À l'occasion d'une conférence de presse le 10 février 2022, Microsoft a invité plusieurs de ses clients à témoigner. Parmi eux, Sylvia Métayer, directrice de la stratégie de croissance de Sodexo, et Olivier Cail, directeur des systèmes d'information et de la transformation de Maïsadour, ont notamment évoqué le rôle des technologies de l'éditeur dans leur entreprise au cours des dernières années, en particulier durant la crise sanitaire.

Sodexo propose toute une gamme de services aux entreprises et aux particuliers, allant de la restauration à la maintenance technique, de la propreté aux titres et avantages pour les salariés, en passant par les services à la personne. « Nous avons une grande diversité de clients, avec des organisations de toutes tailles, des établissements de santé, des entreprises comme Microsoft ou des sites comme la tour Eiffel », indique Sylvia Métayer. « Nos 400 000 salariés servent chaque jour 100 millions de clients. Nous sommes une entreprise française avec une présence mondiale, implantée dans 57 pays, et multilocale, avec 40 000 sites. Nous avons choisi de travailler avec Microsoft pour répondre à toute cette complexité », poursuit-elle. Pour Sodexo, il était en effet important de pouvoir s'adosser à un acteur capable de fournir une « puissance technologique globale, à la fois sur l'infrastructure, la cybersécurité et le digital. » L'entreprise a décidé d'avoir une seule solution cloud, Azure, à l'échelle mondiale, et elle utilise également tous les outils de collaboration de la suite Microsoft 365, notamment Teams et Yammer.

Réduction du gaspillage alimentaire grâce à l'IA

Depuis 2018, Sodexo et Microsoft travaillent ensemble sur des projets d'innovation, un partenariat renouvelé pour les cinq ans à venir. « Notre terrain de jeu, c'est le quotidien, celui qui a été le plus bouleversé depuis la crise. Nous voulons être une entreprise de technologie, pour avoir une relation individuelle avec les consommateurs, simplifier vie des collaborateurs et des clients. Et la donnée est au coeur de cette stratégie, pour canaliser les usages », affirme Sylvia Métayer. Parmi les projets issus de cette coopération figure ainsi une solution dénommée SoDynamix, conçue avec Accenture, pour développer la gestion des menus et la production culinaire sur site, ou la plateforme de facility management Wando, qui digitalise les demandes des utilisateurs sur site et leur suivi, permettant une relation directe avec ces derniers. Enfin, Sylvia Métayer a cité la solution PowerChef, actuellement en test, qui utilise l'intelligence artificielle (IA) pour prévoir la fréquentation et la consommation sur site, afin d'ajuster les services et de réduire le gaspillage. « Avant la pandémie, la solution donnait des prévisions un peu meilleures que l'expérience des gérants de site, maintenant celles-ci sont nettement meilleures », confie la directrice de la stratégie de croissance de Sodexo.

Pour Sylvia Métayer, ce dernier projet illustre bien comment la technologie peut contribuer aux enjeux de croissance durable, un sujet sur lequel les deux entreprises se rejoignent. « Chez Sodexo, notre premier levier pour réduire notre empreinte carbone, c'est la lutte contre le gaspillage alimentaire, nous avons besoin de solutions comme PowerChef », souligne la directrice. Pour elle, la croissance durable est ce qui permet de réconcilier toutes les parties prenantes de l'entreprise, les collaborateurs, les clients et partenaires. « Ce que fait Microsoft pour avoir une empreinte carbone négative, nous allons en bénéficier en tant que clients sur le cloud », note-t-elle. Pour finir, Sylvia Métayer a également évoqué une autre dimension de cette collaboration, très locale, avec l'initiative de cross-mentoring « Diversité en Seine », qui réunit plusieurs entreprises basées à Issy-les-Moulineaux pour favoriser la mixité.

Maïsadour met l'innovation au service des agriculteurs

Chez Maïsadour aussi, le cloud Microsoft est un levier important pour l'innovation. Le groupe coopératif agroalimentaire s'organise en quatre pôles d'activités : la production agricole, la gastronomie (Delpeyrat, Comtesse du Barry...), les volailles (Fermiers du Sud-Ouest) et la production de semences. « Contrairement aux apparences, il existe énormément d'innovation dans une coopérative agricole, notamment autour de l'Internet des Objets (IoT) et des données. Il s'agit de visualiser en temps réel le contenu d'un silo, d'optimiser la gestion de l'eau dans une exploitation, de surveiller des cultures par satellite... », explique Olivier Cail. Tous ces équipements connectés sont reliés aux environnements Microsoft du groupe, et les données ainsi collectées sont ensuite mises à la disposition des équipes technico-commerciales, qui peuvent ensuite conseiller les 8000 agriculteurs de la coopérative sur la meilleure façon de traiter leurs volailles ou de cultiver telle ou telle parcelle.

Comme tout le monde, le groupe a été surpris en 2020 par la soudaineté et l'ampleur de la crise. « Nous avons dû sécuriser nos 5000 collaborateurs en leur permettant de travailler sur leurs environnements personnels. Nous avons rapidement déployé Microsoft 365 et Teams, et nous avons aussi ouvert ce dernier à nos adhérents, qui sont à l'extérieur de l'organisation », relate Olivier Cail. Avant la crise, Maïsadour avait un plan pour développer l'usage des outils collaboratifs et espérait augmenter le trafic Teams par 2 ou 3. « Dès fin mars, nous l'avions multiplié par 22. En outre, le trafic augmente toujours à l'heure actuelle », souligne Olivier Cail. En 2022, le groupe veut s'appuyer sur ce partenariat pour aller plus loin dans le déploiement des outils numériques et intensifier l'usage de l'IoT au service des agriculteurs et éleveurs. « L'enjeu est de les aider à gérer leur exploitation malgré les vicissitudes climatiques », pointe le DSI.