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Poste de travail
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(15/10/2010 16:13:26)
AMD reconnaît son intérêt pour le marché des tablettes tactiles
Selon Dirk Meyer, PDG d'AMD, les tablettes tactiles ont changé la donne dans l'industrie de l'ordinateur portable, et « la société dispose de la technologie nécessaire pour les tablettes tactiles, et peut notamment offrir des puces rapides avec de fortes capacités graphiques. »
« La stratégie que mène AMD dans le secteur des tablettes est importante sur le long terme, mais pour l'instant, l'entreprise va continuer à observer le marché, » a encore déclaré son PDG. « AMD intensifiera sa participation et investira des ressources conséquentes en recherche et développement si le marché s'y prête. » Comme d'autres fabricants, l'intérêt d'AMD pour les ardoises électroniques est lié à l'explosion du marché, mais selon Dirk Meyer, « le secteur des tablettes est encore en évolution, et de nouveaux modèles, avec des facteurs de forme différents, vont voir le jour.» Le PDG d'Intel, Paul Otellini, a ainsi déclaré mardi que les ventes de tablettes ont empiété sur les ventes de PC de quelques millions d'unités par trimestre. De leur côté, IDC et Gartner ont fait savoir mercredi que les ardoises ont eu un impact sérieux sur les ventes de netbooks, dont la proportion, ramenée à la livraison globale d'ordinateurs portables, avait diminué au cours du troisième trimestre. On devrait en savoir plus sur la stratégie d'AMD en ce qui concerne les tablettes le 9 novembre, date à laquelle l'entreprise présentera au siège de Sunnyvale, Californie, ses résultats financiers.
2 à 3 watts maximum pour une puce pour tablette
« Idéalement, pour un rendement optimal, les tablettes tactiles devraient fonctionner avec des puces qui consomment entre 2 et 3 watts de puissance, soit la moitié environ de la consommation d'un netbook sans ventilateur, » a expliqué Dirk Meyer. « Les constructeurs pourraient prendre les composants d'AMD utilisés pour les netbooks et les intégrer dans les tablettes, » a t-il ajouté. La firme de Sunnyvale prévoit d'entrer officiellement sur le marché des netbooks avec sa puce basse énergie Ontario, qu'elle doit commercialiser au cours du quatrième trimestre de cette année. Celle-ci combine un processeur et un circuit graphique (GPU) sur une seule puce. AMD indique que le CPU d'Ontario, nom de code Bobcat, travaillera avec moins d'un watt de puissance, mais n'a pas encore donné de valeur pour la GPU intégrée, dont on sait en général, qu'elle est plus gourmande en énergie que la CPU. Des netbooks et des ordinateurs portables équipés de cette puce basse énergie pourraient apparaître sur le marché en début d'année prochaine. « Pour l'instant, AMD s'emploie à conforter sa position sur le marché des netbooks, qui va continuer à croître en termes de livraisons, malgré l'assaut des tablettes, » a déclaré Dirk Meyer.
Aujourd'hui, sur le créneau des netbooks, ce sont les puces Atom d'Intel qui dominent largement le marché. Selon une étude réalisée et publiée au mois d'août par IDC, au second trimestre 2010, Intel détenait 80,7% de part de marché dans le domaine des microprocesseurs pour PC, contre 19 pour cent pour AMD. Pour Dirk Meyer, « AMD a la capacité de s'étendre sur le marché du PC. » Il prévoit d'ailleurs de consacrer « la majorité du budget recherche et développement de l'entreprise à cet objectif. »
Illustration : Dirk Meyer, PDG d'AMD, crédit photo IDG NS
Les ventes des tablettes en plein essor
Dans une estimation publiée vendredi, le cabinet d'études indique qu'il devrait s'en vendre cette année 19,5 millions dans le monde, dont 61% aux Etats-Unis. Pour 2011, il prévoit une croissance de 181% à près de 55 millions d'unités. En 2014, Gartner estime que 208 millions de tablettes seront écoulées.
Relancé par la sortie de l'iPad en début d'année, le marché des ardoises tactiles comptent désormais de nombreuses références. Outre Apple, de nombreux fabricants (Archos, Dell, Samsung, Asus, Toshiba, etc.) ont lancé, ou s'apprêtent à le faire, des tablettes fonctionnant sous Android ou Windows 7.
Gartner : une croissance contrariée pour les ventes mondiales de PC
Au total, 88,3 millions d'ordinateurs se sont vendus de juillet à septembre dans le monde, soit une hausse de 7,6% sur un an, alors que Gartner tablait sur une croissance à deux chiffres pour cette période (+12,7%). « Historiquement, le troisième trimestre est une période de forte consommation, poussée par la rentrée des classes », commente Mikako Kitagawa, analyste chez Gartner. « La demande des consommateurs en PC portables, soutenue par les netbooks et les mini-PC à bas prix, a ralenti après deux années de forte croissance ».
