Depuis quelques trimestres, le marché de l’Internet des objets est passé à la vitesse supérieure. Il suffit de regarder la prolifération de projets avec les start-ups (vélos en libre service avec GoBee, scooters électriques avec Cityscoot, partage de voitures avec Less, présentoirs connectés avec Heyliat), mais également dans les entreprises avec l’équipement mobile des contrôleurs à la SNCF ou encore la connexion IP des capteurs et actionneurs dans les raffineries. Derrières toutes ces solutions, on retrouve généralement la souplesse apportée par le cloud, que ce soit pour le développement et la gestion de la plateforme IoT.

Sur ce marché du PaaS, on rencontre les grands noms habituels, AWS IoT, Azure IoT Suite… mais également des outsiders comme Vantiq que nous avons récemment rencontré à Paris. Cette start-up californienne fondée en 2014 par Marty Sprinzen (CEO) et Paul Butterworth (CTO) - des anciens de Forte Software racheté pour une coquette somme par Sun en 1999 - est aujourd’hui représentée par Christian Hiller en Europe (en tant que senior vice-président EMEA). Un nom bien connu dans le monde des nouvelles technologies puisqu’il s’agit de l’ancien président d’EMC France, de Sun France et de Forte Software France pour résumer rapidement. L’équipe EMEA s’est également adjointe les services de Jean-Yves Pronier au poste de strategic business developpement. Un bureau a été ouvert en Angleterre et un autre devrait bientôt suivre en Allemagne. Une équipe européenne dotée d’une très grande expérience et rodée aux besoins des métiers.

Ce module de collaboration est lié à une application de maintenance prédictive (transformateurs électriques d’un réseau type « ERDF ». (Crédit Vantiq)

« Il y a deux et demi, Marty Sprinzen et Paul Butterworth – un duo doté de fortes compétences pour découvrir et anticiper les projets des clients - se sont rendu compte que les nouvelles technologies IoT allaient exploser avec des millions de capteurs à gérer. 7500 capteurs, par exemple, pour une machine à papier. Un traitement en temps réel difficile à réaliser », nous a indiqué Christian Hiller. « Voilà pourquoi Vantiq propose aujourd’hui une plateforme de développement et de déploiement pour les applications temps-réel et event-driven ». Cette solution aPaaS (application Plateform as a Service) de type low code - avec un niveau élevé d’abstractions – s’appuie sur un modèle de développement visuel pour construire plus rapidement des applications permettant aux humains et aux machines de travailler ensemble.

L’espace de développement low-Code et drag’n drop’ de Vantiq de cette même application de maintenance prédictive pour le transport de courant électrique. (Crédit Vantiq)

La solution de Vantiq a été conçue dès le départ pour construire des applications en temps réel en utilisant un framework de type microservices et sans serveur (cloud serverless) avec une base de données MongoDB. Proche du temps réel, la plateforme d’exécution de Vantiq permet d’exécuter les applications basées sur les événements (les events en programmation). Le machine learning est également de la partie avec le recours à des API Rest pour travailler avec les moteurs du marché IBM, Azure et Google. La plateforme est hébergée sur AWS, Azure, Alibaba ou on-premise avec des instances privées si le client le désire.

A partir de 100 000$ 

Si le prochain défi informatique majeur est de créer des applications qui permettent aux gens et aux machines connectées de collaborer plus facilement, Vantiq se positionne sans délai sur ce marché avec des partenaires de poids comme Atos et Nextworld. « Nous pouvons développer une application de type Uber en une semaine », nous a affirmé sans détour le vice-président EMEA. Tous les relais IoT sont supportés que ce soit des réseaux de type Lora ou SigFox. Pour les tarifs, la facturation s’effectue au nombre de messages traités. Trois types de volumétrie sont proposés pour l’instant : small, large et pulse. Comptez 100 000 dollars pour démarrer un projet.