Alors que l’Allemagne avait tenu en haleine les observateurs télécoms avec un nombre record de tours, il n’aura fallu que 3 jours pour les enchères françaises sur la 5G pour se dénouer. En effet, au bout de 17 tours, les opérateurs ont réussi à se mettre d’accord sur l’attribution des 11 blocs de 10 MHz encore disponibles dans la bande 3,4‑3,8 GHz. Pour l’occasion, le secrétaire d’Etat en charge du numérique, Cédric O et Sébastien Soriano, président de l’Arcep, ont profité d’une visite des laboratoires d’Ericsson pour annonce la bonne nouvelle.

Dans le détail, chaque bloc a atteint la somme de 126 millions d’euros. La répartition des blocs s’effectue de la façon suivante : 2 pour Bouygues Telecom, 2 pour Free Mobile, 4 pour Orange et 3 pour SFR. Bouygues Telecom et Orange ont revu leur prétention à la baisse car il souhaitait au démarrage obtenir respectivement 3 et 4 blocs. En matière tarifaire, Bouygues Telecom déboursera 602 millions d’euros tout comme Free Mobile, 854 millions pour Orange et 728 millions pour SFR. Au total, l’Etat devrait récupérer près de 2,8 milliards d’euros.

Une autre enchère pour le positionnement

Pour autant, ce n’est pas la fin de la procédure. En effet, l’ARCEP a prévu une autre enchère pour le positionnement des opérateurs au sein de la bande de fréquence 3,4-3,8 GHz. Elle permettra aux lauréats d’exprimer leurs préférences de position dans la bande ainsi que de position relative avec les autres lauréats. Ce cycle doit être organisé courant octobre par le régulateur.

Une fois les précieux sésames obtenus, les opérateurs pourront commencer les déploiements. Ils devront aussi répondre aux inquiétudes de certains sur la nocivité et l'empreinte écologique de la 5G.