la matière. Pourtant, l'éditeur dispose d'un portefeuille de solutions allant de l'infrastructure IT jusqu'à l'utilisateur final. Ainsi, en ce qui concerne l'infrastructure, VMware a souligné l'importance de l'automatisation par une vision orientée vers les règles et non plus sur des scripts, dans le cadre de vCenter Management. Le délai pour le provisionnement de serveurs a été aussi révisé à la baisse pour atteindre 15 minutes, voir même 3 minutes chez OVH.

Mais l'accent a été particulièrement mis sur la partie applicative, avec la sortie prochaine (le 16 juin) du projet Horizon, un portail universel d'applications. A la différence des Etats-Unis où Horizon est sur un cloud public, en Europe, il sera disponible on premise, sur un cloud privé, précise Sylvain Siou, directeur technique de VMware France. Dans le domaine du partage de fichier, le projet Octopus est aussi en version bêta depuis le 2 mai en Europe. Il s'agit de l'équivalent d'un dropbox pour entreprise qui pourra être contrôlé par le portail Horizon. La mobilité n'est pas oubliée avec Horizon Mobile, pour le développement des applications sur différents OS mobile. Enfin, la solution View sur la virtualisation du poste de travail évolue en version 5.1 et apporte une amélioration de la bande passante, la virtualisation des profils, la redirection des ports USB, l'authentification Radius, la gestion de la 3D et du multimédia.

Fort de ces rappels, Jean-Pierre Brûlard, VP Europe du Sud et Moyen Orient, estime que « la France a un fort potentiel de croissance sur la virtualisation qui est un premier pas vers le cloud». VMware compte  20 000 clients dans l'hexagone et oriente clairement ses efforts commerciaux vers les PME.

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(23/05/2012 09:33:21)

VMware régionalise sa stratégie partenaire, avec un axe PME

VMware organise chaque année son PEX, Partner Exchange on Tour, un Tour d'Europe avec  une ville étape à chaque fois différente. Cette année, c'était Paris, lundi 21, la veille du VMware Forum.  Avec trois axes, dont celui des PME. Après une année dense en annonces produits avec View (virtualisation du poste de travail) lancé à l'automne dernier et Horizon en version bêta (portail sécurisé d'applications pour l'administration de l'utilisateur) il y a deux semaines seulement, les partenaires découvrent une nouvelle organisation et d'autres accompagnements.

Le « coverage model », la couverture géographique de VMware a changé en France depuis le mois de janvier dernier. L'approche par l'éditeur de ses partenaires est régionalisée avec la mise en place de huit  directions régionales en France. A leur tête, des TPBM Territory partners business manager, les interlocuteurs chargés de suivre dans chaque région, les entreprises, les partenaires et les acteurs d'influence. Ils sont entourés d'un avant-vente et d'un commercial sédentaire.

C'est un engagement très clair de la part de VMware, une organisation nouvelle pour cibler les PME, c'est-à-dire toute entreprise de moins de 1 000 salariés. Le canal de partenaires va donc jouer un rôle essentiel pour ce marché prometteur, comme en témoigne l'étude de Canalys (voir encadré).

Changement avant le 1er octobre prochain

VMware annonce également des moyens. Actuellement, en France, l'éditeur compte un millier de partenaires inscrits, près de 500 actifs et 170 certifiés. Les certifications sont augmentées. Elles étaient au nombre de deux, virtualisation du poste de travail et continuité d'activité, VMware en rajoute trois : IaaS, management d'infrastructure virtualisée, applications critiques.  Les partenaires certifiés devaient présenter une certification, à partir du 1eroctobre prochain, il en faudra deux. « Si vous êtes certifiés, un projet est trois à cinq fois plus important» souligne Stéphane Arnaudo, senior partner manager France et Afrique d'EMC.

