Dans un contexte plutôt incertain, Gaël Menu, directeur général de SCC France, se félicite, dans un communiqué récemment diffusé, de la bonne tenue de son groupe et des perspectives à venir. Sur son dernier exercice, la société de services enregistre en effet une croissance de son CA de plus de 12 %, à 3,28 milliards d'euros, soit une augmentation de 350 millions d'euros par rapport à l'année précédente. Les activités de services, qui représentent environ 240 millions d'euros, se portent également bien avec une augmentation comprise entre 7 % et 8 %. L'entreprise vise désormais 3,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires dès l'exercice 2026-2027. Pour 2030, le groupe prévoit un CA de 4,5 milliards d'euros, dont 4 milliards pour la partie distribution et 500 millions pour les services.

Selon SCC, ces bons chiffres reposent sur sa conquête payante du secteur privé, notamment les grands comptes, et sur son maillage territorial. La présence d'équipes au plus près des utilisateurs reste un facteur différenciant dans un marché de plus en plus industrialisé. À cela s'ajoute une accélération des projets autour du digital workplace, des infrastructures portées par l'IA et des services managés (notamment la protection des données). Il faut dire que la société de services a investi 30 M€ dans l'IA et la cybersécurité, ces deux secteurs très porteurs aujourd'hui.

250 postes à pourvoir

Et pour continuer sur sa lancée, SCC France prévoit de recruter plus de 250 personnes sur l'année à venir, principalement dans les services, dont 60 experts en IA. « L'IA constitue bien plus qu'une révolution, elle redéfinit en profondeur les modèles d'entreprise. Chez SCC France, nous faisons le choix d'investir massivement pour accompagner cette transformation, tout en renforçant notre proximité avec nos clients et notre engagement en faveur de la souveraineté », a d'ailleurs déclaré Gaël Menu.

Sur le volet souveraineté, le groupe dit conclure des partenariats avec des acteurs français tels que Mistral AI, OVHcloud, Bleu et S3NS pour proposer des alternatives aux solutions extra-européennes. Enfin, pour faire face à la hausse des prix des composants, il s'engage à sécuriser les approvisionnements, à accroître ses capacités dans le reconditionnement (jusqu'à 200 000 machines par an) et à positionner ses solutions de financement pour absorber ces hausses de coûts.