Majoritairement DSI, administrateurs et consultants spécialisés, près de 80% des répondants à l’enquête sont issus d’entreprises régionales, essentiellement des ETI et grandes entreprises de plus de 1 000 salariés. 39% d’entre-deux sont chefs de projet IT, techniciens, administrateurs ou développeurs, ce qui donne une vision assez large des aspirations de chacun. Les résultats de cette enquête seront détaillés région par région à l’occasion des différentes étapes de l'IT Tour.

L’amélioration du cadre de vie, première source de motivation pour changer de région

Avec un secteur industriel qui concentre un vivier significatif d’emplois de haut niveau, la présence d’entreprises innovantes dans les technologies de pointe et la proximité d’espaces naturels exceptionnels, l’Auvergne-Rhône-Alpes arrive en tête des régions les plus attractives. Sur les deuxième et troisième marches du podium, les régions PACA et Occitanie confirment l’importance croissante du cadre de vie dans les trajectoires professionnelles. On remarque par ailleurs que les professionnels d’île de France, qui représentent un quart des répondants, manifestent l’envie de changer de région à hauteur de 37%, contre 26% sur la moyenne nationale.
Parmi les principaux moteurs de la mobilité régionale, on retrouve également les prétentions salariales à hauteur de 40% des répondants, ainsi que la perspective d’une évolution de poste.

Le consultant IT, un poste synonyme d’évolution de carrière

Devançant le développeur et l’architecte SI dans le classement des postes les plus porteurs, le consultant IT apparaît comme un profil de plus en plus stratégique. Vient ensuite le développeur. Back-end, front-end, full-stack… Alors que le nombre d’offres d’emploi ne cesse d’augmenter, les entreprises ont de plus en plus de mal à recruter des profils en adéquation avec leurs besoins. Certains mettent en cause des défaillances dans les processus de recrutement, des offres d’emploi mal définies ou des salaires en inadéquation avec les compétences. D’autres soulignent tout simplement la pénurie des talents, notamment dans le domaine de la sécurité ou plus classiquement sur des postes impliquant les langages de programmation les plus couramment utilisés (Javascript, Java et Python notamment). 

Porté par les projets de modernisation ou de migration des infrastructures IT, l’architecte SI apparaît également attractif. Les répondants confirment son rôle grandissant dans la digitalisation de l’entreprise en le positionnant à la troisième place des postes les plus porteurs. Cependant, le recrutement de ces profils stratégiques ne semble pas trouver un écho suffisant au sein des entreprises, puisque seulement 9% des personnes interrogées pensent que des postes d’architectes sont à pourvoir dans leur organisation.

Un besoin de formation particulièrement pressant dans le domaine de la sécurité IT 

Si une large majorité du panel interrogé (79%) éprouve le besoin de se former, près d’un tiers des répondants n’a entrepris aucune action en ce sens les cinq dernières années, probablement par manque de temps, de soutien financier ou de connaissances sur les possibilités existantes. La sécurité IT est le domaine dans lequel la volonté de se former se manifeste en tout premier lieu. Les entreprises de taille moyenne, qui représentent plus de 40% du panel de répondant, ont pris conscience de la criticité de ces enjeux.