L’UE lance sa ligne pilote NanoIC. La Commission européenne a inauguré une ligne de conception et de production de puces nommée NanoIC dans les locaux du centre de recherche Imec à Louvain en Belgique. Cette infrastructure est ouverte aux entreprises, aux instituts de recherche et aux start-ups souhaitant prototyper et tester des composants dans différents domaines (IA, voitures autonomes, santé, 6G,…). L’initiative comprend plusieurs partenariats : CEA-Leti (France), Fraunhofer (Allemagne), VTT (Finlande), CSSNT-UPB (Roumanie) et Tyndall National Institute (Irlande). Elle est financée à hauteur de 700 M€ par l’UE dans le cadre du Chips Act et pour 1 Md€ par ASML. La société néerlandaise fournit une machine de litographie ultraviolette pour des gravures inférieures à 2 nm.

- Claude créé un compileur C pour 20 000 $. Dans un billet de blog, un chercheur d'Anthropic a partagé les résultats d'une recherche pour créer un compileur C avec Claude Opus 4.6 épaulés par différents agents pour travailler sur une base de code partagée sans intervention humaine active. Pour ce test,16 agents ont écrit à partir de zéro un compilateur C basé sur Rust, capable de compiler le noyau Linux. Après près de 2 000 sessions Claude Code, 2 milliards de jetons d'entrée et 140 millions de jetons de sortie pour un coût total d'un peu moins de 20 000 dollars, l'équipe d'agents a produit un compilateur de 100 000 lignes capable de construire Linux 6.9 sur x86, ARM et RISC-V. Cela en a fait « un projet extrêmement coûteux » par rapport aux plans les plus onéreux de Claude Max, a déclaré le chercheur. « Mais ce montant ne représente qu'une fraction de ce que cela me coûterait de produire cela soi-même, sans parler d'une équipe entière. » Par ailleurs on retiendra de cette expérience que le compilateur a réussi à construire de nombreux projets, mais pas tous et qu'il « ne remplace pas encore complètement un véritable compilateur et que le code généré n'est pas très efficace. »

- Plus d'outils Google pour préserver la vie privée. Dans le cadre du Safer Internet Day, le fournisseur a mis à jour ses outils concernant les résultats de recherches concernant des individus qu'ils ne veulent plus voir apparaitre. Après la suppression de résultats de recherche contenant des numéros de téléphone, adresses e-mail ou adresses personnelles, il est désormais également possible de demander la suppression des résultats qui incluent des informations telles que le numéro de permis de conduire, de passeport ou de sécurité sociale. Google précise que la suppression de ces informations de la recherche ne les supprime pas entièrement du web, mais que cela peut contribuer à préserver la confidentialité des informations personnelles.