Cet essoufflement des ventes de netbooks est, selon Mikako Kitagawa, lié à l'effervescence médiatique autour des tablettes comme l'iPad, qui a conduit les consommateurs à retarder leur achat de PC, notamment aux Etats-Unis. « Les tablettes multimédias ne remplacent pas les ordinateurs traditionnels, mais elles ont des effets multiples sur les achats de PC », indique-t-elle.
HP résiste et Acer confirme
Sur le troisième trimestre 2010, le fabricant américain Hewlett-Packard a accusé une baisse de ses ventes de 0,5% sur un an, mais conserve son titre de premier vendeur d'ordinateurs au monde, avec une part de marché de 17,5% (15,43 millions de machines livrées sur la période). La marque taïwanaise Acer faiblit aussi (-1,7%), mais reste deuxième (13,1% de parts de marché) devant Dell (12,2%), Lenovo (10,4%), Asus (5,4%) et Toshiba (5,3%).
Aux Etats-Unis, HP domine également les ventes avec un ordinateur vendu sur quatre au cours du 3ème trimestre (25,3%). Sur son marché, le leader mondial devance son compatriote Dell, en repli de 5,8%, Acer (-21%), Apple (+13,7%) et Toshiba (+14,2%).
Sur le marché EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), les ventes de PC sont en hausse de 7,3% à 27,28 millions d'unités. Acer est leader des ventes avec 22,5% de parts de marché, mais affiche un léger recul (-0,2%). Suivent HP (19,1% de parts), Dell (9%), Asus (8,7%) et Lenovo (5,9%).
Oracle s'engage à soutenir OpenOffice.org
Dans un communiqué, le spécialiste précise que les programmeurs et les testeurs « continueront à développer, améliorer et soutenir OpenOffice.org comme produit Open Source, en s'appuyant sur les 7,5 millions de lignes de code auxquelles ils ont déjà contribué au profit de la communauté OpenOffice. » Oracle ajoute être ouvert à toutes les contributions communautaires pour améliorer le code.
Cette annonce fait suite à la décision prise le mois dernier par certains contributeurs d'OpenOffice.org de créer une version concurrente de la suite bureautique sous le nom de LibreOffice. Le groupe a également créé une organisation du nom de Fondation Document. Cette fondation a publié son « manifeste pour la prochaine décennie » énonçant différents principes philosophiques, parmi lesquels le rejet des « outils de productivité bureautique proposés par des vendeurs en situation de monopole » et l'engagement de mener un « processus de développement ouvert et transparent dans lequel l'excellence technique est une priorité. » LibreOffice bénéficie déjà du soutien d'un certain nombre de grands vendeurs, comme Google, Red Hat et Novell. La semaine dernière, le groupe a annoncé que sa bêta de LibreOffice avait été téléchargée plus de 80 000 fois et qu'il avait déjà reçu des contributions de code. Le groupe affirme qu'il n'a pas l'intention de créer un produit commercial basé sur LibreOffice, bien que rien ne s'oppose à ce que des vendeurs puissent le proposer. Le produit OpenOffice vendu par Oracle est construit sur le code base de OpenOffice.org, lui-même livré en bundle avec des outils et des extensions supplémentaires, dont le connecteur SharePoint de Microsoft.
La Document Foundation a invité Oracle à rejoindre l'organisation et à lui faire don de la marque OpenOffice.org. Oracle a refusé de commenter.
MED-V 2.0 en version bêta de Microsoft s'intéresse aux anciennes applications
La bêta est pour la version 2.0 de Microsoft Enterprise Desktop Virtualization (MED-V), qui améliore la version existante 1.0 en simplifiant la gestion de mot de passe, le partage de périphériques USB, et l'intégration des applications historiques compenant les dossiers et imprimantes. La version 2.0 crée aussi plus d'options pour l'exécution de vieilles applications web qui nécessitent Internet Explorer 6. « MED-V est une passerelle pour aider les entreprises à adopter une stratégie de migration, trop coûteuse aujourd'hui, pour les applications complexes qui peuvent ne pas être compatibles avec Windows 7 » souligne Karri Alexion-Tiernan, responsable de la gestion de produit chez Microsoft.
Cette solution a été testée avec la technologie de virtualisation du poste de travail, App-V, autorisant les applications virtualisées à « déployer et à gérer des espaces de travail de la version bêta 2.0 de MED-V » indique Microsoft. Ce dernier a également fait un effort particulier sur l'intégration de ce service avec System Center Configuration Manager. « Les espaces de travail de MED-V 2.0 sont déployées et gérées à l'aide du système distribution électronique de logiciels (ESD), compris au sein du System Center Configuration Manager (SCCM) 2007 R2 ou supérieur » précise Microsoft.
