Le groupe Iliad propose 15 milliards de dollars pour racheter T-Mobile US.

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1886 documents trouvés, affichage des résultats 1 à 10.

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(01/08/2014 17:02:26)

Recap IT : Iliad veut acheter 15 Mds $ T-Mobile US, des bots DDoS dans Amazon EC2, Blackberry s'empare de Secusmart

15 milliards de dollars. Telle est la somme astronomique mise sur la table par Iliad, maison-mère de Free, pour s'emparer de l'opérateur de téléphonie américain T-Mobile US. Une proposition de rachat qui n'a pas été si bien accueillie par le marché et les analystes.  

Sur la semaine écoulée, plusieurs rachats sont en outre à signaler dont celui d'IBM dans la gestion des identités qui a mis la main sur CrossIdeas, ou Oracle qui a décidé d'acquérir TOA Technologies pour contrer Salesforce.com. Dans la sécurité, c'est Blackberry qui a aussi fait parler de lui en s'emparant de l'éditeur allemand Secusmart, spécialisé dans le chiffrement des communications voix et données. Sécurité toujours, avec la faille découverte dans Amazon Elasticsearch qui permet à des pirates d'installer des bots DDoS sur son service cloud EC2, la vulnérabilité découverte dans Android révélant une faiblesse dans le processus de validation de la chaîne de certificat, et des failles zero-day découvertes dans Symantec Endpoint Protection.

Attendu depuis plusieurs mois, le CDN (Content Delivery Network) d'Apple a fini par sortir du bois, avec à la clé des capacités de plusieurs térabits de données par seconde pour un coût estimé à plus de 100 millions de dollars. Ça a bougé aussi sur le terrain des systèmes d'exploitation, avec la demande faite par un groupe d'utilisateurs français à HP de poursuivre le support d'OpenVMS, encore utilisé par exemple chez EDF ou encore La Française des Jeux, ou encore du projet de Red Hat de standardiser Linux pour les serveurs ARM 64-bits. AMD qui justement a également proposé cette semaine une plateforme de développement ARM 64-bits basée sur la carte mère Opteron A1100

SAP mise sur un ancien de Netsuite pour relancer son activité cloud

Dans le registre des objets connectés, on retiendra sur la semaine passée une montre connectée attendue chez Swatch en 2015, mais également la parution d'un rapport mettant justement en garde sur la vulnérabilité aux attaques de ce type de terminaux, dans un contexte où les grandes entreprises françaises comme Legrand et La Poste commencent à s'investir sérieusement dans les objets connectés pour leur servir de moteur de croissance.

Le big data aura aussi fait parler de lui au travers de plusieurs annonces saillantes. En particulier IBM qui a trouvé un nouveau débouché pour sa technologie d'analyse apprenante avec l'USAA qui la met en place dans le cadre de ses activités de reclassement des militaires, mais également Hortonworks et Pivotal qui ont conclu un partenariat pour collaborer sur le projet open source Apache Ambari. Palantir s'est aussi fait remarquer en mettant la main sur le spécialiste de l'analyse de tweets Poptip. Sinon SAP a également créé une activité centrée sur les PME, baptisée SMB Solutions Group, et dirigée par un ancien de Netsuite. Outre le rachat de TOA, Oracle s'est aussi distingué mais pour d'autres raisons, l'option par défaut facturée 23000 dollars par CPU dans sa base de données 12c étant loin d'avoir été accueillie comme une bonne nouvelle. 

Dans la mobilité, on retiendra par ailleurs l'iPhone 6 qui fait parler de lui au travers d'une vidéo permettant de se rendre compte de sa taille, ou encore Samsung qui a retardé le lancement de son smartphone Tizen. Microsoft a également été au coeur de l'actualité avec l'annonce de l'arrivée de Windows Phone 8.1 Update 1 apportant quelques nouveautés sympathiques comme la technologie de reconnaissance vocale Cortana ou encore un VPN natif. En lien avec la mobilité toujours, les projets de recherche et de développement autour de l'autonomie des batteries est toujours aux préoccupations de nombreux chercheurs. C'est précisément le cas de ce groupe japonais qui a mis au point des batteries 7 fois plus denses que les modèles lithium-ion classiques. (...)