Avec ses équipes redéployées, l'éditeur va également inciter ses partenaires à vendre davantage, sur leur base client, à vendre également à partir des ventes déjà effectuées pour les partenaires alliances : Cisco, EMC, NetApp par exemple. Les projets sont également accompagnés financièrement. « On finance des opérations marketing clés en main, à 100%, suivant un plan trimestriel d'action, insiste Jean-Philippe Barleaza, directeur Semea Channel, alliances et General Business. Les partenaires peuvent également obtenir des marges frontales et arrière supplémentaires pour la conquête de nouveaux clients et la vente de nouvelles solutions.

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(23/05/2012 09:29:04)

EMC World : Sauvegarde et stockage cloud plus rapide

Pour son événement phare de l'année, EMC a mis à contribution ses divisions et ses partenaires pour présenter ses dernières nouveautés aux visiteurs qui se pressent dans les stands du salon et les salles de démonstration du Venitian à Las Vegas.

Direction le stockage en ligne avec les offres Atmos préconfigurées pour déployer plus rapidement des clouds privés pouvant support une centaine de Po sur des sites distribués. Ici le principal frein n'est plus la capacité, mais le temps d'accès. Un renouvellement de la plateforme matérielle utilisée par Atmos apporte un gain de performances de 50% (en lectures et en écritures) pour les objets volumineux et une réduction de 90% du temps nécessaire mettre à niveau le système - sans interruption de service, précise EMC. Pour réduire la latence, le constructeur a travaillé avec les opérateurs, mais aussi les développeurs pour fournir de meilleurs outils de connexion aux utilisateurs. Ces derniers vont avoir accès à une suite incluant Google Chrome - en complément de Firefox - et à des outils HTML  pour accéder au service Atmos. EMC annonce également qu'Atmos Geodrive pour Windows est désormais disponible dans plusieurs langues. De leur côté, les développeurs bénéficient des nouvelles capacités d'Atmos avec des API dédiées à l'administration à la gestion des quotas et à la possibilité d'attribuer une paternité à un objet stocké dans Atmos. Enfin, le SDK d'Atmos supporte désormais Google Android.

Atmos arrive avec une nouvelle segmentation et des fonctions de sécurité permettant de séparer la gestion du trafic et des données pour les utilisateurs et les administrateurs. Un autre outil améliore également la visibilité du système et fournit des alertes, en temps quasi réel. « Nous avons vu beaucoup d'intérêt dans Atmos, en particulier des fournisseurs de services qui souhaitent offrir un service de stockage pour concurrencer un Amazon S3 »,  nous a déclaré un responsable d'EMC. Lors de sa keynote, Pat gelsinger a précisé compter China Telecom et EBay parmi ses clients utilisant Atmos.

Avamar 6.1 et les derniers processeurs Intel boostent Data Domain

La plateforme de sauvegarde Data Domain qui comprend des appliances et la solution de sauvegarde et de déduplication Avamar a également reçu quelques mises à jour.
EMC a présenté le DD990, une appliance qui repose sur un processeur Intel Xeon Sandy Bridge. Les modèles haut de gamme de la série DD990 auront deux fois les performances et la capacité du prédécesseur, le DD890, selon BJ Jenkins, responsable de l'activité BRS chez EMC.

Le DD890 offre une capacité maximale de 14,2 Po quand on considère la quantité de données qu'il peut dédupliquer. Cette machine a un débit maximal de 8,1 To par heure. Le DD990 monte jusqu'à 28 Po en capacité (avec dédup) et assure un débit de 16 To par heure. « Nous pensons que nous sommes à peu près six fois plus rapides que notre concurrent le plus proche quant à la performance », a déclaré M. Jenkins. « La chose intéressante à propos de Data Domain, la raison pour laquelle il a été capable de garder une avance sur la concurrence, c'est qu'il exploite énormément les ressources CPU. Donc en général quand nous voyons un nouveau processeur venir, nous savons que nous allons profiter immédiatement de cette puissance supplémentaire. »

