La crise est durable. C'est le premier enseignement de cette étude. Pour 47% des dirigeants interrogés, la crise durera au moins jusqu'à fin 2012. 43% la voient se finir courant 2012, 7% seulement fin 2011. Ces dirigeants craignent avant tout, dans 48% des cas, la baisse de la consommation. Loin devant le cours des matières premières, qui inquiète 37% des répondants, ou même celle des faillites bancaires ou d'autres entreprises (24% d'inquiets). C'est donc le client particulier qui est au centre des préoccupations.  Et la situation générale  de l'économie qui inquiète.

Curieusement, les dirigeants interrogés sont moins inquiets pour leur entreprise et pour leur secteur que pour l'économie en général. 69% ont confiance dans l'entreprise sur les six mois à venir. Ils étaient 81% au mois de juin dernier, 81% également en avril, 84% en janvier. La chute est donc forte.  Concernant le secteur d'activité, et toujours sur six mois, les dirigeants sont confiants à 57%, contre 73% en juin, 74% en avril, 7% en janvier. Une chute  aussi forte qu'à la question précédente.

L'été a été meurtrier


Les points vraiment négatifs viennent de l'économie mondiale. 27% d'optimistes sur les six mois à venir, contre 51% en juin et 37% en avril, 38% en janvier. L'été a été meurtrier, comme le titre l'étude. Concernant l'économie française, la même tendance se retrouve, en plus violent, 22% de confiants, contre 57% en juin, 44 en avril, 44 également en janvier.

Autre paradoxe, si l'optimisme est en chute libre au passage de l'été, la reprise est réelle. Pour 52% des dirigeants, leur chiffrer d'affaires est supérieur à celui de 2010. 52% des dirigeants ont ce sentiment en septembre. Ils n'étaient que 41% sur le 1er semestre. Signe de cet optimisme, les dirigeants interrogés sont plus nombreux à envisager d'embaucher, 16%, que de réduire leurs effectifs, 7%.

Les priorités arrivent dans le même ordre qu'avant l'été. En tête (82%, avec  51% de très prioritaire et 31% d'assez prioritaire) la stratégie commerciale en baisse de 6 points par rapport à juin, ensuite les process de production (70% comme en juin), l'innovation (68% identique à juin).  Viennent ensuite : l'organisation interne, le positionnement sur les nouveaux marchés, le niveau des investissements, le recrutement de compétences, les nouvelles technologiques, le développement à l'international, les acquisitions.

(*) Ce Baromètre concerne les entreprises de 15 à 500 millions d'euros de CA annuel, il a été réalisé par l'Institut Opinion Way, du 29 août au 9 septembre, auprès de 300 dirigeants d'entreprise.