Malgré des inquiétudes suscitées par la concurrence croissante des terminaux sous Android, Apple a publié des résultats trimestriels qui ont dépassé les attentes des analystes. Au cours de son deuxième trimestre fiscal, clôt le 31 mars 2012,  la firme a engrangé un chiffre d'affaires et des profits en forte augmentation. Les revenus, en hausse de 58,7% par rapport à l'an dernier, se sont établis à 39,2 milliards de dollars. Ils sont supérieurs à la moyenne des prévisions des 44 analystes interrogés par Thomson Reuters, estimées à 36,81 milliards de dollars. Le bénéfice net, à 11,6 milliards de dollars, a quasiment doublé par rapport aux 6 milliards de dollars réalisés en 2011.

Une fois encore, les ventes d'Iphone et d'iPad ont participé à ces bons résultats. 35,1 millions d'iPhone ont été commercialisés au cours du deuxième trimestre 2012, soit une croissance de 88% par rapport à 2011. Apple a également écoulé 11,8 millions d'iPad (+151%), 4 millions de Mac (+7%).  Les résultats ont été moins bons côté iPod avec 7,7 millions d'unités vendues, en baisse de 15%.

A la clôture des marchés mardi, avant que ces chiffres aient été publiés, les actions d'Apple avaient diminué de 11,42 $ pour clôturer à 560, 28 $, en baisse par rapport aux 644 dollars atteints par le constructeur le 10 avril dernier et qui constituaient son niveau le plus élevé. Les titres d'Apple ont également baissé sur les 10 des 11 derniers jours de bourse, alors que l'inquiétude grandissait sur la fait que l'entreprise, face à la concurrence grandissante des smartphones sous Android, pourrait accuser un affaissement des ventes d'iPhone. Mais une demi-heure après que les résultats trimestriels aient été publiés, les actions d'Apple ont bondi de 41,81 $ à 602,09 $ après la clôture du marché.

AT&T, qui a également publié ses résultats trimestriels hier, a déclaré avoir activé 4,3 millions d'iPhone sur son réseau au cours du trimestre clôt le 31 mars dernier, ce qui correspond approximativement aux chiffres annoncés par Verizon la semaine dernière. Cependant, cela constitue une baisse depuis le quatrième trimestre de l'année 2011, lorsque l'introduction de l'iPhone 4S avait permis 7,6 millions d'activations.


Une forte demande attendue sur l'iPhone 5

Les différentes batailles concernant les brevets pèsent, en outre, sur Apple qui est impliqué dans des poursuites contre Samsung et d'autres fabricants de terminaux mobiles basés sur l'OS de Google.  Mardi, un juge de l'US International Trade Commission a rendu une décision préliminaire, estimant que l'iPhone et l'iPad avait violé un brevet de Motorola Mobility sur la communication sans fil, qui devrait être prochainement acquis par Google. Un panel de l'ITC sera chargé d'examiner cette décision.

Cependant, les analystes qui se projettent sur le long terme ont toujours foi en Apple. Dans une note publiée ce week-end, Michael Walkley, analyste IT chez Canaccord Genuity, réitère sa recommandation à l'achat en relevant le prix indicatif à 740 $  contre 710 $. La firme n'est pas exempte de problèmes, et est également confrontée à la concurrence, a-t-il reconnu.

« Nos récents retours sur la distribution ont montré que les ventes d'iPhone avaient diminué de façon modeste sur certains marchés développés, et nous nous attendons à ce que cela se poursuive », a ajouté l'analyste. « Pendant ce temps, les concurrents Android devraient annoncer la sortie de smartphones au cours des trimestres qui démarreront en juin et en septembre, périodes au cours desquelles les consommateurs vont s'abstenir d'acheter des iPhone en prévision de l'arrivée de l'iPhone 5. » Michael Walkley estime toutefois que les pertes potentielles de parts de marché sur les smartphones sera temporaire et s'attend à une très forte demande sur  l'iPhone 5 au cours du trimestre qui va démarrer en décembre 2012.