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(05/10/2010 15:00:31)
La BPOS de Microsoft s'ouvre aux Office Web Apps
Sans ces applications, BPOS reste à la traîne derrière ses autres concurrents, notamment les Google Apps qui offrent par défaut des applications de productivité bureautique avec la suite collaborative et d'échange cloud. « Nous allons certainement davantage parler des Office Web Apps comme élément de la suite BPOS et des futures fonctionnalités que cela apporte », a déclaré Betsy Webb, directeur général de la division Microsoft Online Services.
Les Office Web Apps donnent accès à des versions hébergées de Word, Excel, Powerpoint et OneNote, relativement similaire à la suite connue sur PC. Considérés comme des « compagnons en ligne » par la firme de Redmond, ces services sont conçus pour permettre aux utilisateurs « d'accéder, d'afficher et de modifier » des documents via un navigateur web. À l'heure actuelle, Office Web Apps est disponible gratuitement pour les particuliers dans le cadre des services en ligne Windows Live. Elles sont aussi livrées avec la suite gratuite de communication et de collaboration Live@edu réservée à l'éducation. Les Office Web Apps, recensant environ 20 millions d'utilisateurs, sont également accessibles aux entreprises qui disposent des versions desktop d'Office ou de SharePoint 2010.
Toujours selon Betsy Webb, l'absence des Office Web Apps au sein de BPOS n'a pas eu de conséquence quant à l'adoption de la suite par les entreprises, qui inclut Exchange Online, Office SharePoint Online et Microsoft Office Live Meeting. « Le nombre de postes BPOS a plus que triplé depuis le début de l'année 2010, » a-t-elle affirmé, sans dire précisément combien de licences avaient été vendues au total. « Il y a 40 millions de postes Microsoft Online Services payés, et le BPOS en fait partie, » souligne-t-elle. La firme de Redmond a mis en avant ses gros clients convaincus par le BPOS, dont Volvo (18 000 utilisateurs), Du Pont (58 000 utilisateurs), l'Australie Spotless Group, Sunoco et Godiva.
Les analystes sous le charme
« Microsoft a créé une bonne dynamique pour favoriser l'adoption de son BPOS, mais il est loin d'être le seul, » a reconnu Michael Osterman, analyste chez Osterman Research. « De toute évidence Microsoft réussit très bien avec BPOS. L'entreprise a gagné une impressionnante clientèle et semble poursuivre dans son élan sur le secteur professionnel - gouvernement compris - et dans l'éducation, » a t-il ajouté. «Cela dit, Google gagne aussi du terrain avec ses Apps, LotusLive se porte bien, et Cisco devrait assez bien s'en tirer avec WebEx Mail quand il sera disponible», a t-il déclaré. « L'utilisation d'applications en mode Software-as-a-Service (SaaS) pour les échanges et la collaboration en environnement de travail est une friche en plein développement, et on peut s'attendre à une croissance exponentielle de ces services dans les prochaines années, même si la plupart des déploiements continuent à se faire sur site, » a-t-il expliqué. Pour Rebecca Wettemann, analyste chez Nucleus Research, « l'avantage de Microsoft, repose sur la popularité de ses interfaces et de ses outils logiciels, déjà présents dans de nombreuses entreprises, sans compter les passerelles existantes entre son Cloud et les logiciels sur site, » a-t-elle estimé. « Je pense que les entreprises qui cherchent à passer à un environnement collaboratif plus efficace considèreront l'offre mixte de Microsoft comme un vecteur de croissance, en raison aussi de son expérience dans les services collaboratifs en milieu professionnel, » a-t-elle ajouté.
Matthew Cain, analyste chez Gartner, fait remarquer que « le marketing de Microsoft a été particulièrement agressif pour vanter son BPOS, le faisant notamment adopter au moment du renouvellement de nombreux contrats d'entreprise». Il ajoute que « l'éditeur a profité de la forte demande en services cloud pour imposer son BPOS, ». « L'inconvénient, c'est que le BPOS est toujours basé sur la famille de produits 2007, » précise-t-il, ajoutant que Gartner s'attend à une mise à jour du BPOS vers les versions 2010 au début de 2011.
Microsoft a également rendu public le nom de nouveaux clients pour Live@edu, dont plusieurs écoles du California State University, l'Université du Montana, la Northern Kentucky University, le Collège of DuPage, la Washington University de St. Louis et l'Université d'Aston au Royaume-Uni. Au total, plus de 10 000 institutions scolaires et plus de 11 millions d'utilisateurs finaux ont accès à Live@edu, qui inclut Office Web Apps, Windows Live SkyDrive et Outlook Live.