EMC a annoncé également une nouvelle itération de son logiciel de sauvegarde, Avamar 6.1, qui est désormais plus étroitement intégré avec VMware, ce qui lui apporte un gain de performances significatif avec les VM. Avamar 6.1 supporte aussi Microsoft Hyper-V pour la sauvegarde ces environnements de serveurs virtualisés. Avamar prend désormais en charge les SGBD de SAP, Sybase et Microsoft SQL Server 2012 et améliore son travail de sauvegarde avec les bases de données d'Oracle. Data Domain renforce également l'intégrité des données avec les outils Retention Lock Compliance Edition et Data Invulnerability Architecture : «  de mauvaises choses peuvent encore se produire après la sauvegarde de données, les tests pour assurer la conformité des données sont indispensable pour offrir une protection continue » a expliqué le dirigeant d'EMC. Sur le salon, un responsable d'EMCX nous affirmé qu'Avamar 6.1 est maintenant trois fois plus vite que son plus proche concurrent, Symantec. « Encore plus stupéfiants, si vous regardez la reprise d'une VM, nos tests montrent que nous sommes 30 fois plus rapides. Ils peuvent récupérer une VM typique en  une minute. Nous pouvons le faire en deux secondes environ ! ».

1 000 noeuds chez GreenPlum pour Hadoop

Terminons ce panorama avec GreenPlum, le spécialiste de l'analyse intelligente des données. Scott Yara, co-fondateur de GreenPlum et désormais en charge de cette division chez EMC, est venu nous présenter Analytics WorkBench, une solution d'analyse des données structurées et non structurées qui peut utiliser jusqu'à 1 000 noeuds pour accélérer les calculs. Développé avec le concours de plusieurs partenaire dont Intel, Mellanox Technologies, Micron, Seagate, SuperMicro, Switch and VMware, cette plate-forme exploite bien sûr le Framework Apache Hadoop pour exploiter de nouveaux modèles d'analyse des données. Une démonstration en temps réel de la solution a d'ailleurs été proposée sur le salon sous la mystérieuse appellation Aera 51. Une hommage marqué à Men in Black et Dr Who... pour présenter le plus grand cluster Hadoop au monde mise en route en direct par Scott Yara.

 

 

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(22/05/2012 10:22:16)

EMC World 2012 : le constructeur dévoile une floppée de produits et de mises à jour

À l'occasion de sa conférence annuelle EMCworld  à Las Vegas (13 000 visiteurs attendus), le numéro 1 mondial du stockage  a annoncé une pléthore de produits avec notamment un VNXe d'entrée de gamme - le 3150 - , qui combine les ressources d'un Celerra et d'un Clariion dans une seule baie hybride avec un contrôleur unique, et les Symmetrix VMAX 10K, 20K et 40K  qui doublent à la fois la capacité (en Po) et les performances maximales par rapport à la génération précédente. Au total, la compagnie a indiqué que pas moins de 42 produits et mises à jour seront annoncés sur le salon pour renforcer et soutenir le déploiement de solutions cloud chez ses clients.

Si, suite aux keynotes des dirigeants d'EMC, certains partenaires sur le salon regrettent le manque de vision de la compagnie et une approche beaucoup trop terre à terre avec une avalanche d'annonces produits, d'autres rappellent que dès son origine ce salon revêtait avant tout un caractère technique. Le salon s'adresse en effet aux informaticiens en entreprise et pas aux seuls DSI. Les analystes mettent aussi en avant la difficulté de promouvoir toutes les solutions de la compagnie qui poursuit ses achats avec constance depuis 15 ans. Data General, Avamar, Isilon et plus récemment XtremIO. « Il s'agit d'une amélioration horizontale de tout leur portefeuille. C'est difficile à faire quand vous avez des produits aussi nombreux », a déclaré Steve Duplessie, fondateur et analyste en chef du cabinet d'études ESG.