Une évolution encore onéreuse ?
La solution en version bêta est vendue dans le cadre de MDOP, le Microsoft Desktop Optimization Pack. Pour acquérir MDOP, les clients doivent d'abord souscrire à Software Assurance, qui coûte généralement peu près autant que d'une licence complète de Windows, doublant le coût de Windows 7. En plus de cela, les clients de Software Assurance doit payer un autre 10 $ par poste par année pour obtenir MDOP. Toutefois, la Software Assurance est livrée avec des prestations telles que la mise à jour des différents programmes et MDOP comprend également App-V ainsi que plusieurs autres outils logiciels .
Pour démontrer les capacités de MED-V, Microsoft a publié une étude de cas de clients Harbor Wholesale Grocery, un distributeur dans l'État de Washington, qui a utilisé le logiciel « pour lancer une application critique de paie sur Windows 7qui nécessite Windows XP. »
MED-V n'est pas la seule option pour les clients qui cherchent à résoudre des problèmes de compatibilité créé par la mise à niveau Windows 7. Cet OS comprend lui-même « XP Mode », permettant de lancer une instance virtuelle de XP. Des outils de virtualisation de Citrix et VMware ont été conçus pour accompagner cette migration.
Ubuntu 10.10 dispo pour les netbooks, les PC de bureau et les serveurs
Canonical poursuit ses efforts pour diffuser sa distribution Linux Ubuntu sur les micro-ordinateurs. Avec cette version 10.10 disponible en téléchargement en 3 éditions Netbook, Desktop et Server, Canonical se pose en concurrent direct de Microsoft Windows. Selon l'éditeur 12 millions de postes de travail utilisent sa distribution Linux. Bien souvent avec Windows, il est vrai puisqu'il est très facile d'installer Ubuntu sur un PC sans faire de partition physique. « Nous sommes les leaders du marché de bureau sous Linux», a ainsi déclaré Steve George, vice-président du développement commercial de Canonical.
La version destinée aux netbooks dispose d'une interface graphique appelée «Unity» adaptée aux petits écrans. Le bureau Unity dispose de boutons pour lancer les d'applications et la recherche de fichiers dans les dossiers. «En fait [la version 10.10] est optimisée pour rendre l'utilisation d'Ubuntu beaucoup plus facile » précise Steve Georges. Cette mouture 10.10 supporte également les capacités multi-touch mais uniquement pour la gestion des fenêtres. Une extension à d'autres applications est en cours de développement selon le communiqué la firme.
L'édition Desktop met quant à elle l'accent sur l'installation du logiciel. Les principaux apports de la version pour poste de travail concernent la mise en place de la distribution et des logiciels intégrés en standard « «comme les navigateurs, la suite bureautique OpenOffice et Skype » précise Steve George. Canonical a aussi développé des services cloud spécifiques pour sa distribution avec Ubuntu One, une espace en ligne qui apporte une meilleure interopérabilité avec les plates-formes Google Android, Apple iPhone et Microsoft Windows. La mise en oeuvre d'Ubuntu One permet de partager et de synchroniser des fichiers, des contacts et des signets dans un espace en ligne offrant 2 Go de stockage.
Enfin, avec Ubuntu Server Edition 10,10, Canonical déclare qu'il sera plus facile de configurer et d'exécuter son système d'exploitation pour développer et déployer des clouds publics.
«Nous avons ajouté des fonctionnalités pour augmenter notre avance en matière de cloud public et combler l'écart entre les technologies hybrides et les ressources informatiques locales. La couche infrastructure reste la brique de base pour démarrer un cloud et Ubuntu 10.10 possède tout les atouts pour permettre à l'Open Source d'être au coeur des projets », souligne Neil Levine, vice-président en charge des services entreprise chez Canonical.
Cette version 10.10 intègre certaines améliorations au niveau du noyau, plus d'options de configuration au moment du démarrage, et la possibilité d'exécuter une machine virtuelle Amazon en mode déconnecté avec KVM. Cette capacité permet aux utilisateurs de tester et de développer en local avant de pousser leur VM dans un cloud. L'outil de configuration Cloudlnit a été étendu pour permettre aux utilisateurs de choisir des options par défaut sur un nuage pour désigner un hôte et générer des clés privées SSH.
Les administrateurs disposent également d'une interface revue pour faciliter le déploiement de l'OS. La société lance également son programme serveur Ubuntu Cloud 10, qui permet aux utilisateurs d'essayer gratuitement pendant une heure Ubuntu Server 10.10 sur la plate-forme Elastic Compute Cloud d'Amazon.
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