Jusqu’alors occasionnel, le télétravail s’est transformé lors de la crise sanitaire en une modalité à part entière qui a séduit bon nombre de professionnels, dont les informaticiens. Ce goût prononcé des professionnels IT pour un mode d’organisation en distanciel ressort dans le baromètre Pulse réalisé par Fed IT, un cabinet spécialisé dans le recrutement de profils IT. Pour cette 5e édition, 226 professionnels de l’informatique (développement, infrastructure, décisionnel, management de projet) travaillant en CDI, CDD ou freelance ont été interrogés entre mars et avril 2021. Les résultats montrent que la crise a bien eu un effet catalyseur sur les pratiques de collaboration dans l’informatique. En effet, avant la pandémie, seuls 7% des répondants déclaraient avoir eu le droit de télétravailler plus de 3 fois par semaine. Aujourd’hui, ils sont plus de 61% à avoir adopté ce rythme, dont 44% à plein temps. 

Une forte proportion d'informaticiens exerce 100% en mode virtuel (Source: Fed IT: Crédit image: Fed IT) 

Des ajustements pour répondre aux demandes

Les entreprises du secteur IT semblent avoir joué le jeu en augmentant le nombre de jours autorisés hors site. C’est en grande partie à ce titre que 81% des répondants ont indiqué avoir connu des ajustements dans leur rythme de télétravail. Interrogés sur la mise en place d’une organisation de ce type dans la durée, plus des trois quarts des spécialistes IT (77 %) souhaite conserver leur rythme de télétravail même après la crise sanitaire. Globalement la fréquence souhaitée serait de 1 à  3 jours d’activités exercés à distance par semaine, pour plus de la moitié des professionnels interrogés (57 %). Parmi ceux qui ne souhaitent pas faire le bascule, Fed IT observe que près de la moitié (45 %) ont travaillé à temps plein depuis le début de la crise.

La plupart des professionnels IT veulent équilibrer le temps passé chez eux et au bureau. (Source Fed IT. Crédit photo: Fed IT)

Au-delà de la fréquence, l’étude a souhaité identifier les motivations des informaticiens pour exercer leur activité en distanciel. La raison principale ? Le confort lié aux transports, à la flexibilité des horaires et au temps passé avec la famille (44 %). De plus, pour 27% des informaticiens interrogés, leur fonction ne nécessite pas de présence physique quotidienne sur site. A l’inverse, ceux qui n’apprécient pas le télétravail (14 % des sondés), avancent à 37 % la crainte d’un empiètement du professionnel sur la sphère privée, quand près d’un tiers (29 %) revendique le besoin de sociabilisation. Ils sont également 14% à évoquer un lieu de vie non adapté à une collaboration 100% en mode virtuel. Thomas Carlier, manager chez Fed IT a conclut en soulignant que préserver le bien-être des salariés est une donnée importante que les entreprises doivent prendre en compte.