Mise à jour majeure pour les VMAX

L'annonce la plus significative reste toutefois celle de cette prochaine génération de baies Symmetrix VMAX, la série « K » . «  Le stockage se transforme avec le développement du cloud et plus précisément l'hybride cloud popularisé par Amazon et Google », a expliqué à la presse Bran Gallagher, en charge de l'activité stockage chez EMC. Et pour la première fois, VMAX devient une famille. Généralement, une génération chasse l'autre tous les trois ans. Avec ces annonces, le matériel haut de gamme est remplacé par le VMAX 20K qui peut monter jusqu'à 2 Po et le VMAXe en entrée de gamme fait place au 10K qui monte à 1,5 Po. Enfin le 40K qui offre jusqu'à 4 Po en stockage et peut accueillir huit contrôleurs - soit 32 processeurs Intel Xeon à 2,8 GHz avec six coeurs chacun - avec 2 To de mémoire en miroir (soit 1 To utilisable) offre deux fois plus de bande passante que la génération VMAX précédente. Soit environ 50 Go/s contre 17 et 16 Go/s pour les deux principaux concurrents d'origine américaine et japonaise, toujours selon Bran Gallagher.

Très haute densité, le 40K accueille des disques traditionnels SAS 3,5 et 2,5 pouces, mais également des SSD équipés de modules flash MLC dans un encombrement qui est un tiers plus petit et utilise un tiers moins d'énergie (avec des SSD) que la précédente génération de baie équipée de disques durs à plateaux. Grâce au RAID, ces SSD apportent autant de performance et de fiabilité que les précédents modèles SLC (Single Level Cell), mais à un prix inférieur selon EMC. Le VMAX 40K offre jusqu'à 4 pétaoctets de capacité dans un seul rack et deux fois le débit de la précédente génération VMAX haute de gamme selon M. Gallagher.

Un framework pour les opérateurs

Les baies peuvent être séparées pour optimiser la gestion de la capacité, mais l'espace de stockage est regroupé dans une entité virtuelle unique. Le système d'exploitation des VMAX, Enginuity, apporte également un outil de supervision adapté au 10K, 20K et 40K, mais avec des possibilités différentes. « Les gens qui gèrent le stockage milieu et haut de gamme sont des personnes différentes dans les entreprises et nous leur proposons donc un outil distinct, mais avec un regard et des sensations identiques », nous a expliqué un responsable d'EMC sur le salon.

L'avenir passe aussi par une meilleure intégration avec les opérateurs, indispensable pour résoudre les problèmes de latence dus à la distance. La firme de Boston propose donc à ces derniers un Framework baptisé VMax SP (Service provider) pour aider les opérateurs à commercialiser plus rapidement des clouds hybrides. VMAX SP est une offre groupée qui inclut une armoire VMAX avec le logiciel et quatre accords de niveau de service (SLA), allant de bronze à l'or. Le pack a été créé pour faciliter les déploiements d'une infrastructure de cloud public.

VPLEX associé aux VMAX

L'annonce de ces VMAX  est combinée avec une mise à jour du logiciel de gestion des données FAST (Fully Automated) qui permet de contrôler les baies des principaux concurrents. « L'évolution de notre logiciel améliore notre gestion du multi-tiering et ce même chez les autres gars », a lancé Patrick Gelsinger, COO (Chief Operating Officer) d'EMC, lors de sa keynote. Cela permet aux utilisateurs de gérer des baies IBM ou Hitachi Data Systems via l'interface de gestion d'EMC. HDS propose également une fonctionnalité similaire avec sa plate-forme de stockage virtuel, qui peut agir comme un front-end pour les baies concurrentes.


Patrick Gelsinger, COO d'EMC, présentant les derniers produits de stockage du constructeur en salle de presse

EMC profite de son salon pour annoncer la plate-forme VPLEX 5.1 qui peut désormais travailler de concert avec les VMAX pour établir un pont entre clouds privés et publics et abolir la notion de distance. Faisant un rapide bilan de VPLEX, M. Gallagher a indiqué que plus de 75 Po avaient été déployés dans le monde. Récemment le groupe Sanofi  vient de consolider 26 datacenters sur 3 sites avec VPLEX et VMAX.

