Créé en Vendée en 1964 autour de la spécialité du transport en « cour de ferme » (Transport de volailles, et d'aliments d'élevage, collecte de lait), le Groupe Mousset s'est constitué progressivement par une série de rachats d'autres transporteurs. Il a ainsi étendu son périmètre tant sur le plan géographique (France entière, Pologne, Ukraine, Maroc) qu'en termes d'activités (Transport industriel avec manutention, messagerie industrielle, transport tri-températures). En 2019, il avait ainsi 2300 collaborateurs et générait 220 millions d'euros de chiffre d'affaires, connaissant une forte croissance qui devrait l'amener à 300 millions d'euros de chiffre d'affaires et 3000 collaborateurs fin 2021 (trajectoire jusqu'à présent respectée malgré la crise sanitaire). Le groupe ayant conservé sa structure en une quinzaine de sociétés, l'informatique est logée dans un GIE. « Si la comptabilité et la messagerie doivent être forcément déployées, le patron de chaque société peut ne pas utiliser tous les outils du groupe s'il le souhaite ou, lors d'un rachat, migrer au rythme qu'il souhaite. C'est donc à moi de le convaincre » indique Anaïs Babin, DSI du groupe Mousset. Le travail ubiquitaire étant consubstantiel à l'activité de l'entreprise, basculer vers des communications unifiées s'est imposé après le déploiement une bureautique en SaaS.

L'organisation de l'entreprise est donc liée à une forte décentralisation et, aussi, à une forte responsabilisation locale. Anaïs Babin précise : « nous n'avons pas de chauffeur avaleur de bitume mais des conducteurs dont le savoir-faire est important, par exemples pour manipuler des grues, réaliser des tests bactériologiques, etc. » Et il n'y a aucun DRH groupe : il n'y a que quatre niveaux hiérarchiques. Le conducteur est ainsi sous la supervision de l'un des 80 patrons de business units qui sont aussi responsables du contact commercial avec les clients ; les directeurs de région managent les différents unités et gèrent les gros contrats ; et enfin, il y a le niveau de la direction générale. Les 80 sites vont « du bungalow à l'entrepôt ». Et, parfois, le seul équipement fixe est un téléphone. Si le manager est ailleurs (ce qui est fréquent), le téléphone peut parfois sonner dans le vide. Il existe également un système de téléphones mobiles d'astreinte qui doivent être passés en relais entre les conducteurs concernés, ce qui n'est guère pratique.

Rendre le travail ubiquitaire aisé

Si, historiquement, il y avait une grosse base installée de lignes fixes Orange en téléphonie classique, il y avait de nombreux contrats différents dont la gestion était lourde. Surtout, il s'agissait de faciliter le travail ubiquitaire. « Ce qui se révèle particulière important aujourd'hui » souligne Anaïs Babin. L'entreprise a déjà basculé depuis plusieurs années sur la bureautique SaaS de Google, Google Workspace (ex-Gsuite), tous les collaborateurs étant dotés d'une adresse mail et d'un téléphone, les PC choisis étant systématiquement désormais des portables. En 2018, il restait donc à basculer la téléphonie fixe et mobile. L'objectif était bien de permettre au management de travailler de partout, y compris en clientèle. Anaïs Babin pointe : « il fallait arrêter d'avoir un téléphone fixe sur le bureau, une ligne fixe, les téléphones mobiles d'astreinte, etc. ». Si les collaborateurs utilisaient déjà Google Meet et les autres outils de collaboration, ceux-ci ne répondaient pas réellement aux contraintes d'une téléphonie professionnelle. De plus, la logique adoptée est celle de multiplier les briques fonctionnelles, réalisées par des experts de chaque domaine, et interconnectées.

« Google n'avait pas une approche experte de la téléphonie comme nous le voulions » tranche Anaïs Babin. Quatre solutions ont donc été examinées : Teaming de Orange Business Services, Fuze, Coriolis et Avaya. Les deux premières étaient des solutions globales de collaboration au-delà du périmètre désiré. Quant à Avaya, l'entreprise utilisait déjà ses services pour le PABX du siège social. Le DSI a donc réalisé d'un côté une étude budgétaire, de l'autre des PoC avec des utilisateurs. Anaïs Babin explique : « les coûts complets étaient vite croissants sur des solutions au périmètre trop vaste et nous avions déjà pu apprécier la qualité du service d'Avaya ».

Plus simple, plus agile et moins cher

C'est donc la solution proposée par Avaya qui a été finalement choisie, en mode hébergé par Orange Business Services. La première phase du projet a consisté à remplacer l'existant sur environ 30 % des lignes. « Le PABX a été débranché il y a un mois » se réjouit le DSI. Mais, durant cette phase, le fameux téléphone fixe est toujours là avec ses prises RJ45. La deuxième étape est en cours et vise à décommissionner totalement la téléphonie fixe et déployer sur l'ensemble du parc des softphones Avaya. Si, dans beaucoup de cas, l'audio de l'ordinateur sera suffisant, ceux devant gérer de nombreux appels seront équipés de casques Jabra.

La rationalisation des contrats télécoms et la différence de coûts des nombreuses communications internationales vont permettre un ROI sur environ un an et demi. « En plus, l'intégration de nouvelles entités sera évidemment plus simple » se réjouit Anaïs Babin.