Un groupe de travail international sur la résilience du cloud computing (IWGCR), composé de chercheurs français, colombien, chinois, japonais, vient de publier pour la seconde année son étude sur la disponibilité des services clouds et plus exactement le recensement et l'impact financier des pannes. L'étude référence 28 fournisseurs de clouds et a comptabilisé au total, en 2012, 389 heures d'indisponibilité. La palme revenant à Microsoft Azure avec 111,5 heures de pannes.

Laurent Séguin, coordinateur de l'initiative explique que « la durée moyenne des interruptions de service est de 22,78 heures en 2012 pour un taux de disponibilité de 99,74%, un bond par 3 par rapport à 2011 ». Les chercheurs expliquent cette croissance par l'intégration d'autres sources d'informations à leur méthodologie et la transparence de certains opérateurs où les pannes doivent légalement être signalées. Sur le plan financier, les arrêts de services ont coûté depuis 2007 près de 275 millions de dollars dont plus de 103 millions de dollars juste pour l'année 2012.

Adopter une stratégie multi-fournisseurs


Devant ces chiffres, Nicolas Guillaume, responsable de la communication et des affaires publiques EMEA de Cedexis, souligne, « les causes d'indisponibilité sont nombreuses et variées. Afin de réduire ses effets, il est souhaitable pour les utilisateurs de cloud computing d'éviter de centraliser la totalité de leurs services et de données chez un même fournisseur. Une stratégie multi-fournisseurs est désormais la règle pour éviter les incidents et les interruptions ».

Comme l'année dernière, le groupe de travail avertit sur les imperfections de sa méthodologie qui repose sur des articles de presse, mais aussi sur l'obligation légale faite aux opérateurs de publier leurs incidents. Les chiffres annoncés par l'IWGCR sont donc sous-estimés et le groupe prévoit d'améliorer encore ses sources l'année prochaine.