Quelles ont été les évolutions de Teradata et de sa plateforme analytique d’entreprise, en particulier sur le cloud, depuis votre arrivée comme CEO l’an dernier ?

Je suis très enthousiaste sur tout ce que nous avons accompli en neuf mois en accélérant la transformation de l’entreprise. Trois principes l’ont étayée. En premier, que l’entreprise soit tirée par le marché et par le client, cela résume vraiment notre initiative cloud first, faire en sorte que Teradata soit vue comme une plateforme moderne et pertinente dans le cloud. Le deuxième aspect de notre transformation porte sur l’agilité. Nous avons par exemple redéfini les priorités sur nos investissements : de 30% de R&D sur le cloud, nous sommes passés à 70%. Et troisièmement, l’an dernier, nous avons réellement vu l’importance de la responsabilité les uns envers les autres. De notre point de vue, cela s’est concentré sur la diversité et l’inclusion, mais aussi sur nos activités environnementales, sociales et de gouvernance. Je suis ravi que nous ayons apporté un nouveau leadership dans l’entreprise et que nous ayons fourni de nombreuses capacités cloud qui ont vraiment permis d’en accélérer l’adoption par nos clients. 

L’offre Vantage lancée il y a deux ans est présentée comme une plateforme pour un monde multi-cloud et hybride. Qu’est-ce qui a été nativement développé pour le cloud ?

Il y a eu l’an dernier une réelle accélération de nos intégrations natives cloud dans Vantage et nous estimons être en tête des plateformes de données multi-cloud connectées. Nous sommes disponibles sur les principaux clouds publics avec l’intégration Native Object Store [NDLR : qui permet d’effectuer des requêtes sur des données situées sur des environnements de stockage externe compatibles S3 via Teradata SQL et des API]. Nous avons 17 intégrations avec des services AWS dont Glue et CloudWatch, 13 intégrations natives avec des services Azure, allant de Blob Storage à Power BI et 10 avec Google Cloud dont Cloud Storage, Looker, Cloud AI et Endpoint monitoring. Ces intégrations font partie de la plateforme Vantage et je pense que ça a réellement changé la perception de nos clients sur notre pertinence dans le cloud en tant que plateforme native. Cela nous permet d’aller de la gestion de données, à l’analyse et jusqu’au volet opérations. Lorsque nous combinons cela à notre capacité de fournir des environnements de démo ou de test et aux améliorations sur notre business model comme la tarification à la consommation, cela apporte une véritable expérience cloud native à nos clients. 

De quelles façons vos clients déploient-ils Vantage entre cloud public, privé et on-premise ? 

Nous considérons Vantage comme une plateforme. C’est un changement majeur par rapport à d’où vient Teradata, d’un point de vue historique. Historiquement, nous voulions avoir toutes les données exploitées sur nos produits Teradata et sur nos environnements de stockage. Avec notre approche plateforme, nous avons ouvert les capacités de Vantage pour pouvoir créer bien plus qu’un fabric de requêtes à travers les organisations. Et donc, comme les entreprises commencent à fédérer leurs données à travers les clouds, et y transfèrent certaines charges de travail, nous continuons à fournir cette capacité à intégrer tout cela ensemble. En utilisant les capacités de Teradata auxquelles nos clients font confiance pour récupérer les meilleures vues sur les données, quel que soit l’endroit où celles-ci sont stockées dans l’écosystème. Nous constatons un phénomène significatif de data gravity avec la migration de nos clients vers le cloud. Les données on-premise augmentent entre 1 et 4% alors que les données cloud progressent de 30%. Maintenant que les entreprises savent comment fédérer leurs traitements entre les clouds, elles veulent pouvoir fédérer les données à travers ces environnements clouds. Et les CIO auxquels j’ai parlé veulent éviter de se fermer à un seul fournisseur de cloud pour leurs données. De façon optionnelle, ils veulent avoir la capacité de transférer leurs données avec le moins de risques possibles. Et c’est là que nous pensons que Teradata peut vraiment aider les organisations à y parvenir. 

Quels sont les points forts de Teradata par rapport à des concurrents natifs cloud ? 

Lorsqu’il s’agit de mettre en oeuvre à l’échelle de l’entreprise, nous l’avons continuellement démontré à nos clients et nous pouvons le faire à un coût par requête meilleur et plus prévisible. Nous nous différencions de nos concurrents sur ces deux axes ainsi que sur différentes capacités analytiques de base de notre produit et sur notre philosophie globale. Nous délivrons une plateforme ouverte qui permet aux organisations de tirer bénéfice des données où qu’elles résident. Et ces données peuvent être interrogées et intégrées avec d’autres données à travers de nombreux environnements puis sauvegardées sur la plateforme Teradata pour fournir les informations métiers dont nos clients ont besoin. Nous nous différencions de certains fournisseurs natifs cloud par nos capacités de requêtes qui s’étendent en multi-cloud avec notre fabric de requêtes. Et lorsque les clients ont toujours des données on-premise, elles peuvent se déployer dans un environnement hybride vers le datacenter on-premise. 