Revevol, un intégrateur ambitieux sur les Google Apps
« Nous assurons en fait trois missions, nous explique le directeur général de Revevol, Laurent Gasser : déployer Google Apps chez nos clients en tant qu'intégrateur, les conseiller sur de nouveaux usages collaboratifs, développer pour eux des applications légères sur la base des Google Apps ».
Pour assurer cette ambition, Revevol recrute d'autres intégrateurs, que ce soit à l'international ou en France en région. A l'international, l'idée est de trouver un intégrateur par pays. Il portera le nom de Revevol, mais l'actionnaire local sera majoritaire et paiera une redevance. Des partenaires sont en piste en Allemagne, en Australie, en Espagne, aux Pays-Bas. Un autre devrait suivre cette semaine aux Etats-Unis. « D'ici un an, nous aurons couvert tous les grands pays » lance Laurent Gasser.
En France, Revevol recrute des partenaires intégrateurs pour séduire les entreprises de moins de 250 postes. Ils seront formés et certifiés Revevol et lui reverseront une partie de leur CA. D'ici au mois d'avril prochain, une dizaine de partenaires supplémentaires seront recrutés. Revevol les forme et installe ensuite un contrôle qualité et un retour client, « la qualité de service est indispensable dans le Saas » note Laurent Gasser. Ils sont encadrés par un responsable partenaires nouvellement recruté.
Développement offshore en Tunisie
Revevol peut également assurer du développement d'applications. Une fois Google Apps implanté, le client peut souhaiter de la comptabilité, du CRM. Revevol ne va pas déployer lui-même mais passer par une société implantée en France et en Tunisie, Bilog, avec laquelle a été signé un contrat la semaine passée. Bilog déploie pour l'intégrateur et ses clients des applications métier sur la base de fonctionnalités Google Apps. L'intégrateur proposera aussi à ses clients des applications en mode SaaS de partenaires comme Salesforce pour le CRM, nelis en GRC, pingidentify pour la gestion des identités.
Revevol veut aller vite, avec un dirigeant décomplexé. La société réalisera en 2010 10 millions d'euros de chiffre d'affaires, elle vise 250 ME en 2017, l'année de ses dix ans, et serait alors mûre pour un rachat ou une entrée en bourse. En attendent, plus prosaïquement, elle cherche à se faire connaître et organise début décembre un évènement sur le cloud public à Paris.
(*) Revevol a été créé par Louis Nauges, figure historique de l'informatique française et Laurent Gasser qui a été d'abord auditeur (dirigeant de Mazars en Europe de l'Est et d'un autre cabinet en Chine), créateur d'entreprise en Australie, revenu en France en 2006.
Livres électroniques, les distributeurs protègent le prix unique
Dans un communiqué, le SDLC indique « qu'il est nécessaire au livre numérique de bénéficier d'un environnement réglementaire qui favorise la diversité de l'offre et la concurrence par la qualité ». De même, le syndicat souligne qu'il faut « s'attaquer à la concurrence inégale dont les professionnels de la librairie souffrent de la part d'opérateurs non établis sur leur territoire ». Le SDLC préconise enfin un taux de TVA réduit (5,5%) « pour attirer le consommateur vers les offres en ligne ».
L'urgence d'une législation pour l'exploitation du livre numérique est aussi soulignée par le Syndicat national de l'édition (SNE) qui lance une lettre ouverte « en réponse à certaines initiatives d'agents » déjà signée par 31 éditeurs, notamment Antoine Gallimard, président du Syndicat national de l'édition (SNE), Teresa Cremisi (Flammarion), Jean Delas (L'Ecole des loisirs), Francis Esménard (Albin Michel), Alain Kouck, (Editis), Irène Lindon (Minuit), Sylvie Marcé (Belin), Vincent Montagne (Média Participations), Arnaud Nourry (Hachette Livre) et Françoise Nyssen (Actes Sud).
Le SNE répond ainsi, entre autres, à l'agent américain Andrew Wylie qui souhaitait exploiter les versions numériques des livres de ses auteurs. « Les droits électroniques sont des droits principaux au même titre que les droits de l'édition papier dont l'exploitation revient naturellement à l'éditeur, l'édition numérique empruntant notamment la « valeur ajoutée » du travail éditorial réalisé pour le livre papier », écrivent les signataires. Et d'ajouter : « L'acquisition des droits sur une oeuvre de l'esprit ne saurait exclure l'exploitation numérique, sous peine de voir se développer un marché numérique autonome, régulé par des acteurs extérieurs (agrégateurs de contenus, agents, etc.) susceptibles de mettre en péril l'équilibre de la profession ».
