Co-fondée en 2004 par Pedro Bados, avec Patrick Hertzog et Vincent Bieri et toujours basé à Lausanne, en Suisse, Netxthink promeut une solution de gestion de l’expérience utilisateur centrée sur l’environnement de travail numérique. Baptisée Experience, cette dernière est  architecturée autour des modules Analyse, Act, Engage, Integrate et Application Experience. Disponible en local et en mode SaaS, sur AWS pour le back-up, Experience analyse finement comment les employés s'approprient les outils proposés par l’entreprise et s’assure de la bonne conformité de chaque poste de travail, sur site ou en télétravail. Combinant l'analyse des postes de travail – avec un agent système -, la gestion des incidents et l’application des patchs de sécurité, la plateforme de Nexthink remonte aux DSI, CTO, et autres personnes en charge du digital workspace et de la transformation numérique des métriques clefs pour suivre le ressenti des utilisateurs, mais également surveiller l’activité de ces derniers. Selon les besoins des clients, l’agent système installé sur les postes de travail (Windows ou MacOS) remonte de 600 à 700 paramètres vers le serveur central de l’éditeur assurant le traitement analytique, avec un zeste d’IA, pour mieux comprendre les données techniques remontées.

Pour comprendre pourquoi un utilisateur se plaint de la lenteur de son PC - problème de mémoire, d’OS, de réseau ou de sécurité – il est nécessaire de remonter des logs pour analyser le fonctionnement du poste de travail et alimenter l’index DEX (Digital Experience Score). Ce dernier mesure la satisfaction des employés utilisant les outils et des services informatiques déployés par l’équipe IT. Plusieurs clients dont ABN Amro, le Crédit Agricole, Pernod-Ricard, la SNCF, Système U, le ministère de la Défense, Toyota Motor Europe ou encore Johnson & Johnson travaillent avec la solution de Nexthink. Comme l’explique dans une vidéo Arnaud Pire, architecte chez Toyota Motor Europe, « l’index DEX (Digital Experience Score) nous permet d’avoir la bonne image pour mesurer les écarts et fixer des objectifs ». Et chez ABN Amro, Nexthink assure un rôle d’observateur pour factualiser ce que font les utilisateurs, communiquer avec l’IT et les RH, et partager des informations avec les utilisateurs, nous a indiqué Marc Frentzel, directeur technique Europe du Sud chez Nexthink lors d’un point presse. « L’idée est d’assurer un équilibre entre vérification du bien être et surveillance des utilisateurs ». Dans une banque espagnole, Nexthink s’assure que les employés se connectent aux bonnes applications et que tout se passe bien.

Des campagnes personnalisées pour sensibiliser les employés 

La plateforme s’appuie également sur la collecte contextualisée des feedbacks des utilisateurs avec des campagnes automatisées pour alimenter les tableaux de bord des services IT et RH. Dans une entreprise, les employés regardaient beaucoup de vidéo en streaming sur Netflix et Youtube, ce qui étouffait la bande passante. Une campagne de sensibilisation sur le sujet a ramené les collaborateurs à de meilleures pratiques. « Les utilisateurs ont très bien réagi à la campagne », nous a assuré Marc Frentzel. « Nous sommes capables de personnaliser  les campagnes pour informer les utilisateurs sur les applications non recommandées et même de regarder les niveaux de conformité de chaque poste de travail ». Nexthink se pose en tant que juge de paix pour accompagner le développement et la mise en place des applications.

Pour assurer le bon fonctionnement de ces services, Netxthing ajoute de plus en plus d’IA, nous a précisé le directeur technique Europe. « Nous travaillons avec de l’auto-apprentissage pour détecter les comportements inhabituels. Grâce à l’IA, nous sommes capables de collecter les informations techniques de 120 000 postes de travail, et nous comptons monter jusqu’à 400 000 ». Des partenariats ont également été noués avec des acteurs comme ServiceNow  et Microsoft, et le recours à des API Rest apporte l’intégration à des dashboards en tant que microservices.