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(08/06/2009 17:13:52)
Yahoo accueille des applications tierces sur son réseau
Yahoo l'avait annoncé en septembre dernier, cela devient une réalité en juin. Les abonnés à ses services (portail, messagerie, blog ou autres) pourront désormais utiliser des applications tierces sans quitter l'environnement Yahoo. Par exemple, ils pourront effectuer un virement d'argent via Paypal sans quitter leur messagerie Yahoo Mail, gérer leur budget avec Mint.com ou leur blog avec WordPress tout en restant sur la page d'accueil personnalisée MyYahoo.com. Cette politique d'ouverture va même au-delà de l'ordinateur traditionnel puisque les Yahoo Widgets disponibles pour certaines télévisions vont également s'ouvrir, avec notamment la création d'un canal permettant d'accéder aux vidéos de Youtube (propriété de Google, le rival de Yahoo en termes de recherche sur Internet) sur son écran. Pour l'instant, une vingtaine d'applications est annoncée (contre 52 000 environ pour le réseau Facebook) et le service est encore en version bêta. Pour en bénéficier, il faut s'inscrire en ligne en fournissant son adresse Yahoo. La généralisation du système devrait se faire à l'automne. (...)
(05/06/2009 12:57:35)Goojet lève 6 M€ et lance sa deuxième version de widgets pour mobiles
Goojet, éditeur toulousain d'une application de personnalisation des interfaces mobiles, vient de lever 6 M€, fruits d'un deuxième tour de table auprès de ses investisseurs historiques, Elaia Partners, l'IRDI-ICSO et Partech International, rejoints par un nouveau, Orkos Capital, grand habitué des investissements dans des sociétés média et télécoms. En un an et demi, la startup a ainsi récolté 8,3 M€. Créé début 2007 par Marc Rougier, fondateur de Meiosys, un spécialiste de la virtualisation racheté en 2005 par IBM, et Ludovic Le Moan, fondateur d'Anyware Technologies (spécialiste des technologies mobiles et M2M revendu à Openwave), Goojet revendique 300 000 utilisateurs en France. La société (16 salariés) n'est pas encore rentable, mais espère le devenir à l'horizon de 2010. La levée de fonds lui servira à développer un modèle économique fondé sur trois piliers : l'intégration de services sponsorisés par des opérateurs mobiles (des accords sont en cours de discussion mais Goojet refuse de communiquer à ce sujet), des campagnes de publicité ciblée et l'ouverture d'un accès payant à certains services premium (pour le moment l'application est entièrement gratuite). Goojet compte également sur ce financement pour se développer à l'international, notamment en Grande-Bretagne, en Espagne et en Allemagne. L'application est téléchargeable sur plus de 500 terminaux mobiles différents (dont l'iPhone et le Blackberry) et elle est référencée par Android MarketPlace. Goojet propose à l'utilisateur de sélectionner une série de widgets - les 'goojets' - pour personnaliser son interface mobile plutôt que de se servir de celle proposée par les opérateurs. Les goojets sont à la fois des services Web (comme Twitter, FlickR, YouTube...), des mini applications et des services mobiles (conference call par exemple). La nouvelle version se divise en trois onglets : MyGoojet (qui regroupe les favoris de l'utilisateur), Messages et News, la partie sur laquelle la R&D de la société a le plus planché. Cet onglet regroupe les flux RSS, les activités des contacts, les recommandations de la communauté... Le profil est par ailleurs entièrement modifiable depuis le mobile, la version accessible par le Web a été simplifiée et un système de notification par SMS avertit l'utilisateur lorsqu'il a dépassé un certain nombre de messages non lus. (...)