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VPLEX est maintenant intégré avec la dernière version de RecoverPoint, la 3.5, qui assure la protection en continu des données avec non seulement la sauvegarde, mais également la récupération de celle-ci en cas de panne ou de catastrophe. « Toute la mission des VPLEX est de rendre actif-actif tous les datacenters dans le monde. Si vous avez un site primaire et un site secondaire, les deux sites devraient être en mesure d'exécuter des charges de travail indépendamment du fait que l'un site est en mode récupération ou l'autre en mode transaction » a expliqué EMC. VPLEX est également désormais certifié pour Oracle RAC. L'interface utilisateur permet un déploiement RAC multi-sites jusqu'à 100 kilomètres de distance, tout en maintenant une synchronisation complète et la poursuite des opérations en cas de panne d'un site.

Mises à jour VNX

Comme pour le VMAX, EMC a amélioré ses baies de stockage unifié milieu de gamme VNX avec l'intégration  des récents processeurs et de nouvelles capacités. En entrée de gamme, le VNXe 3150 (- de 10 000 dollars) arrive avec des puces Intel quad-core . Selon Rich Napolitano, en charge de l'activité USD chez EMC, les 3150 offrent jusqu'à 50% de performances et de capacités supplémentaires. Le constructeur indique que ces baies affichent un coût d'achat inférieur de 38% avec des SSD - en raison de la baisse de prix des composants flash. Les utilisateurs peuvent également mixer plusieurs types de RAID dans un pool de stockage. Par exemple, les SSD peuvent être configurés en RAID 5 et les disques SAS en RAID 6 pour une efficacité et une protection maximales.

Les VNX étendent leurs capacités en snapshot. Ils peuvent désormais prendre jusqu'à 256 clichés instantanés par LUN avec un maximum de 32 000 par système (en fonction de la taille du système VNX.) La baie peut également prendre des instantanés d'instantanés, pour développer les pratiques de sauvegarde et assurer des tests.

La firme de Boston met également à contribution sa filiale VMware avec l'annonce de Storage Analytics basé sur la suite vCenter Operations Management. Cette passerelle fournira aux administrateurs des outils tels que des tableaux de bord avec des alertes de santé et des analyses inter-domaines de leur environnement de stockage virtualisé.  Les systèmes de stockage unifié VNX seront également intégrés à vCenter Operations Management par l'intermédiaire du nouveau connecteur afin de permettre de gérer de bout en bout les infrastructures IT.

Storage Analytics Suite et le connecteur VNX pour vCenter Operations Management Suite devraient être disponible dans la seconde moitié de l'année.

Isilon OneFS monte en puissance

EMC a également annoncé la prochaine version du système d'exploitation qui équipe des baies de stockage NAS Isilon : OneFS Maverick. Derrière ce nom de code se cache de nouveaux systèmes de protection des données, plus de sécurité, l'amélioration des performances et de l'interopérabilité du système , a indiqué la compagnie. Sujal Patel en personne, désormais en charge de la division Isilon chez EMC, est venu nous détailler ces nouveautés qui ont pour but d'assurer la convergence entre le big data et les entreprises. OneFS Maverick a été conçu pour permettre aux entreprises d'étendre les systèmes de stockage Isilon vers un plus large éventail applicatif. Les NAS OneFS offriront un débit de 90% supérieur à celles qui précédent, soit un maximum de 740 Go/s contre 390 précédemment,  a indiqué M. Patel.  « Nous pensons que c'est le plus haut débit pour un système de fichiers unique dans l'industrie », a-t-il assuré. « Nous estimons que c'est à peu près 20 fois plus rapide que les NAS traditionnels. »

Les prochaines baies Isilion, les X400 qui viendront remplacer les X36000, devraient bénéficier de ce système qui permet la création de volumes de stockage sécurisés et isolés pour empêcher les accès non autorisés aux données. OneFS Maverick apportera également un point de récupération « en temps quasi réel » pour récupérer des fichiers critiques en cas d'erreurs ou de défaillance du système. La plate-forme matérielle Isilon a également obtenu une amélioration de sa capacité de mise en cache, offrant une réduction de la latence de 50% en moyenne pour les applications gourmandes en E / S. OneFS Mavericks améliore également son intégration à VMware. La plate forme s'appuie sur les API vStorage pour simplifier le déploiement des NAS dans un environnement serveurs virtualisé.

