Tombée dans l'escarcelle de NetApp en juin dernier, la technologie storageless de provisionning automatisé des surcapacités cloud des grands fournisseurs (Amazon, Microsoft, Google...) de la start-up israélienne Spot trouve un nouveau débouché. A l'occasion de sa conférence Insight 2020 (26-29 octobre), le fournisseur a annoncé Spot Storage, une offre de gestion et d'automatisation des ressources de stockage de ses services Cloud Volumes (sur AWS et GCP) et NetApp Files (Azure) en fonction des exigences et besoins applicatifs.

La technologie Spot Storage basée sur l'IA surveille la disponibilité et la tarification des surcapacités cloud des fournisseurs afin de permettre aux entreprises de les racheter à un coût largement inférieur. « Spot optimise les coûts en utilisant les instances surprovisionnées par tous les fournisseurs cloud qui sont facturées à seulement 10% de leur prix initial », nous a expliqué Mathias Robichon, directeur technique de NetApp France. « A l'usage, entre le coût à 100% des instances habituelles et celles de Spot à 10%, nos clients constatent un coût moyen de leurs instances cloud à 60-70% ». Spot Storage sera disponible sur AWS, Google Cloud (Cloud Volumes) et Azure (NetApp Files).

Trouver la bonne adéquation entre les pods et les instances

Spot Storage provisionne des surcapacités cloud aussi bien pour des machines virtuelles que des containers. Dans le premier cas, la solution gère le provisionnement en fonction des paramètres tel que le volume et les niveaux de performance des applicatifs choisis par les utilisateurs. Dans le second, les volumes de stockage persistent sont automatiquement et dynamiquement adaptés aux exigences des POD en fonction des niveaux de performance souhaités.

« Avec Spot, un volume de stockage qui est sur Cloud Volume ou NetApp Files, peut être adapté avec un niveau de performance extrême ou nominal en fonction de l'utilisation des apps. Avec Kubernetes, on démarre des pods qui reposent sur des instances compute, il faut trouver une bonne adéquation entre la taille des pods et les instance qui reposent dessus en fonction de l'usage », nous a expliqué Mathias Robichon.