(05/06/2009 12:34:20)Forrester IT Forum : « Les DSI doivent nager dans les mêmes eaux que la génération Y »
Comment les directions informatiques des grandes entreprises peuvent-elles économiser de l'argent et minimiser les risques ? C'est à cette question que se sont efforcés de répondre cette semaine les analystes de Forrester Research pendant trois jours, à Berlin, en abordant les grands thèmes du moment, comme les technologies de 'cloud', la stratégie 'lean', le Green IT... ou les réseaux sociaux et le Web 2.0. En ouverture de cet IT Forum européen, et même si cela commence à faire un peu tarte à la crème, le PDG de Forrester n'a pas manqué de rappeler que la crise actuelle constitue aussi l'opportunité de prendre des décisions radicales. Des décisions censées propulser les entreprises à des kilomètres devant leurs concurrents dès que la récession aura pris fin. Mais des décisions qui demandent de rajeunir considérablement les points de vue sur le métier des entreprises, sur les nouvelles générations de clients et les nouvelles générations de collaborateurs. Pour George Colony, CEO de Forrester Research, les DSI et autres décideurs IT doivent considérer et agir sur six points clés. 1) Quelle que soit l'activité de l'entreprise, tout va désormais passer par l'informatique ; autrement dit, il faut que les DSI ne considèrent plus seulement l'IT, mais les BT (« business technologies »), ou comment les nouvelles technologies s'articulent dans une vision orientée business. 2) Le temps où les clients étaient fidèles à une marque est révolu. Aujourd'hui, l'attachement à une marque ou un produit passe par les outils sociaux ; il faut donc que les BT prennent en compte les réseaux sociaux et autres outils de type Web 2.0. 3) « Les nouvelles générations de clients vous paraîtront étrangères », a aussi prévenu George Colony, en faisant référence aux habitudes de la génération Y (les 'digital natives', âgés de 18 à 27 ans), née avec le numérique. Son conseil : nager dans les mêmes eaux. 4) La bataille pour les talents va faire rage, et pour attirer les jeunes, justement issus de cette génération Y, il faudra que les systèmes d'information et les nouveaux projets soient attractifs. 5) La façon de vendre à cette nouvelle génération va changer ; là encore, c'est au département informatique de prendre les devants, et de proposer des solutions adaptées au département marketing. 6) Enfin, la façon dont les entreprises innovaient jusqu'à présent change également. Aujourd'hui, l'innovation provient de la collaboration avec les partenaires et les clients (plus tard pendant la conférence, un analyste a cité le cas de Starbucks, qui fait plancher ses clients sur leurs boissons préférées au travers d'un site Web communautaire. L'industrie automobile américaine a souffert de ne pas avoir compris cela, a expliqué George Colony. Permettre cette collaboration avec l'extérieur est un impératif pour les DSI, a conclu le fondateur de Forrester Research. (...)
(04/06/2009 16:09:56)Des sénateurs plaident pour reconnaître à l'adresse IP le statut de donnée personnelle
Le Sénat veut conférer un statut juridique à l'adresse IP, en lui reconnaissant la valeur de donnée personnelle. A tout le moins, c'est la position défendue par deux élus de la Chambre haute, Yves Détraigne et Anne-Marie Escoffier, signataires d'un rapport intitulé 'La vie privée à l'heure des mémoires numériques'. Tout au long des quelque 150 pages du document, les deux sénateurs exposent les atteintes aux libertés individuelles nées de la généralisation des technologies dans la vie quotidienne. « Depuis une dizaine d'années, la demande de sécurité de la société a relevé le seuil de tolérance vis-à-vis des systèmes de surveillance et de contrôle, ce qui s'est traduit par des arbitrages en défaveur du droit à la vie privée », indiquent les édiles. Selon eux, les citoyens se parent, malgré eux, d'une tendance « à l'acceptation d'une surveillance institutionnelle », d'autant plus prégnante que le progrès technologique s'accélère. La généralisation, par exemple, des GPS ou la multiplication des puces RFID rendent possible sans grande difficulté de localiser et de « raconter une portion de vie d'un individu ». De même, la banalisation de l'usage d'Internet et l'exposition, volontaire ou subie, de soi sur le Web, constituent une autre menace pour la vie privée en ce que les données exposées « acquièrent une universalité dans l'espace et le temps ». Il existe certes des garde-fous juridiques chargés de protéger la vie privée et les données personnelles, de la Cnil au G29 (groupement européen des gardiens des Cnil européennes) en passant par la directive européenne de 1995, transposée en droit français en 2004. Mais cet arsenal défensif n'est pas suffisant, aux yeux des deux sénateurs, pour « garantir le droit à la vie privée à l'heure des nouvelles mémoires numériques et renforcer ainsi la confiance des citoyens à l'égard de la société de l'information ». Pour contribuer à pallier ce manque, les élus formulent quinze propositions visant à rendre l'« homo numericus » maître de ses propres données, à renforcer les pouvoirs de la Cnil et à parfaire le cadre juridique actuel. L'IP est une donnée personnelle pour la CJCE Parmi ces recommandations, au-delà d'un nécessaire travail de sensibilisation des citoyens dès leur plus jeune âge, les sénateurs plaident pour une clarification du statut de l'adresse IP. Si la jurisprudence française semble constante en affirmant que l'adresse IP ne constitue pas une donnée personnelle - ce qui est également la position adoptée par Christine Albanel lors des débats sur la loi Hadopi - elle s'inscrit en contradiction avec les principes édictés par les institutions européennes. En 2007, le G29 a ainsi rendu un avis dans lequel il penche pour la reconnaissance du statut de donnée à caractère personnel de l'adresse IP. L'année suivante, la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) suivait cette position dans son arrêt Musicae, puis, à son tour, la Commission réaffirmait ce principe dans une directive. Malgré cela, la Cour de cassation persistait à asseoir la position française en rappelant, dans une décision rendue en janvier dernier, que l'adresse IP ne constitue pas une donnée personnelle dès lors que sa collecte n'est pas réalisée à l'aide d'un traitement automatique. Les auteurs du rapport sénatorial penchent, pour leur part, pour une harmonisation des visions française et européenne de cette question. « Vos rapporteurs ont [...] acquis la conviction que l'adresse IP constituait un moyen d'identifier un internaute, au même titre qu'une adresse postale ou un numéro de téléphone par exemple », expliquent-ils. Ce postulat les conduit alors à estimer que l'IP doit être vue comme une donnée à caractère personnel. De fait, il leur semble « indispensable que les garanties concernant la collecte de données personnelles s'appliquent également sans ambiguïté aux données de connexion des internautes ». Dès lors, ils jugent urgent que soit complétée la loi de 1978 portant création de la Cnil afin qu'elle prenne clairement en considération le statut de l'adresse IP. (...)
(26/05/2009 14:15:40)Microsoft et Studyrama ouvrent un espace de travail virtuel pour étudiants
Microsoft et le portail Studyrama, spécialisé dans l'orientation et la vie étudiante, lancent ce mardi 26 mai un service permettant de disposer d'un espace de travail virtuel, accessible gratuitement depuis n'importe quel PC connecté à Internet. Baptisée "VocatisLive", cette application est destinée aux lycéens, étudiants et jeunes diplômés. Disponible depuis le site Studyrama.com, VocatisLive permet à un étudiant d'accéder à ses fichiers et de les modifier comme s'il travaillait sur son ordinateur personnel. L'application permet également d'utiliser des outils collaboratifs pour favoriser le travail en équipe, comme le partage de documents et la préparation de présentation à distance. Au lancement, VocatisLive offrira une messagerie électronique de type Hotmail (25 Go de stockage) avec un anti-virus, un anti-spam, et un outil qui récupère et coordonne toutes les autres boîtes mails de l'utilisateur, un agenda à partager avec ses collègues ou ses professeurs, un espace de messagerie instantanée (à partir de septembre 2009) pour discuter en direct avec les organismes de formation, les écoles ou les universités, ainsi qu'une plateforme de gestion de projet. L'accès aux messages est également disponible depuis un téléphone mobile. Les deux partenaires précisent que le service "évoluera constamment afin d'offrir les applications les plus performantes et novatrices du marché". Disponible dans un premier temps sur Studyrama.com, VocatisLive sera par la suite décliné sur l'ensemble des sites du groupe Vocatis : JeuneDip.com, MaPiaule.com, EspaceGrandesEcoles.com, FormaGuide.com, etc. (...)
(18/05/2009 12:13:37)La loi Loppsi veut renforcer la lutte contre la pédopornographie... et le contrôle d'Internet
Il faut sauver le soldat Internet. La loi Création et Internet à peine adoptée par le Parlement, le gouvernement s'apprête à renforcer davantage son arsenal de contrôle du Web. L'exécutif prépare en effet la Loppsi, loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, conçue pour doper les instruments dont disposent les pouvoirs publics en matière de lutte contre la délinquance et la criminalité. Après la Dadvsi et l'Hadopi, cette autre loi en 'i' s'annonce redoutable pour l'avenir du Web. Sous une intention louable - lutter contre les contenus pédopornographiques - le projet vise à mettre en place un véritable filtrage par les FAI. Plus précisément, le texte - certes provisoire - prévoit « d'empêcher sans délai l'accès aux contenus dont les adresses électroniques sont désignées par arrêté du ministère de l'Intérieur ». L'idée n'est pas nouvelle. Déjà, en février 2008, Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, évoquait l'adoption