Le compte-rendu de l’observatoire des marchés des communications électroniques du second trimestre 2020 réalisé par l’ARCEP reflète le rapport des Français aux télécoms pendant le confinement. Cloîtrés chez eux, les appels téléphoniques par le fixe ou le mobile ont littéralement explosé. Il a « atteint un nouveau record jamais égalé en 20 ans : 72,2 milliards de minutes, soit une augmentation de 28,3% en un an contre -2,0% un an auparavant ».

Dans le détail, une très grande majorité de ces appels a été passée via le mobile (80%) pour un total de 57,2 milliards de minutes, soit une progression constatée de 30% sur un an. Le régulateur rappelle que l’augmentation généralement constatée tourne plutôt autour de 2 à 5%. La hausse se voit aussi sur la durée des communications incluse dans les forfaits des opérateurs qui est passée en moyenne à 4h40 par mois au deuxième trimestre (+30%).

Embellie sur le fixe, le roaming chute

Les réseaux fixes bénéficient également de l’embellie. Alors que depuis 7 ans, l’usage de la téléphonie fixe était en chute libre, elle gagne 22% au cours du second trimestre 2020. La durée moyenne d’appels chez les abonnés Internet (disposant d’une offre de téléphonie fixe) est passée à 2h17 par mois pendant cette période, soit un bonus d’une demi-heure par rapport à l’année précédente.

Pendant le confinement, les Français ont aussi surfé sur leur smartphone. La consommation de données a cru de 36%. Mais le régulateur constate que « la croissance est inférieure à celle relevée les six trimestres précédents, d’environ +45% en moyenne ». On peut imaginer que les personnes disposant du WiFi chez elles basculaient sur ce réseau pour ne pas consommer trop de data sur leur forfait. Autre changement inexorable, le SMS ne fait plus fortune, bousculé par les messageries instantanées (WhatsApp, Messenger,…). Enfin, le régulateur constate une forte baisse (-45,6%) des appels en roaming en raison de la fermeture des frontières et des restrictions sur les voyages.