(01/08/2014 15:08:18)

Le CDN d'Apple en orbite

Cela fait plusieurs mois qu'Apple travaille à la réalisation de son propre CDN (Content Delivery Network) pour être en mesure de proposer le téléchargement de ses contenus directement depuis ses propres serveurs. Un moyen efficace pour tenter de réduire sa dépendance à Akamai et Level 3 et réduire les coûts qui ont explosé avec la montée en puissance de ses multiples services et applications cloud et vidéo. Ce CDN est aujourd'hui opérationnel aux Etats-Unis et en Europe, des traces de téléchargement de mises à jour du système d'exploitation OS X en provenance des serveurs d'Apple ayant été trouvées. Avec son CDN, Apple délivre son trafic directement aux autres fournisseurs d'accès Internet dont Comcast, via des accords d'interconnexion payants.

Pour son réseau de diffusion de contenus, Apple aurait vu les choses en grand avec une capacité de supporter jusqu'à plusieurs térabits de données téléchargées par seconde. Selon Dan Rayburn, analyste chez Frost & Sullivan, Apple devrait avoir investi d'ici la fin de l'année plus de 100 millions de dollars dans son CDN. Sa mise en oeuvre arrive à un moment clé pour Apple, à quelques semaines du lancement de la nouvelle version de son système d'exploitation OS X Yosemite et d'iOS 8. Pour autant, rien ne permet d'affirmer que ce CDN sera bien utilisé pour permettre aux utilisateurs de télécharger les dernières versions de Mac OS ou de son système d'exploitation mobile, Apple ayant également dans les tuyaux un nouveau service de diffusion de flux TV en direct qui pourrait très bien l'utiliser.

(...)

(01/08/2014 14:07:54)

Les objets connectés vulnérables et exposés aux attaques

HP, pour qui la sécurité constitue une part non négligeable de son activité suite aux rachats consécutifs de Fortify, ArcSight et Tipping Point, a publié une étude sur l'Internet des objets dans laquelle sont pointées du doigt de nombreuses vulnérabilités. Pour réaliser son étude, HP a utilisé des techniques de test manuelles et automatisées, sur 10 objets connectés populaires, basées sur de multiples critères allant de la sécurité de l'interface web, aux services réseaux en passant par le firmware, ou encore à l'authentification.

Les résultats sont édifiants : 7 terminaux connectés sur 10 utilisent des services réseaux non chiffrés qui pourraient permettre à un pirate d'accéder à des informations personnelles comme le nom, prénom, date de naissance, adresse de l'utilisateur, voire son numéro de carte de crédit. Par ailleurs, 8 sur 10 ne proposent pas, pour leurs services cloud et mobiles, des mots de passe suffisamment longs et complexes. Enfin, 6 objets connectés sur 10 proposent des interfaces utilisateurs présentant des vulnérabilités pouvant déboucher sur des attaques de type persistent XSS, et n'utilisent pas de chiffrement pour télécharger les mises à jour logicielles.

Parmi les terminaux connectés testés, on trouve des thermostats, des alamres ou encore des fermetures de portes de garage connectées. « Nous sommes aux prémices d'un monde des objets connectés qui devrait d'après le Gartner atteindre 26 milliards d'unités en 2020. Heureusement, il reste du temps pour les sécuriser avant que les consommateurs risquent quelque chose », avertit HP dans son étude.

(...)

(31/07/2014 17:11:00)

Gestion des identités : IBM rachète la start-up CrossIdeas

IBM poursuit ses rachats dans le domaine de la sécurité. Après avoir acquis l'année dernière - il y a presque un an - le fournisseur israelo-américain Trusteer pour 1 milliard de dollars, Big Blue a décidé cette fois de jeter son dévolu sur une start-up italienne, CorssIdeas. Basé à Rome, cet éditeur propose des solutions cloud et on-premise pour aider les organisations à gérer les identités et les accès aux SI et aux applications mais également analyser les risques de fraudes, de fuites d'informations ou encore de détecter les conflits d'intérêts et les erreurs humaines dans les processus métiers.

« IBM peut désormais fournir aux entreprises des capacités de gouvernance avancées et de transparence des risques de l'usine à la salle du conseil d'administration donnant aux leaders les indicateurs dont ils ont besoin pour protéger leurs marques et leurs clients », a expliqué Brendan Hannigan, general manager d'IBM Security Systems. Les solutions de CrossIdeas viendront étendre le portefeuille de solutions IAM (gestion des accès et des identités) de big blue et plus précisément sa gamme Security Identity Management.

