En 2026, les salaires dans l’IT en France resteront stables poursuivant la phase de consolidation amorcée en 2024. Toutefois, les niveaux restent élevés en particulier sur certains postes clés. C’est la tendance relevée par le cabinet LHH dans sa dernière étude sur les salaires. Les recruteurs concentrent désormais leurs politiques salariales à l’embauche sur des profils capables de conjuguer expertise technique, maîtrise des enjeux de transformation numérique et capacités de pilotage. Dans ce contexte, les fonctions liées au management des systèmes d’information, à la cybersécurité et à la data enregistrent les niveaux de rémunération les plus élevés. Ces professions sont mentionnées dans la grille de LHH qui propose trois niveaux de lecture : 1er quartile où 25 % des salaires sont inférieurs à la valeur mentionnée, médiane où 50 % des salaires sont inférieurs, et 50 % supérieurs au montant indiqué et 3eme quartile, où 75 % des salaires sont inférieurs aux données spécifiées. En haut du classement se trouve le directeur des systèmes d’information avec une rémunération brute annuelle à l’embauche de 150,8 K€ pour le 1er quartile, 165, 6 K€ pour la médiane et 171 K€ pour le 3e quartile.
Dans les métiers liés à l'infrastructure, l’architecte systèmes fait aussi partie des mieux lotis, soit un salaire compris entre 98,8 K€ et 110,6 K€. A ses côtés, le responsable en ingénierie logicielle peut toucher entre 93,3 K€ et au-delà de 117 K€ a son arrivée dans une entreprise. Dans une proportion plus modérée, figure le responsable de la sécurité IT avec 71, 2 K € sur le bulletin de paye pour le 1er quartile, 80 K€ pour la médiane et 91,6 K€ pour le 3e quartile. S’agissant des professions des données, le responsable en data analytique est plutôt bien positionné. Son salaire se situe à 96,5 K€ pour le 1er quartile. Il monte à 108,9 K€ pour la ligne médiane et dépasse 124 K€ pour le dernier quartile.

Les salaires IT 2026 à l’embauche : 1er quartile : 25 % des salaires sont inférieurs à cette valeur. Médiane : 50 % des salaires sont inférieurs, et 50 % supérieurs ; 3eme quartile : 75 % des salaires sont inférieurs à cette valeur. (Source : LHH)
Des attentes sur la GenAI dans diverses professions
Dans les disciplines de la programmation, le responsable du développement logiciel fait aussi partie des mieux rétribués, avec toutefois un peu moins, soit 78,8K€ (1er quartile), 91,5 K€ (médiane), et 105,2 K€ (3e quartile). De même, la maîtrise des usages liés à l’intelligence artificielle générative s’impose progressivement comme une compétence attendue dans de nombreuses fonctions IT. Au-delà de la seule expertise technique, les entreprises recherchent des candidats capables d’intégrer ces outils dans les processus métiers, d’optimiser les infrastructures existantes ou encore de renforcer les capacités d’analyse et d’automatisation. A l’inverse, les spécialités qui payent le moins sont celles de techniciens réseaux et support informatique. Dans ces professions, le salaire est de 44 K€ pour le 1er quartile, 48, 2 K€ pour la partie médiane, et 55,6 K€ pour le 3e quartile.

Les salaires IT 2026 à l’embauche : 1er quartile : 25 % des salaires sont inférieurs à cette valeur. Médiane : 50 % des salaires sont inférieurs, et 50 % supérieurs ; 3eme quartile : 75 % des salaires sont inférieurs à cette valeur. (Source : LHH)
Une politique sélective plus accrue
Le constat est le même pour les administrateurs réseau et système avec une rémunération qui plafonne à 45 K€ pour le 1er quartile et à 58 K€ (3e quartile) pour les premiers, légèrement supérieure pour les seconds. Philippe Perret, vice-président du département solutions recrutement et de LHH France et Luxembourg, souligne dans communiqué : « les entreprises poursuivent leurs investissements technologiques mais avec une logique plus sélective qu’auparavant. Les profils les plus recherchés sont ceux capables d’apporter immédiatement une expertise pointue notamment sur la cybersécurité, la data, les infrastructures et les usages liés à l’intelligence artificielle. Cette spécialisation continue d’alimenter des écarts de rémunération à l’embauche importants entre les fonctions.

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