Ces prises de position apparaissent à quelques jours de l'ouverture, à partir du 6 octobre, de la Foire de Francfort (Allemagne), premier marché mondial de l'édition.
Brother analyse les comportements des TPE et PME en matière d'impression
Réalisée auprès d'un panel de 500 TPE (0 à 9 salariés) et de PME (6% des sociétés interrogées), l'enquête s'intéresse également aux canaux de distribution dans lesquels ces entreprises effectuent leurs achats de solutions d'impression, les budgets qu'elles y consacrent, leurs critères de choix, ou encore la physionomie de leurs parcs actuels. Sur ce dernier point, il apparaît que les TPE et les PME à être équipées principalement d'imprimantes simples sont désormais minoritaires. En effet, 64% des TPE et 57% des PME déclarent que leur parc est majoritairement constitué de multifonctions. Le taux d'adoption de la couleur met en revanche TPE et PME sur un quasi pied d'égalité. Elles sont en effet respectivement 63 et 65% à se dire équipées de solutions couleur, même si 80% de ces sociétés impriment le plus souvent en noir et blanc. L'adoption de la technologie laser par les deux populations d'entreprises est en revanche plus contrastée. Quand 63% des PME déclarent être principalement équipées de solutions laser, seules 38% des TPE font la même réponse. « La différence de prix entre ce type de produits et les modèles jet d'encre explique le faible taux d'équipement des TPE en produits laser, explique Dominique Zouzou, le directeur commercial, marketing et communication de Brother France. Mais, il faut aussi tenir compte du fait que le coût à la page est, en moyenne, moins élevé avec la technologie laser, ce qui attire les entités qui impriment beaucoup. »
Les TPE consacrent 150 € par an à leurs besoins en impression
Or, le budget d'une entreprise de 0 à 9 salariés pour l'impression de ses documents est pour le moins restreint. La majeur partie d'entre elles indiquent en effet que leur dépenses à l'année dans ce domaine ne dépasse pas 150 € (machines et consommables). Dans ces conditions, on comprends mieux que le prix facial d'un produit jet d'encre soit plus adapté à leurs bourses. En parallèle, la faiblesse du nombre de leurs impressions mensuelles (Moins de 100 pour 52% des TPE interrogées) les rends certainement moins sensibles à l'argument d'un coût à la page moins élevé avec un matériel laser. De leur côté, les PME sont nettement plus consommatrices avec une production de plus de 1000 pages par mois pour 38% d'entre elles. A l'inverse des petites entreprises, elles ont donc toutes les raisons de s'orienter vers des matériel laser et consacrent logiquement à l'impression un budget plus élevé que leurs homologues compris entre 150 et 499 € par an.
Si le prix s'avère être le premier critère de choix de 72% des TPE et PME pour l'achat d'un matériel d'impression, il n'est pas le seul à influer sur leur décision. En effet, la qualité d'impression arrive en deuxième position, la vitesse d'impression en troisième, la facilité d'utilisation en quatrième et la capacité à imprimer en couleur à la cinquième place. Chose étonnante, les principaux critères de choix au moment de l'achat ne sont pas toujours ceux qui ont fait prendre à une entreprise la décision de renouveler son matériel. Ainsi, alors que la qualité de l'impression est le second critère de choix pour plus de 60% des TPE et des PME, le fait qu'un matériel n'apportait pas une qualité d'impression convenable n'arrive qu'en cinquième position des raisons ayant amené une entreprise à remplacer son matériel (6% des réponses). De même, 30% des entreprises interrogées cherchent à acquérir un matériel ayant une fonction fax, alors que le besoin d'être équipé d'un produit possédant une fonction de télécopieurs n'a amené que 5% d'entre elles à vouloir renouveler leur matériel.
La grande distribution capte les TPE autant que les revendeurs spécialisés
Quels que soit les motivations des entreprises, leurs investissements en matériels d'impression sont réalisés dans une logique de remplacement de leur outil précédent dans 70% des cas. Dans la moitié des cas, ce changement de machines intervient après trois à cinq ans d'utilisation du modèle précédent. Seules 21% des entreprises interrogées procèdent à ce remplacement entre un et deux ans. Lorsque achat il y a, l'opération profite en premier lieu aux magasins spécialisés à qui 33% des TPE et des PME s'adressent. Viennent ensuite les revendeurs et et prestataires spécialisés à égalité avec la grande distribution (26%). Étonnement, malgré la montée du e-commerce, le canal Internet ne génère que 10% ,des achats de matériel d'impression des TPE et PME. Elles considèrent que le web est avant tout un outil d'information avant de réaliser un achat proprement dit (54% des structures interrogées) dans un magasin.
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