Créé en 2011, CrossIdeas est déjà partenaire d'IBM via sa participation au programme Security Intelligence. La start-up italienne compte parmi ses références clients Ferrari, Telecom Italia, Piaggio, la ville de Naples ou encore le géant du secteur de l'énergie E-ON. CrossIdeas a par ailleurs été distinguée par le cabinet d'études Gartner en tant qu'éditeur visionnaire dans son Magic Quadrant 2013 de l'administration de la gouvernance et des identités.

(...)

(31/07/2014 09:34:55)

Réseaux sans fil : Le marché entreprise devrait bondir de 70% sur 4 ans

En 2018, le marché mondial des réseaux locaux sans fil (WLAN) pour entreprise devrait représenter 6,7Md$ de chiffres d'affaires, soit 70% de plus qu'en 2014. Selon Dell'Oro qui publie ces chiffres, le marché global du WLAN (professionnel et grand public) atteindra 12,2Md$ d'ici à 2018. D'après le cabinet d'études, l'adoption rapide du standard 802.11ac va porter une majeure partie de la croissance, stimulée par la rapide progression des systèmes WLAN gérés à distance.

Pour expliquer cette forte croissance du standard 802.11ac, Chris DePuy, directeur de recherche chez Dell'Oro avance notamment la nouvelle stratégie tarifaire des fournisseurs. « A chaque génération de standard, les prix avaient tendance à augmenter sérieusement, voire doubler. Avec l'arrivée du 802.11ac, ils n'ont presque pas bougé. C'est une stratégie inédite de la part des fournisseurs », déclare-t-il. Preuve du bien fondé de cette dernière, les systèmes utilisant ce standard représenteront 23% des ventes d'équipements WLAN en 2014, prévoit Dell'Oro. Après le même délai de commercialisation, le précédent standard, 802.11n, ne représentait que 11% des ventes. (...)

(31/07/2014 09:31:55)

Pierre & Vacances a retenu Splunk pour suivre ses infrastructures

Créé en 1967, le groupe Pierre & Vacances Center Parcs (PVCP) est aujourd'hui l'un des leaders du tourisme de proximité en Europe. Ses 7 000 collaborateurs accueillent chaque année 7,5 millions de clients à travers 300 sites répartis sur le vieux continent. D'un point de vue technique, le groupe s'appuie sur une DSI composée de 150 collaborateurs pour gérer son SI unique. Lors de la fusion des systèmes d'information de Pierre & Vacances et de Center Parcs en 2010, une problématique importante s'est toutefois dégagée. La DSI, qui n'avait pas de politique de sécurité globale, manquait de visibilité sur ses infrastructures, notamment sur les événements. Pour trouver et déployer un outil capable de répondre à ces exigences, le groupe PVCP a fait appel à l'intégrateur Nomios. Ce dernier l'a alors aiguillé vers la solution Splunk.

Pour répondre au cahier des charges du groupe de tourisme, l'intégrateur devait assurer le déploiement de la solution sans impacter le fonctionnement du SI. Nomios a ainsi installé des éléments de contrôle sur la plupart des outils du système comme les pare-feux, les messageries ou les proxys. L'ensemble des flux de données remontés par ces derniers a ensuite été intégré à la solution Splunk qui peut maintenant produire des rapports d'évènements quotidiens, hebdomadaires, mensuels ou annuels mais également envoyer des alertes par mail en cas d'incidents. Cette démarche donne non seulement à la DSI du groupe PVCP la capacité d'identifier rapidement les différentes menaces de sécurité mais permet aussi de délecter les problèmes sur le réseau.

(...)

(30/07/2014 10:58:04)

Signal, une app gratuite pour chiffrer ses appels vocaux sur iPhone

Alors que Blackberry vient juste d'annoncer le rachat de la société Secusmart, spécialisée dans le chiffrement des communications vocales, la plate-forme iPhone voit débarquer la première application gratuite pour chiffrer la voix (sur l'App Store US pour l'instant). Baptisé Signal, ce projet Open Source pour iOS est compatible avec son équivalent pour Android, RedPhone. Ce qui permet d'étendre considérablement le nombre de contacts potentiels. Il faut en effet que son interlocuteur ait préalablement installé le logiciel (Signal ou RedPhone donc) sur son terminal pour pouvoir établir une communication VoIP chiffrée. Ces applications gratuites qui brouillent les appels vocaux sont une réponse directe aux intrusions des gouvernements et des hackers dans la vie privée des citoyens.