Quels sont les défis que doivent relever vos clients ?

Il y en a 5. L’un d’eux est de pas être verrouillé avec un fournisseur. Nos clients ne veulent pas être attachés à un environnement cloud, ils veulent avoir d’autres options. Ils comprennent que la migration vers le cloud peut être très complexe et prendre beaucoup de temps. Concernant cette transition, chez Teradata, nous fournissons exactement les mêmes capacités dans le cloud que sur site. Nous simplifions et réduisons donc vraiment le délai de rentabilisation du passage vers le cloud. La plupart des CIO veulent que leurs équipes se concentrent sur l’innovation plutôt que sur le changement de plateforme. Ils veulent disposer des données dans le cloud aussi vite que possible. Et puis, évidemment, la réduction des risques et la réduction des coûts qui sont incroyablement importantes pour nos clients. Nous répondons à ces 5 défis en fournissant une solution connectée en multi-cloud qui a toutes les capacités de Teradata Vantage qu’ils utilisent on-premise et que nous apportons dans le cloud. Cela répond à la problématique de transition vers le cloud. 

Comment l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine sont-ils mis en oeuvre par Teradata ? 

Nous avons bâti dans la plateforme de très bonnes capacités analytiques, telles que nPath ou l’analyse des séries temporelles, qui procurent un niveau d’analyse que nos concurrents ne fournissent pas. Mais nous reconnaissons aussi que les data scientists aiment travailler avec leurs outils, nous voulons donc avoir l’approche la plus ouverte pour un écosystème moderne. Cela signifie une intégration étroite des fonctions analytiques et de l’apprentissage machine avec l’approche « bring your own model, bring your own analytics ». Nous le faisons à travers l’intégration avec des services tels que SageMaker d’AWS et les services de machine learning d’Azure et de Big Query. Donc, avec les fonctionnalités qui sont au coeur de la plateforme étendues par ces capacités, nous fournissons la meilleure expérience possible à nos clients.

L’an dernier, le chiffre d’affaire annuel récurrent de Teradata sur le cloud public a augmenté de 165% par rapport à 2019. Cela vient-il de clients existants ou de nouveaux ?

En 2020, dans un contexte économique particulièrement difficile, les équipes de Teradata ont concentré leurs efforts à aider les clients dans leur transformation numérique. La croissance dans le cloud que nous avons enregistrée démontre que nous avons une plateforme moderne dans le cloud et que nous offrons les meilleures façons d’y migrer ces environnements. Certains clients y ont transféré l’ensemble de leurs charges de travail on-premise, d’autres une partie. Certains l’utilisent pour la récupération après sinistre et la sauvegarde. Notre différenciation, c’est notre capacité à opérer dans le cloud à l’échelle de l’entreprise de la même façon avec les meilleures performances coût par requête pour les charges de travail que nos clients souhaitent migrer. Cela leur permet d’exécuter cette transformation avec beaucoup plus de certitude et de résultats et avec un risque réduit. 

Quels sont vos récents partenariats ?

Nous construisons des partenariats très positifs avec les intégrateurs de systèmes mondiaux et nos partenaires du consulting qui constituent ensemble des solutions cohérentes. Les capacités d’Informatica, par exemple, pour délivrer une approche de bout en bout. Nous avons aussi annoncé récemment un partenariat avec GE sur une solution pour l’industrie aéronautique basée sur Teradata Vantage qui apporte un ensemble complet d’insights et de capacités pour améliorer l’efficacité et l’efficience sur les opérations. 

Quelles sont les prochaines étapes de la feuille de route Vantage ?

Nous allons continuer à simplifier le trajet vers le cloud pour nos clients et à améliorer notre approche de la gestion de données dans son ensemble. Permettre l’analytique à l’échelle est incroyablement important pour nous mais nous avons aussi 40 ans d’expérience dans l’accompagnement de nos clients avec leurs données. Cela signifie que la connaissance que nous avons, du point de vue des modèles de données métiers et des cas d’usage, est incomparable. Et notre but est de formaliser un grand nombre de ces modèles de données métiers et de les mettre à disposition sur la plateforme Vantage pour permettre vraiment à nos clients de tirer rapidement de la valeur de la plateforme dans le cloud. 

Y a-t-il un autre point à souligner ?

Je pense que 2021 va vraiment être une année intéressante. Les organisations se concentrent sur l’accélération de leur transformation digitale, adoptent les technologies et services cloud natifs pour faire la différence dans leur business et pour se concentrer vraiment sur l’innovation plutôt que de reconstruire des capacités existantes. Et nous sommes enthousiasmés que la plateforme Vantage connectée multicloud puisse les aider avec toutes les opportunités qui se présentent.