Bruno Pennec, responsable de l'IT et de la sécurité du groupe Fime, résume la problématique à laquelle il était confronté, « nous avons les difficultés d'une petite structure mais les contraintes d'un grand groupe ». Fime est une société experte en conseil, du test et des services de certification sur le marché du paiement électronique comprenant 500 personnes avec un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros. Elle est présente sur 11 sites dans le monde dont 3 sites en France. A la suite d'une réorganisation du groupe, la question des communications s'est posée avec une volonté d'harmonisation. En effet, dans chacune des filiales, la téléphonie, les réunions à distance et les partages d'écrans étaient opérés par des prestataires différents. L'objectif était « d'aller vers de la convergence avec comme contrainte d'avoir le même service qu'avant, voir plus, et être déployable sur les sites distants », souligne le dirigeant.

Après un tour du marché, deux finalistes sortent du lot, Fuze (plateforme cloud de communications et de collaboration) et Skype. Le premier était inconnu par Bruno Pennec et a été recommandé par « la personne en charge de regarder les solutions alternatives ». Le second avait déjà un pied dans la société avec Office 365. Finalement le choix s'est porté sur Fuze pour plusieurs raisons rapporte le responsable de l'IT, « dans un contexte international, Fuze prenait en charge le déploiement avec la portabilité, l'intégration, une logique de tchat, des éléments de collaboration interne et externe. Par ailleurs, il y avait une promesse de coût fixe au niveau mondial et un bon niveau d'accompagnement ».

Un stress test pour validation

Fort de ces ambitions, Fime a réalisé pendant 2 mois un PoC sur une agence au Canada qui disposait encore d'un central téléphonique. Les collaborateurs ont eu accès à une offre de service de téléphonie clé en main et accessible sur tous les supports (téléphone fixe et mobile, tablette et PC) à lequel s'ajoute la messagerie instantanée ainsi que les conférences web, audio et vidéo. Les équipes de Fuze sont intervenues à la fois sur la partie réseau, mais aussi sur l'accompagnement des utilisateurs. Devant les retours positifs de ces derniers, la décision a été prise de déployer la plateforme cloud sur l'ensemble de la France soit près de 250 personnes. La question de l'accompagnement était importante, car « c'était la fin du téléphone pour les collaborateurs ». Fuze a présenté la solution dans plusieurs sites pour vaincre les dernières résistances. Est-ce que le déploiement s'est déroulé sans accrocs ? Bruno Pennec reconnaît quelques hiatus, notamment sur les adressages IP, « une faute qui nous incombe » tempère néanmoins le responsable. Idem pour la Chine qui est un cas à part avec la problématique du grand firewall.

Une anecdote a fini d'emporter l'adhésion de Bruno Pennec, « notre direction a décidé un jour d'utiliser la plateforme pour s'adresser aux 500 collaborateurs, j'avais peur que le service tombe mais non, cela a fonctionné ». Fuze a donc été progressivement déployé sur l'ensemble des site dans le monde. Depuis, les retours des utilisateurs sont positifs. « La bonne surprise sur la promesse des tarifs fixes. Les factures sont lissées mais le contrat et le cahier des charges est respecté », constate en outre le responsable IT. Pour l'avenir, il salue « l'esprit d'amélioration continue » de la plateforme cloud, avec des fonctionnalités comme l'alerte avant une conférence « pour arriver à l'heure à la réunion » ou la capacité de produire des webinars externes.