Signal est issu du projet Open Whisper Systems, qui est à l'origine du développement de RedPhone et TextSecure, des apps Android qui chiffrent la voix et les textos. L'app Signal pourrait d'ailleurs bientôt arriver sur Android et combinerait les atouts de RedPhone et TextSecure dans un seul programme selon un article de blog.

Un produit remarquable 

Signal est remarquable pour trois raisons. Tout d'abord, il est gratuit. Il y a beaucoup de produits de chiffrement des appels vocaux sur le marché pour différentes plates-formes, et la plupart ne sont pas très chers. Et ils se destinent à des utilisateurs en entreprise. Deuxièmement, Signal repose sur du code Open Source, ce qui signifie que les développeurs peuvent regarder le code et vérifier son intégrité. C'est important depuis que des backdoors ont été découverts dans un grand nombre d'applications afin de faciliter le travail des agences de sécurité gouvernementales. Enfin, Signal est vraiment très simple à utiliser, tout comme RedPhone d'ailleurs. A la fin de l'installation, l'app envoie un code unique par SMS pour vérifier le numéro de téléphone de l'appareil.

Signal fournit un cryptage de la voix de bout en bout sur des communications IP. Signal affiche deux mots sur un écran pendant un appel, qui sont destinés à être vérifiées auprès de l'interlocuteur à l'autre bout pour s'assurer qu'une attaque man-in-the-middle n'est pas en cours. L'app pour iOS s'ajoute à un nombre croissant de solutions de chiffrement mobiles. Silent Circle, basé à Washington DC, offre des appels et des services SMS cryptés contre un abonnement mensuel. Il est un des partenaires de la société PSC basées à Genève qui commercialise le BlackPhone, un smartphone sécurisé proposé à la vente en Europe depuis juin dernier.

(...)

(28/07/2014 17:02:23)

Avec PRTG, Paessler propose d'anticiper la croissance du réseau

Parmi les outils de supervision du réseau, on compte de grands noms - Blue Coat, Cisco, Citrix, Exinda, Ipanema, Riverbed ou encore Silver Peak - avec des solutions taillées pour des infrastructures XXL. Mais les entreprises avec un réseau comprenant entre 250 à 5000 terminaux, PC et serveurs subissent les mêmes problèmes que les réseaux plus grands, mais avec des budgets bien inférieurs pour garantir la bonne santé de leur environnement. Parmi les outils de supervision de réseau milieu de gamme, on peut citer Heroix Longitude, HP Intelligent Management Center (IMC) Standard et Enterprise, Ipswitch WhatsUp Gold (WUG), Paessler PRTG Network Monitor ou encore SolarWinds Moniteur Orion Network Performance (NPM).


Des t
ableaux de bord en temps réel permettent de suivre les performances du réseau.

Une des erreurs courantes dans la gestion des infrastructures informatiques des entreprises reste encore aujourd'hui le manque d'intérêt pour les outils de surveillance réseau. C'est une erreur car, il est impératif d'anticiper la croissance du réseau pour éviter les mauvaises surprises. Après, les remontées d'alerte sont inutiles si personne ne prend le temps de les analyser pour décongestionner les points noirs handicapant les serveurs. L'éditeur allemand Paessler relève ce défi avec son produit de surveillance et de test de charge PRTG Network Monitor 12, qui assure la découverte de la topologie et mesure la consommation en bande passante du réseau. C'est un système de licence « tout en un » qui se distingue par son arborescence, la possibilité de créer ses propres bibliothèques, le déploiement de capteurs pour la surveillance de différents réseaux, sur sites ou distants. Il est également possible d'intégrer des cartes géographiques (Google Maps, MapQuest, CloudMade ou encore Nokia Maps) dans l'interface web du logiciel pour affiner la surveillance en affichant un rapide aperçu de l'état général du réseau.

Une version gratuite et limitée à 10 postes est disponible sur le site de l'éditeur tout comme une version de test valable 30 jours.

(...)

(28/07/2014 17:01:13)

Les objets connectés, un moteur de croissance pour les entreprises françaises

S'il y a bien un marché qui a le vent en poupe en ce moment, c'est bien celui de l'Internet des objets. Et cela ne devrait faire que commencer : alors que l'on comptait d'après Cisco quelques 200 millions d'objets connectés dans le monde en 2000, l'équipementier réseau estime qu'il devrait y en avoir plus de 50 milliards en 2022. L'Idate est même encore plus optimiste et table sur 80 milliards d'objets connectés dans le monde en 2020. Mais il n'y a pas qu'en volume que le marché de l'Internet des objets fait tourner les compteurs. En valeur, le cabinet d'études Gartner prévoit qu'il pourrait se hisser à 1 900 milliards de dollars dans 6 ans.