 

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(18/05/2012 11:42:30)

Nvidia oriente le GPU Kepler vers le cloud et la virtualisation

Les départements informatiques des entreprises ont trouvé dans les machines virtuelles un moyen pour résoudre la question de la sécurité quand les salariés demandent à utiliser leurs propres plateformes. Des solutions comme celles de Citrix et de VMWare permettent aux utilisateurs de faire tourner des applications approuvées, en conformité avec la politique de l'entreprise. Ces applications tournent sur un serveur dans un cloud local ou sur Internet. Cependant, certains utilisateurs, notamment ceux qui travailent avec des applications liées à l'imagerie ou au design, ont besoin de ressources graphiques beaucoup plus robustes que celles proposées par la plupart des services virtualisés. Les toutes dernières solutions ont permis de virtualiser du traitement graphique haute performance, mais celles-ci restes coûteuses, puisque chaque utilisateur doit pouvoir disposer d'un GPU dédié.

 

La dernière série de GPU Kepler de Nvidia, que l'on trouve au coeur de la carte graphique GTX 680, contient des éléments de virtualisation matérielle, notamment une unité de gestion mémoire (Memory Management Unit - MMU) au niveau du processeur capable de traduire les adresses virtuelles. Mais ces éléments seuls ne suffisent pas, de sorte que Nvidia les a couplé à un GPU basé sur un hyperviseur et à des outils d'administration. L'ensemble porte le nom de Nvidia VGX, et comprendra aussi des cartes avec quatre GPU simples intégrant chacune 192 coeurs seulement, lesquelles peuvent être installées dans les serveurs d'entreprise.

L'hyperviseur VGX peut être associé à des hyperviseurs commerciaux, comme XenServer de Citrix. Quand les utilisateurs exécutent des applications graphiques intensives hors du serveur, le système peut allouer virtuellement la bonne quantité de ressources graphiques. Cette solution est aussi plus économique que celle obligeant à dédier une carte graphique à chaque utilisateur.

Du gaming dans le cloud

Les plateformes de jeux dans le cloud, comme Gakai et OnLive, utilisent des banques massives de processeurs graphiques pour réaliser le rendu de leurs jeux sur des serveurs installés dans le cloud. Mais, cette solution reste fragile en terme de temps de latence. Il y a certes la latence naturelle qui résulte du transfert des paquets de données à travers l'Internet. Mais à celle-ci, s'ajoute le temps de réponse liée à la nécessité de capturer et d'encoder les images vidéo.

La solution de Nvidia inclut des cartes dotées de deux GPU Kepler, ce qui représente un total de 3072 coeurs graphiques. Chaque puce graphique dispose également de son propre encodeur vidéo matériel. La combinaison de la puissance du GPU Kepler avec un encodeur vidéo dédié permet de réduire considérablement l'énergie nécessaire et la latence due à l'étape du codage. Les joueurs qui jouent à des jeux en streaming sur Internet devraient ainsi constater des latences plus faibles et voir leur expérience de jeu améliorée. Grâce à cette solution, le temps de latence côté serveur a été réduit à moins de 10 millisecondes.

Qui plus est, les joueurs qui utilisent ces services de streaming peuvent jouer sur n'importe quelle plateforme - PC, Mac, tablette ou smartphone - à partir d'une simple application client léger. Jen-Hsun Huang, CEO de Nvidia, a indiqué que certains téléviseurs HD de LG intègreront le client de Gakai dans leur infrastructure.

