Les membres de Zi Hackademy - site français spécialisé dans l'apprentissage des techniques de hacking et de protection antipiratage - ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête judiciaire faisant suite à différentes plaintes d'établissements bancaires.

Le 26 septembre, la dizaine de pirates s'était proposée de faire la démonstration de la vulnérabilité des sites bancaires français. Ces derniers avaient préalablement été avertis d'une faille jugée "élémentaires" par Zi Hackademy.

N'empêche, le code pénal condamne "le fait d'accéder ou de se maintenir frauduleusement" dans un site Internet. Et également le fait de dévoiler publiquement tout moyen d'y parvenir. En février 2002, le Tribunal de grande instance de Paris avait sanctionné la divulgation de failles par l'animateur du site Kitetoa.

Paradoxe : dans les deux cas il s'agit en fait d'apporter la preuve de la faillibilité de systèmes d'informations sensés être fortement sécurisés.

En mai 2001, une étude montrait qu'en matière de sécurité, notamment de cryptage, les banques étaient pires que les autres sites français.