nécessaire de nouvelles mesures de lutte contre la cyber-criminalité, parmi lesquelles la création d'un délit d'usurpation d'identité, la géolocalisation des internautes, ou le blocage des sites ne respectant pas la législation. En novembre 2008, le Forum des droits sur Internet remettait le couvert dans sa recommandation 'Les enfants du Net III', en préconisant le blocage des contenus pédopornographiques par les FAI, après que ceux-ci auront reçu une liste noire concoctée par l'OCLTIC (Office central de lutte contre la cybercriminalité liée aux technologies de l'information et de la communication). Le brouillon étant là, il ne reste plus au gouvernement qu'à en fignoler les détails pour que cette volonté de filtrage s'inscrive concrètement dans le paysage législatif. Pour Jean-Michel Planche, il s'agit d'un « enterrement en première classe de la notion de neutralité d'Internet » Une perspective qui inquiète Jean-Michel Planche, le PDG de Witbe qui siège à la CCRSCE (Commission consultative des réseaux et services de communications électroniques). C'est en tant que membre de cet organisme qu'il a été consulté par le ministère de l'Intérieur, le 27 avril, sur le projet Loppsi... et qu'il n'a pas manqué de dire tout le mal qu'il pense des mesures prévues par la loi, et qu'il nous détaille dans une interview avec LeMondeInformatique.fr. Selon lui, cette nouvelle « usine à gaz » qu'est la Loppsi se montrera non seulement incapable d'atteindre le but que le législateur entend lui conférer, mais contribuera surtout à « l'enterrement en première classe de la notion de neutralité d'Internet ». En instaurant un filtrage des contenus au niveau des FAI, « on aura placé une technique d'écoute systématique et de reroutage, à l'insu de notre plein gré, contrôlable par un tiers extérieur au coeur de tous nos échanges numériques ». Pour lui, le gouvernement français nous prépare « un Internet chinois ». (...)
(07/05/2009 12:30:35)Twitter n'est toujours pas à vendre, selon son PDG
Biz Stone, co-fondateur et PDG de Twitter, a dû de nouveau faire taire hier les rumeurs : non, le site de micro-blogging n'est toujours pas à vendre. Après Facebook puis Google, c'est le nom d'Apple qui circulait ces derniers jours au sujet d'un éventuel rachat, pour un montant de 700 M$ (contre 500 M$ proposés par Facebook). « La société a [seulement] deux ans, nous avons encore tellement de choses à faire, à modifier », a insisté Biz Stone sur le plateau de la chaine de télévision ABC. Le Californien cherche notamment à trouver un moyen de monétiser son audience et de rentabiliser son activité. Une énigme que Facebook, LinkedIn et les autres réseaux sociaux ne sont pas encore parvenus à résoudre en six ans d'existence. Il faut dire que Twitter est un service gratuit d'envoi de messages courts (140 caractères maximum) à un réseau d'amis. Phénomène culturel, celui-ci emporte de plus en plus de succès auprès du public et même de personnalités politiques comme la secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet ou l'équipe du président américain Barack Obama. Selon Nielsen Online, un cabinet de mesure du trafic Internet, Twitter a enregistré plus de sept millions de visiteurs uniques en février dernier, contre seulement 475 000 un an plus tôt. Pas étonnant donc que des grands d'Internet se penchent sur son avenir ou lancent des services similaires, à l'instar de Microsoft et son service Vine, présenté le 29 avril dernier. (...)
(06/05/2009 13:07:15)LinkedIn souffle sa 6e bougie avec 40 millions de membres
LinkedIn fête aujourd'hui ses six ans avec 40 millions de membres dans le monde, contre 22 millions il y a un an (+82%). En Europe, le réseau social professionnel compte 10 millions d'inscrits dont 800 000 dans l'Hexagone, soit 200 000 de plus qu'en novembre 2008, date à laquelle le site a lancé sa version francophone. LinkedIn a encore du mal à trouver un modèle économique viable. Ce dernier repose sur cinq piliers : les abonnements premiums, la publicité, les espaces entreprises (dont Viadeo, son principal concurrent dans l'Hexagone s'est inspiré en décembre 2008), la publication de sondages et d'offres d'emploi. La société n'est est rentable que depuis deux ans et demi. Elle a dégagé un chiffre d'affaires de 100 M$ en 2008, mais refuse désormais de communiquer sur ses revenus. En un an, le nombre de groupes de discussion créés sur LinkedIn est passé de 50 000 à 300 000. Onze applications ont été développées pour le réseau social, comme Slide Share par la société éponyme, Blog Link qui permet de relier le réseau social à son propre blog, développé par SixApart, ou My Travel par Tripit (pour organiser ses voyages d'affaire) ainsi qu'une application pour l'iPhone. Pour comparaison, Facebook compte 200 millions de membres et 52 000 applications, plus publiques que professionnelles il est vrai, mais LinkedIn et ses onze API font pâle figure face à ce concurrent. (...)
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