 

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(11/05/2012 13:51:44)

EMC rachète la start-up XtremIO, spécialisée dans les baies flash

Selon l'entreprise américaine de logiciels et de systèmes de stockage, la solution de stockage flash NAND extensible de XtremIO est toute désignée pour compléter « la gamme de systèmes flash et de logiciels d'EMC ». « XtremIO apporte à EMC une technologie étonnante et une équipe fantastique qui a déjà conquis ses premiers clients et les meilleurs penseurs de l'industrie », a déclaré dans un communiqué Pat Gelsinger, président et directeur opérationnel d'EMC. « Nous pensons que, lorsqu'elle sera introduite sur le marché, la technologie de XtremIO aura un impact énorme, car elle va permettre à nos clients de tirer parti des avantages uniques des systèmes de stockage tout-flash pour leurs applications les plus exigeantes ». La transaction, d'un montant de 430 millions de dollars, a été payée cash. Le mois dernier, un rapport avait évalué le montant de la vente autour de 400 - 450 millions de dollars.

EMC a opté pour une feuille de route très active en matière de mémoire flash, une stratégie engagée depuis plusieurs années déjà, quand elle a commencé à intégrer des disques SSD à ses baies de stockage. Plus récemment, l'entreprise de Boston a commencé à vendre des cartes flash PCIe pour serveur - pour concurrencer Fusion-io, et a déjà annoncé des baies entièrement équipées de mémoire flash pour ce trimestre. Cette baie, qui porte le nom de «Project Thunder », contiendra 15 To ou plus de mémoire de stockage flash NAND sur carte PCIe. Les appliances seront reliées à des fermes de serveurs via le protocole réseau InfiniBand. Selon EMC, elles seront équipées de 5, 10 ou 15 cartes PCIe. « Je pense que personne ne pourra contester le fait que la mémoire flash a transformé le paysage du stockage», a déclaré Dave Farmer, le porte-parole d'EMC. « Nous avons identifié, bien avant nos concurrents,  l'impact que cela aurait dans l'industrie et nous nous sommes engagés à fond dans cette direction », a-t-il ajouté. EMC propose déjà des versions tout-flash de ses baies haut de gamme VMax et milieu de gamme VNX.

De nombreuses start-ups préparent des baies 100% flash

Dave Farmer, qui voit le produit de XtremIO comme « une architecture », a refusé de donner plus de détails sur la façon dont la technologie serait utilisée dans des domaines pas encore couverts par les propres produits d'EMC. L'entreprise israélienne basée à Herzliya a, depuis sa fondation en 2009, levé 25 millions de dollars en capital-risque. Elle est en concurrence avec d'autres fabricants de baies 100% flash comme Texas Memory Systems (TMS), Violin Memory, Nimbus Data, Pure Storage et Whiptail. Ce dernier vient d'ailleurs d'annoncer en début de semaine sa première baie modulaire 100% flash. Selon la description que XtremIO fait de son produit, la baie tout-flash adopte un design en cluster « scale-out », et il est possible de lui ajouter des capacités et des performances supplémentaires si nécessaire. Celle-ci ne présente aucun point de défaillance. Dave Farmer n'a pas expliqué pourquoi EMC avait préféré XtremIO à d'autres entreprises américaines concurrentes.

Toutes les baies de stockage 100% flash coûtent chers, que ce soit les systèmes haute performance construits pour les applications nécessitant un débit élevé, comme les bases de données relationnelles, l'analyse Big Data, les grosses infrastructures de bureaux virtuels ou les opérations impliquant de lourdes charges de travail, comme les sauvegardes. « Le marché de la mémoire flash reste relativement réduit comparé à celui du disque dur qui rapporte des milliards de dollars », a déclaré Henry Baltazar, analyste du 451 Research Group. Les baies flash peuvent offrir de très bonnes performances, occupent un espace relativement modeste, consomment proportionnellement peu d'énergie et demandent peu de refroidissement, « des éléments qui devraient également entrer en ligne de compte », selon l'analyste.

