Fin de la procédure entre Fidelity et Broadcom. Les deux sociétés ont signé un accord juste avant une audience prévue la semaine prochaine pour analyser la demande du fonds d’investissements d’empêcher Broadcom de couper l’accès aux logiciels de virtualisation « essentiel à son activité ». Pour rappel, une plainte a été déposée en novembre dernier devant la 10ème juridiction du Comté de Suffolk.

Dans cette affaire,  Fidelity Global Technologies, une filiale du fonds, est cliente de VMware depuis 2025 pour la virtualisation de serveurs. Après le rachat de VMware par Broadcom, ce dernier a mis fin aux licences perpétuelles et a regroupé les offres au sein de packages. Lors du renouvellement de contrat, il a refusé de repartir sur des licences perpétuelles en orientant son client vers les offres groupées, plus onéreuses. Des négociations ont eu lieu sans aboutir. Le fournisseur a alors annoncé à Fidelity qu’il couperait l’accès au support des solutions VMware le 22 décembre prochain.

Garantie d’une continuité des services

Cette date a été contestée par le fonds d’investissement en expliquant qu’il lui était « technologiquement impossible » d'abandonner la plateforme à cette date et qu'il lui faudrait au moins 18 à 24 mois pour le faire. Par ailleurs, il souligne que cet arrêt entraînerait « des pannes sur l'ensemble de ses plates-formes, que les clients ne pourraient pas accéder à leurs comptes ou effectuer des transactions, et que ses employés n'auraient plus accès à des systèmes internes clés ». Un angle d’attaque qui n’est pas sans rappelé celui utilisé par le Rijkswatterstaat, un organe du ministère des Infrastructures et de la Gestion de l’Eau des Pays-Bas. Ce dernier avait soutenu « l’importance vitale » des solutions de virtualisation pour garantir la continuité des services.

Avec l’accord signé en fin de semaine dernière, « les services Broadcom resteront opérationnels et n’auront aucun impact sur les activités, les clients, les collaborateurs ou les partenaires commerciaux de Fidelity », a indiqué un porte-parole dans un communiqué transmis à Reuters. Les deux parties n’ont pas donné plus de détails sur la teneur du compromis. Est-ce que le contrat a été prolongé ? Sur quel base ? Y a-t-il un plan de migration vers les offres packagées ? Autant de questions pour l’instant restées sans réponse.