Bâtiments, compteurs, voitures, capteurs pour le bien-être et le sport... Les domaines où l'Internet des objets fait une percée en répondant à une grande variété de besoins sont de plus en plus nombreux et les entreprises françaises ne veulent pas passer à côté du phénomène. Pour certaines, cela constitue un prolongement presque naturel de leur coeur de métier, à l'image de Bouygues Energie Service par exemple. Pour d'autres en revanche, elles arrivent sur le marché des objets connectés car elles l'ont identifié comme un relais de croissance potentiel à leurs activités, ou parce qu'elles doivent faire suite à un profond bouleversement de leur modèle économique dans lequel les objets connectés constituent un levier stratégique.

Des boîtiers d'assistance à la personne aux postiers hyper-connectés  

« Nous travaillons sur des objets connectés prenant la forme de boîtiers d'assistance à l'autonomie pour les personnes en situation de dépendance pour garantir leur sécurité, prévenir les chutes à domicile, détecter des anomalies de comportement et les prémices de la maladie d'Alzheimer », a indiqué Giovanni Ungaro, en charge du projet Assistance à l'autonomie chez Legrand, lors de la table ronde big data, cloud, réseaux sociaux et sécurité des données : les composants du succès des objets connectés organisée à l'occasion de la soirée Syntec Camp qui s'est tenue le 1er juillet à Paris. En pénétrant le marché des objets connectés pour l'assistance aux personnes, Legrand déborde donc de son coeur de métier qui est la fourniture de solutions électriques pour aller sur celui des services à la personne. Un crédo porteur sur lequel La Poste s'est également engagée, dans une démarche qui apparaît toutefois plus contrainte que volontaire.

Table ronde objets connectés (Syntec Camp)

Giovanni Ungaro (directeur de l'Assistance à l'autonomie chez Legrand), Frédéric Salles (président de Matooma), Sylvie Joseph (directrice de la transformation de La Poste) et Anne Sophie Bordry (présidente du Think Tank objets connectés et intelligents) sont intervenus sur la table ronde Big Data, cloud, réseaux sociaux et sécurité des données : les composants du succès des objets connectés s'est tenue à Paris le 1er juillet 2014 à l'occasion du Syntec Camp.

« Notre modèle économique est largement remis en cause et nous avons engagé une importante transformation interne qui nous amène à transformer le rôle du facteur pour répondre aux besoins et modes de vie des gens dans un contexte où notre monopole sur la distribution du courrier n'existe plus », a expliqué Sylvie Joseph, directrice de la transformation de La Poste également présente sur la table ronde du Syntec Camp. « Nous travaillons sur la possibilité de laisser un recommandé sans la présence physique du client mais après sa validation à distance de sa réception par exemple depuis son smartphone ou encore sur la reprise de colis directement depuis sa boîte aux lettres, après que le client nous en ait avertit à distance. » Des projets rendus possible au travers du vaste chantier d'équiper les 85 000 postiers du groupe en smartphones pour échanger et capter la donnée en mettant le client au coeur du système d'information de La Poste.

A part les levées de fonds, les leviers de financement restent rares en France

Les grands comptes qui se lancent dans les objets connectés peuvent par ailleurs être amenées à s'appuyer sur l'expertise de start-ups spécialisées dans le domaine pour réussir leurs projets. Non sans parfois jouer un rôle capital dans leur (sur)vie. « En France, beaucoup de start-ups se sont fourvoyées sur la valeur de leur innovation en misant sur la technologie et non pas sur les usages et les services rendus. Je crois en l'innovation partagée entre les start-ups et les grands groupes qui ne sont pas là, comme beaucoup d'entre elles le pensent, pour piquer leurs idées et les bouffer », a lancé Giovanni Ungaro. La relation qui lie ainsi Legrand à Matooma, à l'origine de la technologie M2M intégrée aux boîtiers d'assistance de Legrand, en est ainsi une parfaite illustration. « Nous réalisons un chiffre d'affaires d'1 million d'euros aujourd'hui et en prévoyons 3 pour cette année mais nous ne sommes pas certain que nous serions encore là si Legrand ne nous avait pas fait dès le départ confiance ce qui nous a permis d'acquérir de l'expérience et obtenir une certaine notoriété auprès d'autres entreprises », a confié Frédéric Salles, président de Matooma.