Mais, même avec l'utilisation intensive de la déduplication et de la compression de données, les experts ne pensent pas pour autant que les baies à mémoire flash vont remplacer de sitôt, voire jamais, celles avec disques durs. « À ce stade, les baies flash sont trop coûteuses dans de nombreuses situations, comme les NAS et le stockage de données non structurées », a estimé Henry Baltazar. Cependant, « la demande en stockage haute performance pour la virtualisation et les bases de données augmente rapidement, et peut contribuer à rendre les baies flash plus populaires ».

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(03/05/2012 16:16:34)

L'Open Source datacenter de Facebook se concrétise

A l'occasion du troisième summit OCP, qui se déroule à San Antonio, les 2 et 3 mai, Facebook a fourni des détails supplémentaires sur les différents designs de matériel. Il a également annoncé l'intégration de plusieurs partenaires au sein du projet Open Compute, dont Hewlett-Packard, Advanced Micro Devices, Fidelity, Quanta, Tencent, Salesforce.com, VMware, Canonical et Supermicro. Dell et HP ont ainsi contribué au design des serveurs (projet Coyote) et du stockage (projet Zeus) respectant les spécifications Open Rack de l'OCP (Open Compute Project). Cette dernière couvre l'ensemble des composants matériels présents dans le châssis du serveur comme la carte mère ou les systèmes d'alimentation.

Le projet a été dévoilé en avril 2011 et prévoit la mise en place de spécifications matérielles et de design de serveurs apportant le meilleur rapport efficacité et consommation énergétique aux datacenters. Il a adopté les pratiques des logiciels Open Source avec une communauté qui partagent, modifient et met à jour la conception des matériels pour les améliorer.

Des avancées sur la normalisation

L'OCP vise également à élaborer des normes sur lesquelles les entreprises ont un meilleur contrôle par rapport aux standards propriétaires de certains fournisseurs. Cela est important dans le cadre du cloud computing où les serveurs sont ajoutés à la demande. « Nous voyons une convergence parmi les utilisateurs de cette technologie à bénéficier d'une normalisation et nous pensons que c'est dans ce domaine qu'il faut innover », a déclaré Frank Frankovsky, membre fondateur de l'Open Project Compute sur un blog.

Il ajoute que le design de matériels comprend des serveurs de stockage que Facebook qualifie de « débarassé de toute vanité » (connu aussi le nom de code Knox) et des modèles de cartes-mères élaborés par Intel (nom de code Decathlete) et AMD. Ce dernier a présenté une carte, sous le nom de code Roadrunner, de 16 sur 16,5 pouces (soit 40,6 sur 41,9 centimètres), qui s'adresse aux calculs haute performance ou aux environnements cloud. Sur la partie logicielle, VMware va certifier sa plateforme de virtualisation vSphere pour fonctionner sur du matériel répondant aux spécifications Open Rack

Une fertilisation croisée pour les entreprises participantes

« Si cette conception devient un standard de l'industrie pour les datacenters qui font du cloud et du web 2.0, cela pourrait rendre plus facile le déploiement et la gestion des systèmes », a déclaré Charles King, analyste principale chez Pund-IT. Il ajoute « la norme Facebook semble être un effort commun sur les datacenters pour créer un standard de design et déployer ainsi des centaines de milliers de serveurs dans un centre de calcul ». Les entreprises participantes au projet vont tirer bénéfice de la création des normes OCP. Ainsi les designs proposés sur Open Rack par HP et Dell pourront intéresser d'autres sociétés comme Google, mais aussi des constructeurs tiers comme Quanta.

De son côté, avec le design de sa carte-mère, AMD va cibler les services financiers, a indiqué Vlad Rozanovich, vice-président marketing du fondeur pour les Etats-Unis. « Les établissements financiers déploient en général des serveurs pour gérer les transactions ou pour créer des clouds privés. Ces cartes-mères sont faciles à personnaliser », précise le dirigeant. Il ajoute « nous avons enlevé toutes les choses qui n'étaient pas nécessaires » et notamment les composants de gestion de la carte.
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