- Exportation de puces, Washington change encore les règles. L'administration Trump envisage de refondre les règles américaines d'exportation des puces d'intelligence artificielle. Selon un document consulté par Reuters, tout envoi de puces IA à l'étranger pourrait désormais nécessiter une licence gouvernementale, y compris pour de petites installations de moins de 1 000 unités. Les pays souhaitant acquérir 200 000 processeurs ou plus devraient investir dans des centres de données IA américains ou fournir des garanties sécuritaires. Pour des commandes jusqu'à 100 000 puces, des assurances intergouvernementales seraient exigées. Ce cadre, qui s'inspire des accords conclus avec l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, rompt avec l'approche de l’administration Biden qui exemptait les alliés proches de la plupart des restrictions. Le département du Commerce américain a confirmé ces discussions, écartant toutefois tout retour à l'ancien modèle jugé « contraignant et désastreux ». Nvidia et AMD seraient notamment soumis à des obligations de surveillance des puces exportées.
- L'UE sommée de délaisser Excel pour ses consultations publiques. La Document Foundation, organisation à but non lucratif derrière LibreOffice, interpelle la Commission européenne sur une contradiction flagrante : la consultation publique sur les orientations de la loi sur la cyber-résilience (CRA) impose aux parties prenantes de répondre via un modèle disponible uniquement au format Microsoft Excel (.xlsx). Pour une institution qui promeut depuis des années les standards ouverts et la souveraineté numérique, ce choix crée un « biais structurel », selon la fondation . Elle rappelle que le format ODF (.ods), norme ISO utilisée par LibreOffice, aurait pu être proposé en parallèle . Dans une lettre ouverte, la fondation appelle d'autres acteurs du logiciel libre à rejoindre sa démarche afin d'exiger que les prochaines consultations soient accessibles via des formats ouverts ou un formulaire web.
- OpenAI veut concurrencer GitHub. OpenAI travaillerait au développement d'une plateforme d'hébergement de code susceptible de rivaliser directement avec GitHub, propriété de Microsoft, l'un de ses principaux partenaires stratégiques et financiers. Selon un rapport de The Information, le projet a été initié après que des ingénieurs d'OpenAI aient subi des interruptions de service sur GitHub. Le projet en est encore à un stade précoce, mais le fournisseur aurait déjà envisagé de proposer cette plateforme de dépôt de code à ses clients existants. L'ambition d'OpenAI dépasse le simple hébergement : il s'agirait de construire une plateforme nativement conçue autour de l'IA générative, et non pas simplement augmentée par elle. Selon Biswajeet Mahapatra, analyste principal chez Forrester, cela impliquerait un référentiel capable de comprendre en continu le code, ses intentions et ses risques. GitHub reste toutefois dominant avec plus de 180 millions de développeurs, et toute migration vers un nouveau service nécessiterait des garanties strictes en matière d'isolation des données, d'auditabilité et de conformité réglementaire.

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