Il y a quelques mois Virtual Browser dévoilé sa stratégie de distribution indirecte, aujourd’hui la société française spécialisée dans l’isolation de la navigation web annonce un tour de table de 6 M€. Les investisseurs sont au nombre de 4 : Go Capital, BNP Paribas Développement,  Auriga Cyber Ventures et  BPI France. « Le tour de table n’a pas été simple, cela a pris du temps, mais nous avons dépassé le montant initialement prévu », souligne Edouard de Rémur, directeur général de l’entreprise (et ancien co-fondateur d’Oodrive).

Pour rappel, Virtual Browser édite une solution zero trust côté serveur, basée sur la technologie remote browser isolation (RBI) pour sécuriser la navigation web depuis n'importe quel navigateur. L'expérience utilisateur reste inchangée selon le fournisseur par le biais de sa technologie « pixel streaming » qui renvoie la session de navigation sur l’écran de l'utilisateur côté client. L’outil ne nécessite pas d’agent, ni de plug-in. Par ailleurs, il est hébergé chez Outscale et peut être déployé en local dans le datacenter du client ou chez un autre fournisseur cloud.

Renforcement de la R&D et développement européen

Avec ce financement, Edouard de Rémur se fixe plusieurs objectifs. En premier lieu, il souhaite renforcer la R&D sur la solution. « Nous devons rendre notre solution plus légère pour un déploiement plus large », précise-t-il en évoquant les références clients (Thales, Dassault, le ministère des Affaires étrangères,…). Aujourd’hui, la société revendique 150 000 utilisateurs et entend bien élargir le profil de ses clients vers les ETI et les PME. Toujours sur le plan technique, la mobilité est un axe de développement avec le développement d’une application mobile pour iOS et Android. Une première version beta a été validée par Apple, nous indique le dirigeant. « L’objectif est de répondre aux attaques de smishing, utilisant le SMS comme vecteur de phishing », glisse le dirigeant. Déjà certifié CSPN (certification de sécurité de premier niveau) par l’Anssi, Virtual Browser regarde la pertinence de qualifications au niveau européen, « nous regardons l’équivalent du CSPN avec le BSI en Allemagne et d’autres certifications européennes » assure le responsable.

La levée de fonds va également servir à renforcer et à étendre la présence européenne de Virtual Browser. « Nous avons ouvert des bureaux en Allemagne, Suisse et Belgique avec déjà des références », précise Edouard de Rémur. Il ajoute « à terme d’autres pays sont envisagés comme l’Espagne, l’Italie, les pays nordique et le Moyen-Orient ». Sur la partie channel, il veut consolider l’approche indirecte avec une politique de marque blanche via des acteurs comme Hornet Security (racheté par Proofpoint) ou Wallix et le développement des liens avec les MSSP (managed security service provider). En parallèle, des discussions sont en cours avec des fournisseurs de cybersécurité pour intégrer Virtual Browser, « nous avons des pourparlers avec des spécialistes du firewall, du WAF », indique-t-il sans pour autant donner de nom. Après cette levée de fonds, Edouard de Rémur pense déjà à la prochaine estimée selon lui à 2028.