Une assurance cybercriminalité pour les entrepreneurs, indépendants et TPE couvrant piratage, rançonnage, vol ou chiffrage de données et usurpation d’identité, c’est l’une des offres d’Easyblue, l’assurtech française qui vient de lever 1,6 million d'euros auprès de ses investisseurs historiques dont Romain Mulliez, président de Picwic. Pour ce 2e tour de table, des investisseurs suisses et allemands les ont rejoints, ainsi que des business angels du secteur de la banque/assurance comme Stefan Jaecklin. Le président fondateur d’EasyBlue, François-Xavier Combe, évolue lui-même dans le monde de l’assurance depuis 20 ans. Il a fondé la start-up en 2018 pour apporter aux indépendants et aux petites entreprises des réponses rapides à leur besoin de couverture des risques à travers un parcours de souscription entièrement numérisé prenant en compte les spécificités de chaque métier pour trouver le produit d’assurance le plus adapté.

Cette recherche, qui s’appuie sur l’IA, est directement menée par le souscripteur sur la plateforme, 24 h/24, à l’aide d’un questionnaire sur son activité. Elle se fait en quelques minutes, certifie EasyBlue, alors qu’il faut souvent plusieurs jours aux entrepreneurs pour dénicher, par exemple, le contrat de responsabilité civile professionnelle pour s'assurer contre les dommages qu’ils peuvent causer à des tiers. Pour affiner la pertinence de ses réponses, la start-up a recensé plus de 500 métiers* (dans le numérique, par exemple, les développeurs web freelance, les graphistes web, les métiers du e-commerce). Parmi les produit proposés, à côté de la protection juridique professionnelle, figure une assurance dommages au matériel informatique. Sur la plateforme, les assurés disposent d’un espace sécurisé pour accéder à leurs contrats, attestations, factures et à l’ensemble des documents associés. 

Un parcours de coaching des risques pour protéger à 360° 

EasyBlue est un courtier qui élabore des produits d’assurance spécifiques en partenariat avec des groupes comme Axa et Hiscox. Avec la levée de fonds, l’assurtech française veut étendre le coaching de risques qu’elle propose à ses clients. L’objectif est d’offrir un diagnostic complet et gratuit de tous les risques identifiés et une offre de protection à 360°, avec la possibilité pour les indépendants ou entreprises assurés de faire évoluer et d’ajuster eux-mêmes leurs polices d’assurance pour disposer de la meilleure couverture au coût le plus juste, suivant l’évolution de l’activité. EasyBlue.io compte intégrer la brique technologique d’évaluation dynamique de risques sans augmenter ses tarifs. A titre d’exemple, l’assurance cybercriminalité démarre à 15 € par mois. Sur le site de l’assurtech, un exemple de remboursement après une cyberattaque sur une boutique de e-commerce couvre les frais de reconstitution des données chiffrées, l’indemnisation des frais d’expédition, les frais de remise en état et de re-référencement du site internet, ainsi que la perte d’exploitation de l’activité sur la boutique.

* entre autres parmi les métiers recensés ceux de l’artisanat, de l'audiovisuel et du spectacle, du digital et de l'informatique, du commerce et e-commerce, de la culture et loisirs, des service à la personne, de la communication et publicité et du conseil, notamment.