Créée en 1898, l'Icam (Institut Catholique d'Arts et Métiers) forme chaque année environ 3 600 étudiants aux métiers de l'ingénierie. Pour prendre en compte l'évolution des pratiques d'études d'études (multi-sites, BYOD...), l'école a décidé de basculer vers des environnements de travail virtualisés (VDI). « Il fallait permettre aux étudiants de travailler autrement sur leurs projets en classe et en dehors », nous a expliqué Dominique Bugliani, responsable des systèmes d'information de l'Icam à l'occasion d'un point presse organisé jeudi 7 juin à l'occasion de l'événement Next organisé à Paris par Nutanix.

L'une des principales contraintes auxquelles l'Icam a dû répondre : faire reposer des applications particulièrement gourmandes en ressources (CAO/DAO sous Catia, Delma...) sur une infrastructure VDI suffisamment robuste. « On aurait pu aller dans le cloud mais on voulait garder en interne la technologie pour garantir un temps de latence faible avec une contrainte multi-sites et suffisamment de puissance », poursuit Dominique Bugliani. Un premier POC a été réalisé sur le site de Paris-Sénart en recourant à la solution hyperconvergée Virtual Computing Platform de Nutanix. « Les environnements virtualisés sous VMware tournent très bien sur la plateforme de Nutanix qui nous apporte la puissance de calcul et le stockage qui nous fallait », précise Dominique Bugliani. En revanche, une mise à l'échelle de l'infrastructure réseau à dû être effectuée en passant d'un lien 1 gigabit à 10 gigabits.

Un projet d'hyperconvergence à plusieurs millions d'euros sur 5 ans

« Nous avons démarré en février 2018. Ce qui nous a plu avec ce projet d'hyperconvergence était la possibilité de démarrer petit pour voir si cela était faisable avant d'élargir le périmètre aux autres sites », a expliqué Christophe Pennel, chef de projet numérique à l'Icam. Cette montée à l'échelle de l'utilisation de Nutanix est prévue pour la rentrée de septembre, le temps pour les équipes IT de l'Icam de finaliser les VM qui seront fournies aux étudiants et qui doivent être personnalisées en fonction des sites et de leurs projets.

L'école, pour qui ce projet est conséquent et nécessite un investissement de plusieurs millions d'euros sur 5 ans, ne compte pas en rester là puisque les sites de l'Icam à l'étranger (Chennai en Inde, Douala au Cameroun et Pointe-Noire au Congo) pourraient aussi profiter du VDI hyperconvergé à plus ou moins long terme. « On croit au gain apporté par cette solution et on met l'outil numérique au coeur de l'enseignement. Le support proposé est toujours là quand il faut et nous à même permis de détecter un problème sur un de nos équipements réseaux que nous n'avions pas vu », conclut Dominique Bugliani.