Les start-ups des objets connectés tournent également en orbite autour de l'écosystème de La Poste. Notamment au travers de son fonds Xange et de ses 360 millions d'euros d'investissement dans les jeunes pousses technologiques, ou encore de son Lab Postal (programme de détection des PME innovantes) et de son incubateur Starting Poste. « Les levées de fonds dans les objets connectés devraient être plus élevées qu'ailleurs pour permettre aux start-ups d'avoir à leur disposition les infrastructures nécessaires sans penser l'avenir uniquement au travers d'un rachat », a tenu à souligner Sylvie Joseph. Des levées qui apparaissent souvent d'ailleurs comme le principal - voire le seul - levier à leur développement. « Il y a un problème de financement des start-ups en France car l'accès à certaines aides de la BPI ou prêts à taux zéro ne peuvent se faire qu'à hauteur des fonds propres, or quand il n'y en a presque pas comme bien souvent au départ, cela en bloque l'accès », a expliqué Frédéric Salles. « Ce n'est qu'après avoir réussi à boucler notre levée d'1 million d'euros que nos fonds propres ont remonté et que la BPI a pu nous financer ce qui laisser penser qu'en France, pour démarrer et pousser, il n'existe aujourd'hui aucune alternative à la levée de fonds. »  

(...)

(28/07/2014 12:02:28)

goTenna, l'antenne personnelle qui défie les pannes réseau

La start-up new-yorkaise goTenna propose une antenne portative qui peut prendre le relais des réseaux de communications en cas d'arrêt des services cellulaires. L'antenne portable se connecte à un smartphone via une connexion Bluetooth Low Energy. Il suffit ensuite aux utilisateurs d'ouvrir une application dédiée sous iOS ou Android, pour envoyer des SMS par voie hertzienne. Le destinataire doit aussi être équipé d'une goTenna pour recevoir les messages, c'est pourquoi le produit est vendu par paire.

Le dispositif utilise les fréquences radio 151MHz-154MHz. La portée des communications dépend de la position géographique des utilisateurs. Par exemple, dans Paris, dont la densité urbaine est très forte, la portée peut être inférieure à 1,5 km. Mais dans des espaces plus dégagés, elle pourrait atteindre jusqu'à 80 km. L'antenne, qui fonctionne avec une alimentation USB, stocke les messages et les conserve jusqu'à ce que la connexion Bluetooth Low Energy avec le destinataire soit établie.

Des conversations cryptées jusqu'à 80 kilomètres 

Certaines entreprises utilisent des systèmes communications de secours, que ce soit des téléphones satellitaires longue portée, des radios amateur, ou des talkies-walkies pour se parler à de plus courtes distances. La goTenna pourrait remplacer les talkies-walkies, avec quelques avantages. Par exemple, les messages sont cryptés et privés ; il n'est pas nécessaire de disposer d'un autre terminal de communication ; les utilisateurs peuvent passer par l'interface de leur smartphone. La goTenna peut également diffuser un message à tous les utilisateurs de l'antenne qui acceptent le broadcasting. « Avec une goTenna, l'utilisateur est totalement indépendant des réseaux classiques. Ce qui signifie que dans de nombreuses situations, elle peut servir de solution de secours à une autre solution de secours », a déclaré Daniela Perdomo, CEO et co-fondatrice, avec son frère Jorge Perdomo (il est le CTO de l'entreprise), de la start-up basée à Brooklyn.

Selon Daniela Perdomo, l'antenne peut servir comme outil de communication d'urgence, mais pas seulement : elle pense que le système pourrait très bien être utilisé pour les communications pendant les loisirs de plein air, en voyage ou dans des situations où il est important de préserver la confidentialité de ses communications. L'antenne fonctionne avec une batterie au lithium-ion qui peut tenir deux à trois jours en utilisation normale, ou une trentaine d'heures, si elle est allumée en permanence. La CEO de goTenna a précisé que ce sont les pannes intervenues pendant l'ouragan Sandy en 2012 qui l'ont incité à chercher une façon de faire communiquer des smartphones directement entre eux, sans passer par les réseaux cellulaires classiques. La goTenna sera disponible à la fin de l'automne, mais il est possible de précommander le produit sur le site de la start-up (http://static.gotenna.com). La paire de goTenna coûte 150 dollars HT.

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