Le Crédit Mutuel est une banque française mutualiste née au XIXe siècle, qui regroupe des activités de banque de détail, d'assurance et de banque privée, ainsi que des services financiers pour les entreprises. Aujourd'hui, le groupe emploie 83 000 salariés au service de 36,1 millions de clients, particuliers et institutionnels. La banque a déployé des technologies d'intelligence artificielle (IA) sur grande échelle, pour servir ses clients et assister ses employés. Lors du WAICF (World Artificial Intelligence Cannes Festival) le 14 avril, Laurent Prud'hon, responsable de la cognitive factory chez Euro Information, filiale technologique du Crédit Mutuel, et Jean-Philippe Desbiolles, directeur général et vice-président services financiers chez IBM, ont présenté l'approche de cognitive factory mise en place pour soutenir cette stratégie.

La trajectoire vers l'IA du Crédit Mutuel a démarré il y a environ six ans. La banque a initié une réflexion dans le cadre d'un partenariat avec IBM autour de la solution Watson. Selon Jean-Philippe Desbiolles, il s'agissait d'infuser l'IA dans le groupe, « non pas comme un projet technologique, mais comme un levier de transformation. » Rapidement, le Crédit Mutuel a décidé d'accélérer la démarche, pour ne pas se contenter de déployer des cas d'usages l'un après l'autre, mais intégrer l'IA dans ses processus métiers. « Nous travaillons dans un grand groupe, avec beaucoup de lignes métiers. Les clients ont des questions sur tout type de sujet et sur de nombreux canaux », a confié Laurent Prud'hon. « Au démarrage, nous avions commencé par faire une solution par projet, pour un canal et une ligne métier. Très vite, nous avons constaté que les utilisateurs s'y perdaient. Il fallait créer une seule solution cohérente par groupe d'utilisateur : une pour les clients, une pour les conseillers, etc »

Pour répondre à ce besoin, Euro Information a créé en 2017 la cognitive factory, une entité métier dédiée à l'IA au sein du Crédit Mutuel... Lire la suite sur CIO