Spécialisé dans les logiciels de gestion des infrastructures informatiques, l'éditeur français Staff &Line a décidé de changer de nom pour accélérer son développement sur le marché Nord-Américain où il a pris pied en 2010. La société prend le nom d'EasyVista, déjà adopté pour sa gamme de produits. Elle explique dans un communiqué que cette marque est mieux comprise dans les pays anglo-saxons et indique qu'en moins de dix-huit mois, une vingtaine de grands clients lui ont fait confiance aux États-Unis. Un marché où se concentre selon Gartner plus de la moitié du potentiel mondial des revenus de l'IT Service Management (ITSM).

L'éditeur a entamé en 2005 son implantation internationale en commençant par s'étendre en Europe. Il dispose de filiales outre-Manche, ainsi qu'en Espagne, au Portugal et en Italie, et précise que plus de la moitié de ses collaborateurs et un tiers de ses 800 clients se situent hors de France (35% du chiffre d'affaires sont réalisés à l'étranger). Ses solutions sont utilisées en mode SaaS par 300 clients, une option choisie de plus en plus souvent par les entreprises, souligne la société.

15 processus ITIL version 3 certifiés

L'offre d'EasyVista couvre les différentes étapes du cycle de vie des actifs informatiques : gestion du parc et des configurations, inventaire automatique, mais aussi gestion des incidents et des changements, portail utilisateurs, mises en production et suivi des budgets informatiques, gestion des projets IT et des processus ITIL, amélioration continue des services ITSM... La société a obtenu la certification de 15 processus ITIL version 3. 

La société Staff &Line a été co-fondée en 1988 par Sylvain Gauthier et Jamal Labed, respectivement PDG et directeur général de la société. Elle est cotée sur Alternext et a réalisé sur les neuf premiers mois de son exercice 2011 un chiffre d'affaires de 6,7 millions d'euros, en progression de 10% par rapport aux trois premiers trimestres 2010. L'exercice 2010 avait été marqué par un repli par rapport au précédent avec un chiffre d'affaires de 9,2 M€, expliqué par la transition de l'offre vers le modèle SaaS entraînant une baisse des ventes de licences.