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4G, un dossier mal engagé sur le bureau de l'Arcep


Edition du 01/02/2010 - par EuroTMT

L'arrivée de la 4ème génération de téléphonie mobile en France reste un vrai casse-tête pour l'Arcep. Le spectre radio dans les basses fréquences serait amputé, les équipements 4G restent soumis à question et le mode d'attribution des licences 4G n'est pas défini. L'objectif est pourtant de lancer la procédure fin 2010.

( Source EuroTMT ) Le Très Haut Débit mobile est l'un des gros dossiers de l'Arcep et il n'est certainement pas le plus facile à régler. Vendredi 15 janvier, l'Autorité de Régulation des Télécoms a publié les réponses qu'elle a reçues dans le cadre de la consultation publique consacrée aux fréquences du dividende numérique (790-862 MHz) et de la bande des 2,6 GHz. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ampleur des problèmes soulevés par les acteurs va contraindre l'autorité de régulation des télécoms à un exercice périlleux pour arriver à contenter tout le monde.

La consultation a été lancée le 5 mars 2009 et les réponses devaient être envoyées à l'Arcep avant le 15 juin. Elles ont donc été écrites avant l'attribution de la quatrième licence 3G à Free. Cela a obligé tous les acteurs à envisager deux cas : celui où un candidat obtiendrait cette licence, celui où il n'y aurait pas de nouvel entrant. Mais sur le fond du dossier, les deux scénarios se rejoignent sur trois points cruciaux : la date réelle de disponibilité des fréquences du dividende numérique, la maturité technologique du LTE (Long Term Evolution ou 4ème génération mobile) et le mode d'attribution des fréquences.

Des fréquences toujours indisponibles pour la 4G

L'enjeu est connu : à l'heure où l'Internet mobile au sens large est en plein décollage, les technologies 4G (LTE et WiMax) et les nouvelles fréquences doivent aussi permettre d'améliorer l'accès au très haut débit, notamment en zones rurales où installer de la fibre optique sera très coûteux. Cette construction ressemble en bien des points à l'histoire déjà racontée lors de l'arrivée de la 3G/UMTS. Un scénario finalement non concrétisé. L'arrivée de la 4G en campagne dépend de deux éléments clés : d'une part la disponibilité de fréquences basses permettant une réelle couverture nationale à moindre coût (la diffusion dans les basses fréquences nécessite moins de stations d'émission radio) et d'autre part, le saut technologique offert par la 4G.

Premier problème, soulevé par France Télécom, la France n'a toujours pas finalisé son plan cible de l'audiovisuel numérique et la date de disponibilité des fréquences du dividende numérique reste inconnue. De plus, se pose le problème du brouillage des services audiovisuels par les télécoms mobiles aux frontières de la bande allouée aux opérateurs. Un élément que rappelle aussi Canal Plus qui demande que la zone tampon permettant de protéger l'audiovisuel soit prise sur les fréquences télécoms. Et c'est ce qui inquiète France Télécom qui n'exclut pas que cette neutralisation concerne les fréquences entre 790 et 795 MHz, et dans un scénario noir pouvant aller jusqu'à 801 MHz, réduisant ainsi d'autant la partie réellement disponible pour la téléphonie mobile. De plus, l'Arcep ne peut guère agir dans ce dossier qui relève de la compétence de l'Agence nationale des fréquences qui travaille avec TDF (gestionnaire de points hauts et de la diffusion radio) et le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel).


(illustration : une clé USB 4G développée par Samsung est commercialisée par TeliaSonera afin de se connecter aux réseaux 4G que cet opérateur a déployé à Stockholm et Oslo.


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